‹ Du cours forcé de la monnaie fiduciaire [microform]Chapitre 24 sur 31 · Caron, Tableaux de dépréciation · texte numérisé non relu

Caron, Tableaux de dépréciation

Pour terminer, jetons un coup d’ceil sur la situation économique pendant la période des assig'nats. Comj)ier les fortunes ])erdues, les désastres de toutes sortes qui éclatèrent serait impossible. Toutes les classes de la société s’en ressentirent. Les commerçants qui avaient conservé les assij^nats reçus en paiement de leurs marchandises, se virent ruinés par suite de la perte de plus en plus sensible du papier. Les personnes les plus malheureuses furent sans contredit, les rentiers et les foii(;tionnaires qui, touchant leurs revenus et traitements en papier déprécié, étaient obligés, malgré tout, de payer leurs dépenses au taux du jour.

Le gouvernement rendit la situation encore plus intolérable par sa banqueroute partielle en septembre 179; « Plus de 200.000 familles, dit M. Bresson, se trouvèrent ruinées en un seul jour 5 un nombre considérable de rentiers, de {)ensionnaires perdirent tout à coup le fruit des travaux et des épargnes d’une vie utile et laborieuse, et virent les jours de leur honorable vi*iillesse en proie à toutes les horreurs de la misère (i). »

La loi du maximum et les réquisitions plongèrent la t rance dans un état de misère indescriptible. L’armée se trouvait dans un dénuement complet

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