Hist. de la se. polit,^ t. II, p
2. Cependant Bernardin de Saint-Pierre, dans ses Études de la nature (1784), a touché en passant aux questions politiques.
3. Voir plus haut, ch. 11, § 5 et 6. L'idée de la liberté du commerce et de l'industrie, comme moyens d'augmenter la richesse publique et privée, aurait eu peu d'attraits pour Rousseau, dont on se rappelle le Projet de constitution pour la. Corse: «11 faut que tout le monde vive et que personne ne s'enrichisse » (p. 91)... € Je veux que la propriété de l'État soit aussi grande, aussi forte et celle des citoyens aussi faible, aussi petite qu'il est possible... » (p. 100) {Œuvres et corr. inéd. publ. par
>^. Streckeisen-Moultou).
4. C'est surtout une première esquisse du Centrai social et les questions économiques y sont étudiées presque uniquement du point de vue de l'État, très sommairement et supcrâcicllcjn^nt d'ailleurs.
fluence de Rousseau dans les œuvres de trois auteurs, inégalement obscurs, mais tous les trois secondaires, Raynal, Mercier et Restif de la Bretonne (*). On pourrait être tenté d'y ajouter iMably (*) et Gondorcet (') ; mais, en étudiant de près ces deux hommes, on trouverait, je crois, que s'ils doivent quelque chose à Rousseau, comme tout leur siècle, ce n'est pas le Contrât social qui a inspiré et nourri leur pensée politique. En France donc, si l'influence générale de l'œuvre de Rousseau a été profonde, du moins son Contrat social ne me paraît avoir suscité aucune école ni même aucun ouvrage politique de réelle importance.
C'est en Allemagne que l'influence de la politique de Rousseau est surtout manifeste et précise. Gomme l'a dit M. Albert Sorel : « l'éducation des Allemands les préparait à le comprendre, leurs sentiments le poussaient à Padmirer... Rousseau ne trouva nulle part un sol aussi fécond... »(*), et «...en Allemagne, où les institutions étaient fédérales.. ., la doctrine du Contrat con-