D. Pro socio
(3) Ulpien, 1. l,§fin.
etl. 4, § 1. D. De exercit. ad.
(4) Pro Quiniio.
(5) Paul., 1.71. D. Pro socio.
(fi) Cicer., Pro Huscio comccdo.
(7) Paul., 1. 71, § 1, D. Pro socio.
PRÉFACÉ- Wii
D'abord, la banque s'exploitait presque toujours par des sociétés (i). Ce négoce, alors comme aujourd'hui^ procurait des gains considérables. Non-seulement les banquiers {argentarii) faisaient le change (li), mais ils prêtaient à intérêt; ils recevaient des dépôts d'argent ; ils intervenaient (3) dans les paieT^ients entre débiteurs et créanciers, pour vérifier le poids et la qualité des' espèces ; ils étaient chargés de /aire les comptes embarrassés, d'opérer des paiements par commission (4), etc. Tous ces actes d'un minr^tère tellement employé dans les habitudes des Romains,, que l'on nepouvait, en quelque sorte, s'en passer dans tous les contrats qui entraînaient numération d'espèces (5), exigeaient fréquemment le secours de la société. Les jurisconsultes parlent des socii argeiitaru\ des argentarice societates (G). Ces sociétés de banquiers étaient soumises à la solidarité (y), comme nos sociétés en nom collectif. Elles avaient de grands capitaux à leur disposition et un crédit imposant.
D'autres sociétés dirigeaient leurs spéculations
(1) Ulp., 1. 52, § 5. D. Vro socio.
Paul., 1. 27. D. De paciis.
(2)' Pétrone, Satyric, 56.
(3) Cicer., Pro Flacco, n° 19 (éd. Panck., t. 12, p. 254).
(4) Cujas, Observai.^ lib. X, col. 14. — Saumaise De usiiris, c. 17. Heiueccius De vitiis negotiationis collybisticœ vel camhialis , t. 2 , p. 441.
(5) « Et propterea, nec, sine argentario, ullus contractus habebatur, « in quomodo pecunia intercederet. » (Cujas, sur la loi S D,, dcposiii, lib. 9, quœst. Papin.)
(6) Ulpius et Paul (lois précitées).
(7) Mathaeus De auctio7iibus, lib. 2, c. 8, n° 5.