PREFACE. XXVII
jours de traiter en nom avec la république (i), avait cependant des parts d'intérêt dans lesi'ernies. Créancier des habitants de Sicyone, par suite d'une liquidation, il éprouva, pour le recouvrement de ce qui lui était dû, plus d'un obstacle et plus d'un désagrément (3)
A cliaque associé était attribué dans l'affaire un intérêt proportionné à sa mise ou à son industrie (3).
Quelquefois l'administration se divisait entre les associés (4), et chacun avait son département.
Mais le plus souvent la société se donnait un ou plusieurs maîtres, magistri (b). La compagnie de Bithvnie dont je parlais tout à l'heure, avait pour magister P. Rupilius Menas, l'un des intimes amis de Cicéron. Celle de Sicile, qui prêta à Verres le secours de son crédit, paraît en avoir eu trois, Vet-
(1) Cornélius Nepos, c. 6.
(2) Cicer., Ad Atiic, lib. 1, epist. 19, 20.
lib. 2, epist. 1, (3j Aufldius, cité parValère Maxime, en avait une petite (lib. 6,c. 9, m 7). Rabirius Postliunius, l'un des plus riches publicains du temps de Cicéron, en avait de très grandes {C\cer., jno Rnhirio Posthumo, c. 2). Mcujnas partes habuit publicorwn. M. du Rozoir traduit : « Il prit à « ferme d'importantes branches du revenu public. » Ce n'est pas le sens. Cicéron veut dire que Rabirius eut de grosses parts d'associé dans les fermes.
(4) Paul,l. 9, § 4, D. depuflic, dit : « Socii vectigalium, si separatim « partes administrent. « Janus a Costa sur les Inst. de socieiaie, § 5; Cujas, Obserw, lib. X, c. 5.
(5) On n'était pas mayister par cela seul qu'on était adjudicataire : Cicéron fait la distinction en parlant du père de Plancius : « Maximarum societatum auctor (adjudicataire), plurimanun MAGiSTEB.(Pro Plancio, c. 13). M Gueroult (éd. Panck-, t. 15, p. 195) traduit auctor par fondateur. On ne retrouve pas là son exactitude ordinaire. Audor a ici un sens différent.