‹ Du Cours Forcé De La Monnaie FiduciaireChapitre 13 sur 39 · Questions monétaires, p · texte numérisé non relu

Questions monétaires, p

M. Bristow,ministre des Finances. Celui-ci fit notamment remarquer que l'excès des émissions de papier est loin d’être favorable aux agriculteurs. C’est ainsi que, pour les céréales, on constate que de 1870-1854, époque du cours forcé, les prix n’augmentèrent pas et restèrent les mêmes que de 1850-1860. « Par contre, dit M. de Fontpertuis, dans un article commentant le rapport de M. Bristow, les fermiers ont dû payer plus cher leur café, leur thé, leur sucre ainsi que plusieurs autres articles dont ils font une consommation journalière, la différence entre l'or et la monnaie fiduciaire étant supportée par le consommateur qui s’acquitte avec le premier (1) » M. Bristow note également la contradiction dans la conduite des inflationnists. Ceux-ci furent, en effet, les adversaires les plus acharnés du papier, lors de l’établissement du cours forcé. « Les partisans de l'inflation ne jouent-ils point en vérité un rôle étrange lorsqu'ils réclament en pleine sécurité publique l’application d’un système qu'ils répudiaient alors qu’une guerre affreuse rendait l'émission du papier-monnaie aussi nécessaire qu'inévitable ! »

Pour résumer cette étude, nous dirons donc que le pepier ne procure aucun avantage à la nation qui adopte, tant dans les relations intérieures qu’extérieures. C'est ce que s’est efforcé de faire ressortir en

Page 1