XXVIII PRÉFACE
tins , Servilius et Antistius (i). Les magistri de toutes ces sociétés pour lesdixmes, les pâturages et les douanes, les salines, les mines, avaient leur siège à Rome (2). C'est là qu'ils imprimaient la direction aux affaires sociales. On conjecture qu'ils étaient quelquefois renouvelés tous les ans (3). Chefs de l'association , représentants du corps moral juridique (4), ils avaient le droit si grave de le lier par les contrats et les actes qu'ils passaient avec les tiers (5); ils présidaient à toute l'administration intérieure et extérieure, et à la correspondance avecles employés des provinces (6) ; ils étaient dépositaires des livres, registres, comptes (7). Ils convoquaient les associés, pour délibérer sur les affaires importantes, et prendre les mesures exigées par les circonstances (8). Cicéron compare c:es assemblées à une sorte de sénat (9) . Enfin les magistri se donnaient dans les provinces des sous-
(1) Cicer., III in Verrem, 71.
(2) Cicer., II in Verrem, 74.
III Id. 71.
(.3) Burmann, c 9, p. 134, d'après un passage des Verrînes, II, 75.
(4) Caius, 1. 1, D. quod cujusc. univ., dit que ces sociétés étaient un corps.
(5) « Magistri societatum pactum et prodesse et obesse constat. » L. 14, D. De paciix.
(6) Cicer.. Ulin Verrem, 7i.
(7) Cicer., III in Verrem. 71.
(8) Cicer., II in Verrem, 71.
(9) Id. — Sigonius a résumé les attributions du magister et a caractérisé les assemblées des associés de la manière suivante : « Ex his « autem socius unus fuit, qui magister societatis dictus est, qui, Romae, « soeietati ità preerat ut et socios, quasi senahim, cogendi; et, ad eos, de « societatis negotiis referendi potestatem haberet, curamque omnem « gereret tabularum etrationum, quae undique ab iis, qui publicanorum « soeietati opéras dabant, Roraam mitterentur. » ( De antiquo jure civ- Rom.,lib. 2, c. 4.)