‹ Du cours forcé de la monnaie fiduciaire [microform]Chapitre 13 sur 31 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Après avoir fait la théorie du cours forcé, noüs devons maintenant en étudier les applications qui se

sont faites au cours de l’histoire La plupart des Etats ont eu à prendre cette mesure et nous pouvons dire, avec M. Leroy-Beaulieu, qu’elle fit le tour de la terre. Décrire le cours forcé dans les différents pays risquerait d’être une étude superficielle. Une seule nation fera l’objet de notre étude : la France. Ce choix nous est commandé par de bonnes raisons, car l’histoire de notre pays doit servir mieux que toute autre d’enseignement salutaire aux gouvernements. La France nous offre en effet les expériences de cours for cé à la fois les plus désastreuses et les plus heureuses qu’ait eu à enregistrer l’histoire économique.

D’une part, en 1789, ce sont les assignats qui désorganisent les finances et multiplient les désastres,

accrus encore par la banqueroute de l'Etat. D’autre part, en 1848 et 1870, nous voyons le cours forcé passer presque inaperçu et contribuer même à sau^'er

le pays. Nous assistons à ce fait sans précédent : la prime du billet sur l’or. Cette opposition entre trois périodes de notre histoire nous permettra de faire ressortir en même temps les avantages et les inconvénients du papier-monnaie.

Avant d’étudier les assignats, nous dirons quelques mots sur le système de Law considéré uniquement au point de vue du cours forcé, car c’est à ce moment que le papier-monnaie fit son apparition en France.

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