III, m, fin
4. Si le prince est trop indépendant et détourne pour son intérêt personnel une partie de la puissance que le souverain lui avait confiée, l'égalité des rapports établis au chap.i se trouve
S (^ rompue et il vient - ^ -. La puissance que le souverain
confie au prince ne profite plus tout entière à l'Etat,
LÎVRE TROISIÈME 245
il faut remédier à ce défaut de proportion en divisant le gouvernement ; car alors toutes ses parties n'ont pas moins d'autorité sur les sujets, et leur division les rend toutes ensemble moins fortes contre le souverain.
On prévient encore le même inconvénient en établissant des magistrats intermédiaires, qui, laissant le gouvernement en son entier, servent seulement à balancer les deux puissances et à maintenir leurs droits respectifs ('). Alors le gouvernement n'est pas mixte, il est tempéré.
On peut remédier par des moyens semblables à l'inconvénient opposé, et, quand le gouvernement est trop lâche, ériger des tribunaux pour le concentrer (*). Cela se pratique dans toutes les démocraties. Dans le premier cas, on divise le gouvernement pour l'affaiblir, et, dans le second, pour le renforcer ; car le maximum de force et de faiblesse se trouve également dans les gouvernements simples, au lieu que les formes mixtes donnent une force moyenne.