‹ Du concile general et de la paix religieuseChapitre 74 sur 90 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

est rigoureusement suffisant pour la conservation de la foi et de la religion. Mais ï'est-il également pour la correction des abus et pour les améliorations scientifiques , morales , législatives, réclamées par les besoins des temps, et nécessaires aux développements et aux progrès de la société religieuse? Les assemblées délibérantes et consultatives ont toujours été regardées, dans l'Église, comme le moyen le plus efficace de combattre le mal et d'opérer le bien. Sans ces assemblées, tout languit et tout souffre.

L'isolement des premiers pasteurs est aussi un des résultats les plus désastreux de la cessation des conciles. Cet isolement n'est favorable ni à l'autorité ni à la liberté. Le bien demande le concours de toutes les forces régulières. Aussi faut -il saluer, dans la convocation d'un concile général, objet de si longues espérances, l'aurore de temps meilleurs.

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