OBSERVATION XXXIII
Osio. — Golobome congénital des deux paupières supérieures. El Siglo medico, mai 1883. Analysé dans Hirschberg-Centralhlalt fur praktische Augenheilkunde, bd VII, p. 370.
On amena à la clinique du D' Osio un enfant âgé de quatre mois, présentant un colobome congénital des deux paupières supérieures. Dans l'œil droit, il y avait un sjmblépharon et un abcès de la cornée. Dans l'œil gauche, il y avait une atrophie du globe oculaire, survenue à la suite d'une inflammation qui s'était déclarée quelques jours après la naissance. Osio sectionna le sjmplépharon et fit, dans la paupière supérieure, une suture as'ec trois points séparés, dont les deux inférieurs se détachèrent, tandis que le supérieur seul resta en place, ce qui favorisa d'une façon extrordinaire la protection de la cornée et la conservation de l'œil. A cause du symblépharon, Osio considère le colobome plutôt comme une inflammation pendant la période d'évolution des paupières que comme un arrêt de développement.
OBSERVATION XXXIV Pflugkr. — C'orrespondanz-Blalt, 1883, p. 39.
Pfluger présente à la Société médicn-pharmaceutique de Berne, une petite fille âgée de quatorze jours, atteinte d'un colobome congénital de la paupière supérieure droite avec un derraoïde scléro-cornéen du même œil.
Du côte du nez, il existe une portion rudimentaire de la paupière supérieure avec le point lacrymal. Du côté temporal, sur une étendue de 14°"°, l'œil est complètement dépourvu de téguments. A la place de la paupière se trouve
intercalé un lambeau dermique qui s'étend jusqu'au bord de la cornée. Plus en dehors encore, il y a de nouveau un lambeau de paupière avec cils, tarse et conjonctive, mais il est déplacé verticalement. Sur le bord ciliaire, on trouve quelques cils très fins semblables à ceux de l'œil sain. Au-dessus du bord du colobome, de bas en haut, il existe un sillon limité en haut par une ligne presque horizontale.
Sur ce point, la peau est plus solidement adhérente à l'œil, ce qui est surtout apparent lorsque l'enfant pleure, car alors le sillon présente une profondeur de plusieurs millimètres. I.es cheveux descendent sur la moitié du front sous un angle aigu jusqu'au rebord de l'orbite. Les plus inférieurs, qui sont foncés,descendent jusqu'à la cornée.Le tout donne l'impression que la peau du front et celle du cuir chevelu a été tiraillée en bas par une traction pathologique. Les os du crâne présentent aussi quelques anomalies. Les deux fontanelles sont très petites ; les deux os frontaux ne sont pas reliés par une suture sagittale réguHère, mais les bords de cette suture divergent en avant suivant une ligne irrégnlière. La Ugne de démarcation de l'os frontal droit est tranchante et très sensible au toucher. L'espace triangulaire qui existe entre ses deux rebords est remplacé dans la profondeur par une masse osseuse appartenant probablement à la table interne de l'os. Le nez est fendu comme chez certaines races de chiens et formés de deux conduits juxtaposés, mais ne communiquant pas entre eux. Le nez droit est atrophié en comparaison du gauche. On ne voit aucune autre fente ou traces de fentes dans le reste de la face.