‹ Du Contrat d'Engagement DramatiqueChapitre 9 sur 10 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous voulons, ayant terminé le tableau de la situation que font aux arlistes les lois et les mœurs, expliquer en quelques mots la méthode que nous avons suivie.

Nous avons principalement recherché les questions de droit que soulève l'exécution du contrat d'engagement dramalique. Nous l'avons annoncé au début, notre intention était moins de résoudre pratiquement les difficultés auxquelles se heurtent les acteurs dans l'exercice de leur art, que de noter les « curiosilés juridiques », si nous pouvons ainsi parler, que renferme, plus que tout autre contrat professionnel, la convention d'engagement dramatique.

Ces faits intéressants, nous n’y avons pas cherché un enchainement aboutissant à des conclusions arrêtées et voulues d'avance. Il est aisé d'imaginer un paradôxe dont on fait le centre et la fin d’un plan, et auquel obéissent les inductions qui semblent y conduire. Dans notre matière les paradoxes sont nombreux : ils résultent de la nature même des choses, et de l’opposition singulière qui existe entre le caractère artistique du travail des acteurs, et les principes qu’on est obligé de leur appliquer : ils s’aperçoivent d'eux-mêmes ; il n’était pas besoin de les grossir artificiellement pour en élayer notre sujet.

Aussi avons-nous étudié simplement le contrat d’engagement dramatique dans sa formation, ses clauses et ses effets. Les curiosités qui se trouvaient sur notre chemin étaient recueillies el classées à chaque étape. Nous n'avons fait de

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