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Les produits les plus importants que reçoit notre colonie sont donc: les sacs de jute, qui figurent dans les statistiques pour plus de 11 millions, ils proviennent en majeure partie des Indes anglaises; les noix d’aree sont de provenances diverses ; les cachous arrivent du Siam et de l’Inde; les pétroles des Indes néerlandaises ; la bimbeloterie de la Chine et du Japon et les cigares des Philippines.
Nous donnerons maintenant la liste des produits que Singapoore a exporté en Indochine pendant cette
même année, nous choisirons parmi eux les plus im-
portanis :
Poissons salés 2 5.987.387 francs Re nn M EC Pr 027 or De ERA IteS sn 20 ne EU 443.320 — Péumesisecs Le RS ns 137.749 — Natoddé Chine. ire Pr, h&154 — LLC CT ENRRSRRRERER E 184.611 — Gommerlaque.) … 4 me, 11.090 —
Les deux plus gros chiffres de ces exportations sont fournis par les poissons salés et le riz. Les en-
vois de riz à Singapoore sont beaucoup moins consi-
dérables que ceux à destination de Hong-Kong. La raison en est fort simple : c’est que par ce dernier entrepôt notre colonie approvisionne la Chine, tandis que par Singapoore le marché est bien plus restreint.
Les nattes, les animaux vivants (spécialement les pores), les légumes secs et la gomme laque constituent le reste des exportations à destination de Singapoore. Le coton non égrené et le coton en laine, qui figuraient en 1906 dans les statistiques pour une valeur de 1.984.000 francs, ne donnent lieu actuellement qu’à un trafic insignifiant : cela provient du développement de nos filatures au Tonkin.
En résumé, le commerce extérieur de l’Indochine, qui se partageait avant 1903 en deux parts à peu près égales entre la France et l'étranger a changé cette proportion au détriment des relations commerciales avec la France. Néanmoins, la métropole tient encore une très large part dans le commerce de l’Indochine mais cela nous montre que ce qui est essentiel pour notre colonie c’est de développer son commerce avec les pays d'Extrême-Orient. Il convient donc non pas de contrarier cette tendance naturelle par des tarifs aveuglément protecteurs, qui imposeraient les produits français sur les marchés ; mais au contraire, de favoriser le commerce de notre colonie avec les pays qui l'entourent. Un des meilleurs moyens pour cela serait de créer des lignes de cabotage régulier. Grâce à ces lignes les importateurs
et les exportateurs seraient en rapports plus faciles
avecleurs clients et les marchandises verraient diminuer leur prix de revient parsuite du moindre coût des transports et de la disparition des frais de transbordement dans les ports de transit.
Il ne s’agit certes pas de disputer à Hong-Kong et à Singapoore la suprématie dans les mers d’Extrême- Orient; mais de donner par ces lignes de cabotage plus d'importance aux port de PAnnam, du Tonkin et de la Cochinchine, de faciliter, en un mot, les rapports commerciaux de l’Indochine avec les pays
au milieu desquels elle est située. ,