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viennent la combler, comme on peut en voir plusieurs exemples au musée Du. puytren.
Velpcau a rapporté un exemple de cet espace accidentel, comme il l'appelld dont les dimensions étaient dix lignes de long (23 millimètres) sur huit ligori de large (18 millimètres) (Velpeau, Traité complet de l'art des accouchement» Paris, 1845, 2e édition, tome I, 326). Elle a été aussi observée et décrite paj V. Gerdy (Thèse de doctorat. Paris, 1857) et Malgaigne (Analomie chiruryicàk 2e éd., t. [, p. 628), d'où le nom inexact do fontanelle de Malgaigne sous leqtn elle est parfois désignée. Le Courtois l'a observée six fois sur 175 crânes, ce qi donne une proportion d'environ 3 pour 100. M. Hamy donne une proportion u peu moindre, 2 pour 100. Les dimensions maximum observées par Le Cmirto ont été : diamètre antéro-postéricur 20 millimètres; diamètre transversal 7 mi limèlres. On a vu qu'elles étaient plus grandes dans l'exemple observé p Vclpcnu.
Y a-t-il lieu de distinguer, avec M. Hamy (et a sa suite M. Le Courtois), ul fontanelle médio-frontale? Je ne le crois pas. 11 me semble, d'après les descril tions de ces auteurs, qu'ils ont simplement imposé ce nom à de grandes font nelles naso-fronlales qui, vu leurs dimensions exceptionnelles, se prolongeai assez haut vers l'espace intersourcilier, mais dont, en définitive, les connexiok n'étaient pas différentes. Pour qu'une fontanelle pût mériter ce nouveau nomi il faudrait qu'elle siégeât uniquement dans la suture métopique, et n'eût aucii rapport soit avec les os nasaux, soit avec le bregma. Or un pareil espace reji encore à décrire. M. le professeur Parrot, qui possède une si riche collection ■ crânes d'enfants 3t en observe un si grand nombre, m'a affirmé n'avoir janiji rien vu de semblable.
La fontanelle cérébelleuse a été indiquée pour la première fois par Hamy àm sa Description d'un fœtus microcéphale avec déformation intra-crânienne (Bill de la Société d' Anthropologie, 2e série 1867, tome II, p. 511). Dans le cas<M l'a observée elle occupait la partie moyenne de la base de l'écaillé occipitale,™ médiatement au-dessus du trou occipital. Si l'on se reporte à la description m j'ai faite du développement de cet os, on verra que c'est en ce point qu'existeM point d'ossification complémentaire, l'osselet de Kcrckring ; il comble l'esplj relativement assez large qu'interceptent en ce point les petits os qui concS rent à former la moitié de l'écaillé occipitale. Que ce granule osseux fifljj défaut ou se développe incomplètement, et il en résultera une lacune, àfl base de la suture médio-cérébelleuse du fœtus. L'observation de M. Hamy m jusqu'à présent unique. On pourrait, cependant, voir un autre cas de foiM nelle cérébelleuse dans le fait suivant, rapporté par Le Courtois (loc. cit., p. \Wk bien que cet auteur n'ait pas donné cette importance à l'orifice accidentel detS Il s'agit d'un nouveau-né microcéphale sur lequel il observa « entre la protiB rance occipitale externe et le grand trou occipital et séparé de celui-ci uneheH cérébelleuse; elle était située exactement sur la ligne médiane et est résidtmk l'absence d'un petit centre d'ossification, l'osselet de Kerckring. Aucune t|w d'altération soit des membranes, soit de l'os. » — L'encéphalocèle me paraît M évidemment s'être faite dans ce cas à travers une fontanelle cérébelleuse ail maie, et j'incline à penser que c'est un véritable lieu d'élection: j'en ai, I« ma part, observé un exemple remarquable. Il ne faut pas croire en cil* t <I'JJ mécanisme de la hernie soit de l'encéphale, soit des méninges, à travers tanclle ou une suture restée ouverte, mérite la proscription complète
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i frappé depuis les travaux de Spring (Me'm. Acad. de Belg., t. III, 1854). Le urtois s'est justement élevé contre cet exclusivisme. Il cite à l'appui de son ré diverses observations; l'une, due à M. Revcrdin, est relative à une encéaloeèle occupant la ligne médiane à la région fronto-nasalc et qui me paraît te par la fontanelle glabellaire. Une autre observation plus probante encore a ir auteur M. Cliantreuil, qui a présenté à la Société anatomique un cas d'hydrooéphalocèle occupant la fontanelle antérieure ou la partie antérieure de la ure sagittale. Ces faits suffisent seuls à établir que la hernie du cerveau et ses enveloppes peut se faire par un point faible; il n'en est pas moins vrai lâ la prédisposition locale, si l'on peut ainsi-dire, n'entre probablement pas as son mécanisme comme cause déterminante; ce qui le prouve bien, c'est que us la majorité des cas la hernie se fait à travers un orifice dû à la résorption Ua substance osseuse. En somme, elle se fait exactement dans le point où se . la poussée, et ce qu'il faut bien savoir, vu la gravité des erreurs de diagnostic, :fet que celle-ci peut se faire partout, e ne veux pas quitter ce sujet de l'encéphalocèle sans mentionner ici le rôle
• MM. Hamy et Giraldès ont fait jouer à cette lésion dans la production des . foralions pariétales que M. Broca attribue à un double arrêt d'ossification, ir ces;iuteurs au contraire ces orifices seraient produits par une simple méningoéphaloeèle (Bull, delà Soc. d'Anthrop., IIe série, t. X, p. 198, mars 1875). La lélrie même de ces orifices ne serait pas d'après M. Hamy un obstacle à cette Tprétation ; il rappelle à ce propos qu'il a recueilli une observation de mé- 20cèle bilatérale des fosses nasales presque symétrique. Retzius en avait mis longtemps publié une autre, etils'en trouve encore plusieurs dans divers îeils. Malgré ces observations, je me rattache complètement à l'opinion de iroca. Certes, il n'est pas impossible qu'une hernie de l'encéphale se fasse par
t trous pariétaux demeurés largement béants, comme il peut s'en produire par i les points forts ou faibles de l'enceinte crânienne. Peut-être même doit-on l'indice de cas semblables sur des crânes qui présentent au niveau de ces aces un biseau taillé de dehors en dedans comme si la pression d'une tumeur ^e sur eux les avaient amincis. Je tiens de M. Hamy que le Muséum -pos- ■ un spécimen remarquable d'une pareille lésion. Quoi qu'il en soit, je n'acce l'encéphalocèle que comme une coïncidence et non comme une cause des
• brations symétriques des pariétaux.
vaut d'aller plus loin, jetons un coup d'œil rapide sur le crâne du fœtus à e considéré dans son ensemble, bien des égards, on peut dire qu'il se rapproche de celui des animaux ou au moins qu'il ne s'en éloigne pas autant que celui de l'adulte. A l'appui de 3 proposition, je citerai: l'existence de la suture médio-frontale ; les disions singulières du rocher ; la petitesse des condyles occipitaux ; l'absence des ■jhysesmastoïde et styloïde ; l'exiguïté des sinus frontaux sphénoïdaux et des ules mastoïdiennes ; la brièveté et l'obliquité des apophyses ptérigoïdes, etc. A •aractères viennent s'enjoindre d'autres analogues pour les os delà face, tels l'absence de sinus maxillaires et la grande ouverture de l'angle de la mare inférieure.
î me borne à signaler ce fait, qui est loin d'être isolé en anatomie. Mais ce t pas ici le lieu d'en discuter la valeur.
: v;usénumérer rapidementlcs principaux caractères du crâne à la naissance.
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Et tout d'abord la forme présente-t-elle quelque particularité digne d'être nolée? Suivant Gratiolel (Anat. comp. du Système nerveux, tome II, p. 301. Paris, 1857), et après lui suivant Schaafhausen et Welcker (Archiv f. Anthropologie. Braunschweig, 18GG, p. 151), le crâne présenterait à ce moment une prédominance singulière du diamètre occipito-frontal sur le bi-pariétal, caractère connu des anthropologistes sous le nom dedolichocéphalie. Les recherches de Le Courtois infirment complètement cette opinion (loc. cit., p. 125).
On remarque ordinairement sur les côtés, immédiatement au-dessus des oreilles une protubérance qui répond à la portion squameuse du temporal. Sa signifiestion d'après Gratiolet ne serait pas douteuse. Au-dessus d'elle, en effet, est une dépression oblique qui s'étend de la grande aile du sphénoïde au centre d'ossification du pariétal; or cette dépression répond à la fosse de Sylvius. Ainsi saillie temporale exprime la prédominance des parties qui sont situées au-desso delà scissure de Sylvius (lobe pariétal) sur celles qui sont situées au-dessus (lob frontal et pariétal). Cette prédominance qui s'effacera bientôt est un reste d formes fœtales.
Les bords de différents os sont seulement contigus, car les sutures ont peine commencé à se former. Les seuls points où l'engrènement ait débu se voient entre les deux moitiés du frontal. Au niveau de la fosse temporal l'écaillé ne recouvre pas encore le pariétal : les bords de ces deux os sont si] plement en contact. Les bosses frontales et pariétales sont très-accusées. La fa inférieure du crâne est presque plate. La cavité glénoïde présente une surfa à peu près plane, et cette particularité, jointe à l'absence des apophyses stylo'' et vaginale, semble devoir rendre très-facile la luxation en arrière de la mâchoi Les apophyses plérygoïdes sont courtes et inclinées en dehors et en avant, distingue à peine les condyles occipitaux ; leur surface articulaire est presq plate, très-petite, et ne fait aucune saillie. Par suite du peu de développement la face, ces condyleâ sont placés en avant du cenlre de gravité : de là une certa" difficulté chez l'enfant pour tenir sa tête en équilibre. Les saillies et les crê sont partout rudimentaires. Les orbites sont relativement très-grandes, leurs bo inférieurs sont plus proéminents qu'ils ne le seront plus tard ; c'est le contrair pour leurs bords supérieurs. La voûte orbitaire est relativement plate et lepla cher concave; les sinus ne sont pas encore apparus.
M. le docteur Budin a communiqué à la Société d'Anthropologie (décemb 1876) le résultat de nouvelles recherches sur la forme du crâne au moine de la naissance et pendant la première semaine qui suit l'accouchement, tous temps les aepoucheurs ont remarqué que bien souvent pendant les acco chements normaux, mais un peu longs, alors qu'il n'existait cependant auc rétrécissement du bassin, l'enfant offrait au moment de la naissance des défo mations du crâne qui du reste, au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heur avaient complètement disparu. A l'aide de mensurations faites avec un comp d'épaisseur et de tracés obtenus avec des lames de plomb très-souples, M. lîud a étudié la variation des diamètres anléro-postérieurs et transverses, savoir : diamètre occipito-mentonnier. allant de la pointe de l'occiput au menton; diamètre occipito-frontal, de la pointe de l'occiput à la racine du nez; le di mètre sous-occipito-bregmatique, allant du point de rencontre de l'occipital de la nuque au milieu de la grande fontanelle, au niveau du point où se crois raient la suture sagittale et la suture pariéto-frontale. Ces mensurations préci ont d'abord démontré que le diamètre maximum n'était pas l'occipito-m
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inier, mais bien le sus-occipito-mentonnier, allant du menton à la suture dttale et se terminant en un point qui varie entre la pointe de l'occiput et la ilanelle antérieure. En outre, la mensuration comparée des diamètres antéroitérieurs, d'abord au moment de l'accouchement, puis vingt-quatre ou quaite-huit heures après, montre que ces diamètres augmentent tous, à l'excepi du diamètre maximum qui, lui, diminue. Or, on doit admettre qu'à ce ment la tète reprend sa forme normale momentanément perdue au moment 'accouchement. Ces déformations sont constamment les mômes dans les préations du sommet. 11 y a là un véritable type, tel qu'il est permis de se ululer s'il n'existe pas des conditions anatomiques qui favorisent leur retour xpliquent celte constance. Il est facile de se convaincre qu'il en est ainsi : ir cela, en faisant l'autopsie d'une crâne d'enfant nouveau-né, on commence détacher complètement les deux pariétaux ; on constate alors du côté de la nte de l'occipital une mobilité très-grande; l'extrémité de l'index la reisse avec la plus grande facilité, soit en avant, soit en arrière. La pointe de décrit un arc de cercle dont le centre existerait en bas, à l'union de la poru écailleuse et de la portion basilaire. Ces deux portions de l'occipital sont nies à cette époque par une bande de tissu alternativement fibreux et cartilaux, et cette bande constitue une véritable charnière autour de laquelle tourait la portion écailleuse de l'os. Pendant l'accouchement, la pointe de l'ocît, repoussée en avant, s'avance sous les pariétaux : ainsi s'explique la linution des diamètres occipito-mentonnier et occipito-frontal. Le bord poseur des frontaux est souple et mince; il se laisse déprimer de haut en bas, i la diminution du diamètre sous-occipito-bregmatique. Quand aux pariétaux, ont comprimés d'arrière en avant et leur bord sagittal également souple i ent plus convexe , d'où l'augmentation au contraire du diamètre maxini.
tes données anatomiques sont du reste confirmées cliniquement, car pendant :oouchement et aussitôt après la sortie de l'enfant on sent avec les doigts ipital et les frontaux qui chevauchent sous les pariétaux. Si la déformation cconsidérable, ceux-ci finissent par se rapprocher et même par chevaucher sur l'autre. On comprend dès lors pourquoi la diminution des diamètres ssverses du crâne est, quoi qu'on en ait dit, moins considérable pendant Facilement que la diminution des diamètres antéro-postérieurs. )rsqu'au lieu d'être fléchie et de présenter le sommet la tête est défléchie rrésenle la face, le crâne est encore déformé durant l'accouchement, mais • déformation est totalement différente de celle observée à la suite des préutions du sommet. La tête se trouve aplatie verticalement de haut en bas. u mesure alors les différents diamètres, on trouve que les diamètres occipitotonnier et occipito-frontal ont diminué après l'accouchement ; la tête ayant sa forme normale, il est légitime, en conséquence, de penser qu'ils uni augmenté pendant le travail. La tête en effet étant comprimée de haut as, du bregma et du vertex à la région basilaire, la pointe de l'occiput s'est vée repoussée fortement en arrière, d'oii l'augmentation de ces deux diaes occipito-mentonnier et occipito-frontal. Une même disposition anatole du côté de l'occipital explique donc les déformations tout à fait opposées l'on constate à la suite des présentations du sommet et de la face, •rsque la tête a repris sa forme primitive, les changements survenus dans iamètres ne s'arrêtent pas. Ceux-ci continuent à augmenter, si l'entant est
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bien portant. On voit alors les sutures et les fontanelles s'élargir à tel point que dans cortains cas on pourrait croire au développement d'une hydrocéphalie M. Budin a vu les sutures lronto-pariétales mesurer jusqu'à 7 millimètres et la suture sagittale jusqu'à 14 millimètres de largeur. La voûte du crâne subit *un véritable mouvement d'expansion dans sa totalité.
On voit, en résumé, qu'il survient deux espèces de modifications du côté du crâne chez le nouveau-né : 1° les unes au moment de l'accouchement; 1" les autres alors que la tête a repris sa forme normale, pendant la première semaine qui suit la naissance.
3° Période osseuse ou ostéo-suturale . A partir de la naissance, ]] voûte crânienne offre quatre sutures principales dont deux paires et deux im paires. On les trouve dans l'ordre suivant, d'avant en arrière :
1° Suture médio-frontale, qui sépare les deux frontaux;
2° Suture coronale, demi-circulaire, située entre les frontaux et les pariétaux;
3° Suture sagittale, qui sépare les deux pariétaux ;
4° Suture lambdoïde, située entre l'écaillé et le bord postérieur des deux pari taux.
Les sutures squameuse et fronto-sphénoïdo- pariétale sont moins intérs santés ; je n'ajouterai rien à ce que j'en ai dit à propos du mécanisme de résistance.
Larges et étroites, remplies par une membrane fibreuse, limitées par des botosseux festonnés on pectines, recourbés ou non, sinueux ou rectilignes, les sutu offrent des aspects très-variés. Leur rôle et leur importance sont immenses. La occlusion précoce a pour conséquence l'arrêt de développement de l'encépha Le retard de leur soudure jusqu'à un âge assez avancé est, sauf pour la ture médio-frontale, une condition nécessaire au développement des facul intellectuelles. Si l'on en doute, que l'on compare, d'une part, les crânes di fœtus humains avec les crânes de nouveau-nés des autres vertébrés, d'au part la capacité crânienne de l'adulte chez l'homme et chez les autres vertéfl avec la capacité crânienne des nouveau-nés correspondant à chaque classe puis on verra que, dans l'espèce humaine, la capacité crânienne se dévelora beaucoup avec l'âge, et très-peu chez les autres vertébrés. C'est que, dans I premier cas, le nouveau-né a des sutures ouvertes et des fontanelles, tain que dans le second cas, presque toujours chez le nouveau-né, les sutures soi fermées, ainsi que les fontanelles (Le Courtois)
D'après les tableaux de Sims, et d'après ceux de Wagner disposés et inte prêtés à la manière de M. Broca (Sur le volume el la forme du cerveau, in B de la Soc. d'Anthropologie, 1861, p. 156), le poids du cerveau, chez les n supérieures, augmente jusqu'à l'âge de 40 ans, et commence à diminuer en* 40 et 50. Cette diminution de poids, qui accuse en même temps une diminuti de volume, est d'autant plus considérable que le sujet est d'un âge plus avam à tel point que, dans la vieillesse, le cerveau va jusqu'à perdre 84 grammes ch l'homme, et 59 chez la femme. Or on sait que dans ces mêmes races l'oblit ration des sutures commence aussi entre quarante et cinquante ans, et prononce d'autant plus que l'individu est plus âgé. Ce résultat ne peut pas êi considéré comme une simple coïncidence; il y a là, bien certainement, une rel tion intime de cause à effet qu'on peut énoncer ainsi : Si les sutures enco ouvertes du crâne annoncent une croissance inachevée du cerveau, de même 1|
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•es en voie d'ossification annoncent que la décroissance de cet organe a comacé. Ces rapports se trouvent confirmés par les recherches de Parchappe herches sur ï Encéphale, Ier mémoire, Paris, 1856, p. 22,25), qui a démontré les dimensions intérieures du crâne diminuaient sensihlement dans la vieil- Comme conséquence de la proposition précédente, on peut établir que, l'individu et pour la race, l'âge où apparaîtront les premières manifestations synostose normale sera aussi celui où commencera la décroissance céré- , de même que l'ordre d'oblitération indiquera pour chaque région du eau l'ordre suivant lequel se fera cette décroissance.
s laits pathologiques viennent appuyer cette manière de voir. Chez les mieroales, dont le cerveau proprement dit se développe d'une façon insuffisante écarter les os du crâne, on observe souvent l'ossification des sutures de la . Chez les idiots, les aliénés, là où il y a des atropines, des retraits de cers régions cérébrales, il n'est pas rare de trouver les sutures correspondantes pplétement effacées.
existe cependant certaines sutures, comme les temporales, qui semblent [pper aux phénomènes de décroissance ; car ce n'est que très-rarement et trèsqu'on en peut constater l'oblitération.
synostose normale, considérée comme un phénomène de décroissance, annonce déjà une désassimilation générale s'est emparée de l'organisme. Phénomène rseur d'autres modifications séniles très-accentuées, comme l'ossification des îes vertébraux, des cartilages, des côtes et du larynx, elle doit être rangée à de ces dernières, formant un groupe physiologique naturel , bien défini merol).
mment se fait l'oblitération des sutures? Il est facile de s'en rendre compte xaminant la voûte du crâne d'un enfant. On voit que les os sont formés uilles osseuses presque parallèles entre elles, mais allant en divergeant du e de l'os vers ses bords : au milieu de l'os, elles sont tellement serrées 1 les forment une lame comme éburnée, tandis qu'à mesure qu'on se rapproche lords ces sortes d'aiguilles sont toutes séparées et constituent une vraie lame niée. Quand deux os voisins arrivent à la rencontre l'un de l'autre, ces lies se réunissent en faisceaux laissant entre eux des intervalles. Par les ès de l'ossification les faisceaux d'un os s'insinuent dans les angles rentrants sparent ceux de l'os voisin, et vice versa. Au point de vue du dévcloppe- , le crâne peut être considéré comme un seul os composé de points d'ossim rrîulliples, avec cette différence fondamentale que, à l'époque où les s os sont entièrement développés par la réunion intime de toutes leurs pièces, âne n'est encore qu'en voie de développement et que la soudure de ses s, quand elle a lieu, ne se fait en général qu'à la période la plus avaneée de (Rambdud et Renaut).
elques faits généraux dominent l'histoire de la synostose normale du crâne, itération se fait d'abord sur la face interne. Toutes les sutures transverses érales s'ossifient d'une manière sensiblement symétriques ; cette règle subit ant d'assez nombreuses exceptions.
e suture étant donnée, l'ossification est généralement plus tôt terminée aux •ils les plus simples.
synostose normale a des tendances spéciales à se généraliser assez rapide* , c'est-à-dire à se manifester en plusieurs points à la fois. De plus, les ;s entièrement effacées se confondent graduellement par des parties moins
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effacées avec celles qui sont encore ouvertes. Aussi, toutes les fois que sur un crâne adulte ou trouvera une ossification locale nette, tranchée, bien limitée aussi étendue à la table externe qu'à la table interne sans traces visibles de dentelures avec fusion complète des os, on pourra presque à coup sur diagnost*. quer une synoslose précoce, remontant à une époque assez éloignée. Welcker est arrivé à signaler les mêmes différences : « L'oblitération des sutures a, dit-il des caractères tout à fait dissemblables, selon qu'elle frappe un crâne jeune ou un crâne d'homme âgé. D'habitude les deux formes de l'oblitération frappei d'abord, pour chaque suture, les mêmes places. L'oblitération infantile soudi ordinairement les os suivant toute leur épaisseur: l'ossification a des limites biei définies et ne fait pas de sauts. L'oblitération sénile commence par souder çi et là quelques dents de la suture, de sorte qu'il reste des lacunes ou ititer valles ; fréquemment aussi la soudure des tables vitrées est déjà achevée, lundi qu'extérieurement on voit encore des endroits intacts. »
D'après M. Pommerol, quia fait de ce sujet une étude approfondie, la synostosl normale commence à se manifester entre 40 et 50 ans. Mais à quel âge cetll oblitération est-elle complète, en d'autres termes, quand les divers os du cràJ sont-ils réunis en un seul ? M. Sappey fixe cet âge entre 80 et 95 ans ; cel explique suffisamment pourquoi, dans les collections de crânes, il en exisi si peu qui soient tout d'une pièce. 11 n'est donc pas étonnant que du temj d'Hérodote on considérât de pareils crânes comme un véritable prodige. Cet! limite extrême peut-être encore reculée, et nous citerons à ce propos le fal remarquable d'un crâne qui porte le n° 171 de la Collection de Gall. que pol sède le Musée d'anthropologie. Il porte l'inscription suivante : « J7e///ail mort à 102 ans, qui a conservé toutes ses facultés jusqu'au dernier moine I de sa vie. r. Malgré son âge si avancé, il s'en faut de beaucoup que toutes les si I tures de ce crâne soient oblitérées. La moitié postérieure de la sagittale, mi étendue peu considérable de la lambdoïde au niveau du lambda, la port» temporale droite de la coronale et la sphéno-frontale du même côté sont les seuil qui soient plus ou moins effacées; toutes les autres sont très-nettes et très-dB tinctes. Ce crâne est parfaitement conformé et son volume paraît être consial rable. C'est bien là, sans contredit, celui d'un de ces hommes dont le ccrveajl suivant l'expression de Gratiolet , conservait malgré les ans une éternell jeunesse (Pommerol).
Ce que nous venons de dire sur l'époque d'apparition de la synostose ne se r» porte pas aux sutures médio-frontale et sphéno-occipitale, car ces deux sutures!! soudent longtemps avant les autres, malgré l'opinion de Bichat sur la derniè|Ë La suture médio-lrontale ou métopique est une de celles qui ont le plus attl l'attention des anciens observateurs; et c'est probablement sa persistance ou at absence sur des crânes adultes qui faisait dire à Aristote que le crâne deB femme n'a qu'une seule suture circulaire, tandis que celui de l'homme en pn sède trois qui, se réunissant au sommet de la tête, forment une figure triai» laire. Aussi, plus tard, grandes furent les discussions parmi les anatomistM les uns affirmant que cette suture était spéciale à la femme, les autre» l'homme. Vésale prétendait que, très-rare chez l'homme, elle se trouvait pli rarement encore, pour ne pas dire jamais, chez la femme, qu'elle était surljl le propre des fronts larges et anguleux (lata angulosaque frons) et que, ji vingt crânes qu'on rencontre dans un cimetière, il y en a à peine deux dont II du front soit divisé. Au contraire Riolan, puis Mouro (Traité d'ostéologic, trff
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ce, Paris, 1759, t. I, p. 47), soutiennent qu'elle est plus commune chez omnie, tandis que Sœmmerring affirme qu'elle se trouve indistinctement vl l'un ou l'autre sexe , que le front soit droit ou fuyant , large ou oit (Sœmmerring, De corporis humani fabricâ, p. 96). Mais Fallope est le aottier qui ait découvert la constance de la suture médio-frontale ou, pour eaux dire, bi-frontale chez l'homme; et c'est parce que son oblitération est --précoce que ce phénomène était passé jusqu'alors inaperçu. « Chez tous les i<ants, dit-il, que j'ai disséqués âgés d'un an environ, j'ai observé que la (aire sagittale s'étendait toujours jusqu'aux os du nez ; de sorte que chez tous ttrès-jeunes sujets l'os du front est composé de deux parties; j'ai même conoé cette disposition chez quelques enfants âgés de sept ans, au-dessous de cet
chez quelques autres, rarement chez de plus âgé?, mais toujours chez tous i x qui n'avaient pas dépassé un an (Observaliones anatomicœ. Colonise, 1547,
>u . » Suivant Meckel « la soudure des deux frontaux, qui commence presque ijours pendant le cours de la première année, est tout à fait achevée vers la
delà seconde; » j'ajouterai, avec M. Sappey, «en laissant en bas une fissure
tii ale de 10 à 12 millimètres de hauteur qui ne disparaît qu'à la sixième ou iième année, quelquefois même plus tard; chez certains individus, eHe per- Bfi toute la vie » (op. cit., p. 124).
léette suture n'est pas rare dans les races européennes. Au Muséum of the u y Médical Department, à Netley, M. John Thurnam, sur 169 crânes de solis anglais, nés en Angleterre, ou en Irlande, en a trouvé 16 sur lesquels elle i t persistante, ce qui fait presque 1 sur 10 (On Synostosis of the Cranial , es, London, 1865, p. 6). Chez les Allemands, Welcker l'a rencontrée 1 fois 9 (Wachslhum und Bau , p. 99-100). Le docteur Lcach, en examinant crânes des catacombes de Paris, l'a constatée 1 fois sur 11 environ. Sur crânes parisiens qui sont au musée de la Société d'anthropologie 37 sont revus de cette suture (1 sur 14).
' après les recherches de M. ïopinard (L'anthropologie, Paris, 1877, deuxième ion, p. 135) et de M. Calmettes (De la suture médio-frontale. Thèse de Paris, >8, p. 38), ce chiffre est trop faible et l'on doit admettre pour les crânes i siens le rapport approximatif de 1/10.
t VIcker a classé les crânes de différentes races qu'il a étudiées d'après l'é- •ement des bosses frontales, d'une part , et, d'autre part, d'après la largeur ! eur paroi interoculaire, et il a vu que le nombre de crânes métopiques aug- ■i liait proportionnellement à ces distances. Il en a conclu que le métopisme |t une conséquence de la brachycéphalie. M. Calmettes (loc. cit., p. 40) s'est
Ij à des investigations patientes pour vérifier directement cette opinion, soit i ès les crânes des collections du Muséum et de la Société d'anthropologie, d'après les renseignements fournis à ce sujet par divers auteurs. Sans être 'enu à une certitude absolue, il est arrivé à la conclusion que l'opinion de cker est très-probable. Quoique les races dolichocéphales offrent une proportrès-faible de crânes métopiques, il n'est cependant pas sans exemple de ver cette anomalie, même chez celles de ces races qui sont les plus infé- <res. Ainsi, B. Davis dit qu'il existe au Derby Muséum une tète d'Australien t servi de vase qui présente la suture médio-frontale. Quant aux nègres braéphales, ils paraissent offrir des exemples très-fréquents de métopisme: de Quatrefages et Hamy (Crania ethnica, p. 187) donnent la description crâne déjeune femme Miucopic à suture métopique, et, après avoir rapdict. enc. XXII. 31
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pelé deux observations semblables de B. Davis, ils ajoutent : « Il est remarquable de voir que sur quatre crânes féminins provenant des îles Andaman trois présentent cette anomalie qui, en réunissant les mincopies des deux sexes, atteindrait la proportion inattendue de 3/8. C'est là une observation qui est de nature à diminuer singulièrement la signilication de ce caractère que beaucoup d'auteurs, se fondant sur des considérations empruntées à la physiologie cérébrale, considèrent comme un signe de supériorité absolue. Elle viendrait au contraire à l'appui d'une manière de voir tout opposée qui s'est récemment produite en Italie, et qui regarde celte persistance d'un état infantile comme un caractère inférieur. »
On ne saurait attribuer à une cause unique la présence de la suture métopique chez l'adulte; les facteurs peuvent être multiples. Le développement rapide des lobes antérieurs du cerveau est souvent la cause du métopisme, cette anomalie devient alors un apanage de l'intelligence (Hyrtl, Welcker). Mais la poussée qui gêne la soudure bi-frontale peut avoir une origine bien différente et résider dam une lésion des méninges : — de là vient la fréquence du métopisme chez les hy drocéphales et même les aliénés (Pommerol, Simon). Les os ayant une grand tendance à se souder lorsqu'ils sont rapprochés mécaniquement, le métopisr sera plus rare dans les races où la déformation artificielle du crâne est en usag (Péruviens). Enfin, si les races inférieures, en général, offrent rarement cÀ anomalie, cela lient à une cause mixte : d'abord à la dolichocéphalie, puis au faim volume des lobes antérieurs du cerveau relativement à celui des races supéj rieures, ce qu'indique la loi de Gratiolet sur l'ordre d'oblitération des suture^ Le métopisme ne saurait donc constituer un indice absolu de supériorité, individuelle, soit ethnique ; mais la proposition inverse est-elle pins acceptable et, parce que cette anomalie est causée par la persistance d'un état fœtal pe manent chez un certain nombre de mammifères, s'ensuit-il qu'elle accuv m infériorité des crânes où elle se montre? 11 suffit pour ruiner cette opinion rappeler qu'on rencontre le plus fréquemment ce caractère dans les races suj rieures et chez les individus d'une intelligence remarquable.
Enfin, on a avancé que le métopisme était particulier aux races primitives, l'on a rattaché cette opinion à une théorie d'ensemble sur l'évolution de l'esj humaine. Calori [Délia stirpe che ha popolata Vàntica necropoli alla Certosa Bologna e délie genti a f fini. Bologna, 1873, p. 73) s'est justement élevé contj cette proposition que démentent à la fois le raisonnement et les faits.
Dans les crânes métopiques, la lambdoïde et la sagittale s'oblitèrent avant suture médio-frontale.
D'après Welcker on pourrait, à certains signes, diagnostiquer sur le vival l'existence de la suture médio-frontale : Front large et peu élevé,' yeux écarlj nez court, sans courbure caractéristique, etc.
La suture sphéno-occipitale s'oblitère beaucoup plus tard que la bi-frontaj mais cependant bien avant les autres sutures du crâne : aussi celte partie larité a-t-elle décidé Sœmmerring à décrire l'occipital et le sphénoïde comï un seul os appelé basai, basilaire ou sphéno-occi pilai (op. cit., p. 101). Ce| ossification se fait de très-bonne heure chez tous les mammifères ; chez l'honni elle a presque toujours lieu entre quinze et seize ans, longtemps après la soudil des deux sphénoïdes, tandis que chez la plupart des autres mammilères les splj noïdes antérieur et postérieur restent continuellement distincts (Meckel, Tro
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<éral d'anat. comparée, trad. IVanç. de Reister et Samson, tome III, 2e partie, !lol). Dans certains cas de microcéphalie, cette soudure serait-elle retardée? t ce qui semblerait ressortir d'une observation de Gratiolet. Voici ce qu'il a mvé sur trois crânes microcéphales, dont un de race nègre et les deux autres içais : « Le crâne était Tort petit chez ces trois nains, un peu plus petit que 55 le Chimpanzé ou l'Orang. Cette excessive réduction ne portait que sur la ic supérieure du crâne. Sa base était fort peu ossifiée. Chez ces trois sujets (asilaire occipital était séparé par un disque cartilagineux du basilaire sphénoïquoique l'un de ces enfants eut environ quatorze ans. Ces os étaient euxtes presque entièrement cartilagineux, ils étaient d'ailleurs assez volumia. Le rocher et l'ethmoïde, loin d'avoir subi une réduction, semblaient avoir ais un plus grand développement que dans l'état normal » [Mémoires de la antkrop., p. 62, 66). Notons cependant que Yogt écrit à ce même propos : i i suture sphéno-basilaire est ouverte chez tous Jes enfants (microcéphales), née chez tous les adultes sans exception. Elle se comporte absolument comme l'homme normal, où elle est aussi fermée lorsque le développement denest accompli » [Mémoire sur les microcéphales. In Mém. de V Institut mis, p. 89).
kiel est l'ordre suivi par l'oblitération des autres sutures sous l'influence de
? Les recherches les plus complètes que nous possédions sur ce sujet ont été
>5 par M. Sauvage à l'aide d'un
aau que lui a communiqué
aamy. Les éléments en avaient
lecueillis à Bicêtre et à la Sal-
èère dans leservice de M. Broca;
imprenait cent vingt-six crânes
rrtenant à des sujets dont l'âge ■ été déterminé. On avait pris mm outre d'y indiquer le degré Miudure et de complication des M> es. On peut puiser dans ce ■.nu des renseignements pré- :|; : lllu:z 5 sujets, âgés déplus W) ans, 4 fois la suture coro- A*;st encore visible aux parties ■iiles, et 2 fois au milieu; la «aie est 3 fois visible à la par- ««stérieure, et 1 fois à la partie antérieure ; la lambdoïde sur 4 crânes pré-
encore quelques vestiges, «ci quelques autres remarques, tirées par M. Sauvage de l'examen de ce ta- I : L'oblitération commence par la suture bi-pariétale; la lambdoïde et la M de restent ouvertes plus longtemps. La synostose gagne ensuite la suture M île et y débute en un point qui correspond à l'intervalle des trous pariémobélion). La dernière portion de cette suture qui reste ouverte est sa partie M'3ure. Les sutures coronale et lambdoïde s'oblitèrent ensuite; les parties m es de la coronale restent plus longtemps ouvertes que les parties de la
■ ie. Sur les 126 crânes, M. Hamy a représenté sur 53 cas l'état do ces <■ s par les n0" 0 et 1/2 d'après la notation proposée par M. Broca pour
Fig. 65. — Complications des sutures.
Soudure complète. Suture effacée.
Plus de la moitié est soudée.
Ko 4
La moitié est soudée.
Moins de la moitié est soudée.
Aucune soudure. Suture libre.
Fig. 66. — Soudure des sulures.
484 CRANE ^dévkloppemknt).
exprimer l'état des sutures. Ce tableau, que je reproduis, ainsi que celui < indique la complication des sutures, est fort commode dans les descriptions pour abréger le discours : le n° 0 désigne une soudure absolue, un elf;icemenl deg
sutures; le n° i une soudure complète, mais sur laquelle on aperçoit encore des traces ; le n° 2 une
j soudure commençante; le xm
une soudure très-ouverte et le'j une suture entièrement libre.
^\ La partie latérale droite de
coronale s'oblitère avant la gauc et plus que celle-ci dans le rappor de 14 à 9. La lambdoïde reste peu moins longtemps ouverte qt la coronale. A l'inverse de la ronale, la lambdoïde commenc j\J'^ s'oblitérer par sa partie lalér droite, puis par la partie médiat c'est la partie latérale gaucbe se ferme la dernière; ces résuit peuvent être exprimés par nombres qui sont entiv, eux comme 96 : 58 : 49. La soudure, quoique cor mençant à droite, est cependant moins active de ce côté qu'à la partie m diane, où la suture s'efface plus souvent complètement. La suture spbénoïdi s'oblitère avant la suture écailleuse ; ces sutures sont les deux dernières à souder. Ces deux sutures sont rarement largement ouvertes, puisque sur 1 126 crânes M. H'amy n'a noté qu'une fois le u° 2 pour la sphéuoïdale et trois fo> pour la suture écailleuse. La suture écailleuse se ferme plutôt à gauche qn droite. Il est très-rare que cette suture soit, complètement oblitérée : 1,5 pour 10 11 ne paraît y avoir aucune relation entre le degré de complication de la sutu et. le degré de soudure de cette même suture. C'est ainsi, par exemple, qu'u suture compliquée, comme 4 et comme 3, pourra n'avoir sur le même nù comme numéro de soudure que 1 et 1/2, tandis qu'une suture compliquée com3 0 pourra être ouverte comme 1 et même comme 2.
Gratioleta établi, relativement à la synoslose des os du crâne chez les div races humaines, une loi remarquable qui mérite d'être rappelée ici. Il a obseï que, tandis que les races élevées ont leurs sutures plus longtemps et plus lar; ment ouvertes en avant qu'en arrière, dans les groupes qui occupent les demi degrés de l'échelle humaine ces phénomènes synostiques se produisent sens inverse. Si, par exemple, les articulations fronlo-pariélales sont p longtemps libres et moins étroitement serrées chez le blanc, le nègre p sente, au contraire, une laxité plus grande et plus marquée dans ses su tu lambdoïdes. Cette remarquable inversion constatée sur des pièces nomhreu paraît être en rapport avec des différences dans l'évolution des hémisphèl cérébraux, favorisée ici par un développement plus aisé et plus longtemps s des lobes occipitaux, là, par l'accroissement de volume plus facile cl plus p longé des lobes frontaux. A la vérité, cette loi souffre d'assez nombreuses e* tions, mais elle n'en subsiste pas moins dans sa généralité.
Quelques auteurs ont attribué la microcépbalie à l'oblitération prématurée
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turcs, et on peut admettre en effet que, si les sutures venaient à se souder ites à la l'ois chez un jeune enfant, le crâne resterait microcéphale. Mais, uirès M. Broea, celte étiologie, si elle est réelle, est à coup sûr très-exeeptionle, car sur la plupart des microcéphales les sutures restent ouvertes non-scupent pendant toute l'enfance, mais encore quelquefois jusqu'à l'âge adulte.
sept autres crânes microcéphales que possède le Musée du laboratoire d'anopologie, six ont les sutures libres, quoique deux d'entre eux soient pourvus leurs dents de sagesse. Le septième (cas de M. Baillarger) présente une soue île la suture sagittale, soudure évidemment prématurée, puisque le sujet vait que 16 ans ; mais toutes les autres sutures sont ouvertes, et, comme le uie n'est nullement scaphocéphale, on peut en conclure que la soudure sagit- • - est produite après que le cerveau a eu cessé de. s'accroître. Elle n'a donc été la cause, mais l'effet de l'arrêt de développement du cerveau. Dans un de M. Guéniot, qui a fourni à M. Broca l'occasion de faire les remarques cédentes (Bull, de la Soc. d'anthrop., 15 avril 1875, tome X, 2e série, e 276 , la soudure est très-précoce, et elle est en même temps générale : ce es1 donc le seul qui pourrait être invoqué à l'appui de l'opinion que la i rocéphalie est l'effet de l'arrêt de développement du crâne. Mais précisément îS ce cas l'autopsie a prouvé que l'arrêt de développement du cerveau était lit primitif. L'énorme différence de poids qui existait entre les deux hémières ne s'explique pas autrement.
a -vnostose prématurée des os du crâne est quelquefois observée. Pommerol ême vu un cas où la synostose s'était faite pendant la vie intra-utérine; la ire médio-frontale y était complètement fermée; la coronaJe partiellement, ml Virchow, la soudure des sutures, quand elle est prématurée, a une ide inlluence sur la forme du crâne et détermine des déformations diverses, i entrer ici dans l'étude détaillée de ces anomalies (voy. Défokmatioks du e), je dois m'arrêter quelque peu sur le mécanisme spécial auquel on les a tbuées et en discuter la valeur.
est en 1 851 , dans son célèbre mémoire sur le crétinisme (Uebe?* Cretinismus, iiber pathologische Sckàdelformen, in Phys.-med. Gesellschaft zu Wurtz- , 1851, Bd. II, s. 230), que Virchow ouvrit cette voie nouvelle où s'enga- <it à sa suite Lucae, Welcker, de Baër, Thurnam et Barnard Davis. La base de téorie de Virchow repose évidemment sur cette proposition généralement i:ise que le crâne croît par ses sutures comme les os longs par leurs cartilages hy>aires. Dès lors, s'il vient à se produire une soudure anormale de cette d'accroissement, tandis que les au li es continuent à se prêter au dévelopenl du crâne, celui-ci se trouve arrêté en ce point comme par l'application lien inextensible. Cependant la poussée cérébrale, gênée dans cette région, èère ses effets au niveau de celle où n'existe pas une pareille résistance, léforniations qui en résultent sont soumises aux deux lois suivantes, fortes par Virchow : 1° La croissance des os crâniens soudés entre eux par une ication précoce s'arrête dans une direction perpendiculaire à la suture ossi- 2° La compensation, preuve nécessaire de la régulation physiologique, se en sens inverse de l'axe de rétrécissement. Sans entrer dans des détails dcitifs qui m'entraîneraient trop loin et qu'on pourra trouver ailleurs, je transici, à titre de renseignement, la classification de Virchow et celle de qui en diffère sur plusieurs points. Elles sont placées en regard pour ter la comparaison.
CRANE (développe ment).
CLASSIFICATION DE VIIICHOW.