‹ Du Cours Forcé De La Monnaie FiduciaireChapitre 7 sur 39 · Revue des Deux-Mondes, 1876, t. XVIII, p · texte numérisé non relu

Revue des Deux-Mondes, 1876, t. XVIII, p

Lee 34 — sera revendue 115 francs ; d’où un bénéfice de 13 fr. pour 100 francs. Inversement, le spéculateur peut acheter du papier dans un moment de forte dépréciation et le revendre aussitôt que les cours remontent. Que résulte-t-il de ces procédés ? C’est qu’une bonne partie du numéraire est accaparée par ces banquiers peu scrupuleux.L’or et l'argent accumulés dans leurs coffres sont improductifs et toute la nation en souffre.

Nous arrivons à des conséquences identiques par le second mode de spéculation sur la hausse des prix. Cette hausse engage certains capitalistes malhonnêtes à en tirer profit par l'achat en gros de marchandises, au début de la dépréciation, pour les revendre dans la suite. Cet accaparement est d'autant plus odieux que les spéculateurs ne se font pas faute de favoriser l’augmentation des prix par tous les moyens possibles.

Ces idées nous permettent d'expliquer l’aceroissement des affaires qui se manifeste généralement au début du cours forcé. On voit surgir de tous côtés des associations financières etse multiplier les établissements decrédit. Cetteactivité est purementillusoire, car ces banques ne sont attirées que par l’agio existant sur le papier. « Elles réunissent, dit M. Bonnet, tous les capitaux disponibles et comme elles ont besoin deles faire valoir tout de suite,elles fomentent toutes espèces d’entreprises, souvent des plus chimériques ; il se produit alors une activité qui fait croire

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