‹ Du crâneChapitre 6 sur 11 · CRANE (ANATOMIE · texte numérisé non relu

CRANE (ANATOMIE

Dans la région postérieure on observe : 1° sur la ligne médiane, et (l'arrière en avant, le trou occipital; M. Broca a donné le nom d'opisthion (to àm*0iov l e point postérieur) au milieu du bord postérieur de cet orifice, et le nom 'de basion de (j3x<nS, base) au milieu de son bord antérieur. En avant du tron occipital est la surface basilaire, et une rainure transversale, indice de l'union

Fig. 56. — Face inférieure du crâne. — Indication des os et de leurs diverses parties.

Os du crâne: A, écaille de l'occipital; B, portion condylienne de l'occipital; C, portion basilaire ou an physe basilaire de l'occipital; D, angle postérieur et inférieur du pariétal; E, portion mastoïdieî du temporal; F, portion écailleuse du temporal; G, le rocher ou portion pélrée du temporal; II, fi inférieure du corps du sphénoïde; I. portion basilaire ou disque de la grande aile du sphénoK J, la ptère ou portion ascendante de la grande aile du sphénoïde ; K, apophyse ptérygoîde du sphétioi

Os de la face : L, arcade alvéolaire; M, portion palatine ou lame palatine du maxillaire; N, porti orbito-buccale du maxillaire; 0, portion palatine ou lame palatine du palatin; P, bord postérifl du vomer ; Q, bord inférieur ou massétérin de l'os malaire.

Détails ostéologiques : a. ligne occipitale; b, ligne demi-circulaire inférieure de l'occipital ; c, la cérébrale de l'occipital; dd\ les bos>es cérébelleuses; e, angle externe de l'occipital; /'/', condylefl l'occipital; g, fossette condylienne et trou comlylien supérieur (ce trou peut manquer); ;ipopbjl masloïde; i, rainure mastoïdienne ou di^astrique ; k, apophyse styloïde du temporal, et, à sa] le trou stylo-mastoïdien ; l, méat auditif ou ouverture du conduit auditif externe; m, racine |

rieure de l'arcade zygomatique; », ra transverse de l'arcade zygomatique ; o, cavité glénoïdfl

temporal; p, crête sous-temporale de la grande aile du sphénoïde, séparant le disque de la pti ff, fosse ptérygoïde, limitée par les deux ailes interne et externe de l'apophyse pterygoïde; r,j du sphéuoïde; s, épine palatine; t, partie postérieure de la voûte des fosses nasales.

du sphénoïde avec l'occipital ; 2° sur chaque côté et dans le même sens, la de la face externe de l'occipital dont nous avons vu la plus grande partie >i| la région supérieure ; une rainure profonde, obliquement dirigée en dedans en avant, résultant de l'articulation du rocher avec le bord latéral de l'occif tal. Cette rainure est terminée en arrière par la fosse jugulaire, cavité assj profonde communément, plus ample à droite, quelquefois égale des deux côte

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prement plus élargie à gauche, formée aussi par le rocher et par l'occipital : Me loge le golfe de la jugulaire, et communique dans le crâne par le trou t :chiré postérieur, qui est très-inégal, et qu'une petite lame naissante du . cher ou de l'occipital divise en deux parties : l'antérieure, plus petite, est twrsée par la huitième paire et par son accessoire; la postérieure, plus grande,

Fig. 57. — Face inférieure du crâne. — Sutures, trous et points singuliers.

\res : a, suture lambdoïde; b, suture pariéto-masloïdicnne; c, suture occipilo-mastoiMieune; dd, su- ■pétro-occipitale ; e, scissure de Glaser; f, suture pétro-sphénoïdale; 5, suture Lasilisirc ou Êéno-occipitalc ; c, f, g, f, e', scissure bi-auriculaire séparant le crâne antérieur du crâne posté- | r; h, suture sous-temporale entre le temporal et le disque de la grande aile du sphénoïde; t, supléro-temporale; k, suture zygomatique; i, suture malo-maxiilaire ; mm, suture médio-palatine u;e en avant par les deux maxillaires, en arrière par les deux palatins ; n, suture maxillo-pala- , formant avec la précédente la suture cruciale.

.• o, le grand trou occipital; p, trou stylo-mastoïdien; q, trou déchiré postérieur, renfermant la ptle de la veine jugulaire; r, trou carotidien ; s, trou déchiré antérieur; t, trou petit rond ou îo-épineux; u, trou ovale; v, fente et fosse ptérigo-maxillaire ; x, trou palatin postérieur; y, trou in antérieur ou incisif.

\t singuliers. Médians: 1, inion ; 2, apisthion ; 3, basion ; A, point palatin ou épine palatine; jint alvéolaire. Latéraux: 6, astérion; 7, ptérion.

imet la veine jugulaire. Un autre trou, appelé déchire' antérieur, termine rant cette rainure : il est formé par la réunion du sphénoïde, de i'occipidu sommet du rocher ; une substance cartilagineuse le bouche entière- La face inférieure du rocher s'observe ensuite, puis une autre rainure :sulte de l'articulation de son bord antérieur avec le sphénoïde et qui se ue avec la scissure glénoïdale. Enfin, cette moitié de la région inférieure unine sur les côtés par la portion inférieure de la face zygomalo-tempodigt. knc. XXII. 27

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4-ale du sphénoïde, et par une suture qui, tombant à angle sur la rainure précédente, unit cette portion au temporal. La moitié antérieure de la région inférieure est, comme je l'ai dit, confondue avec la face ; en sorte qu'en la décrivant il faut indiquer des objets qui appartiennent aussi à celle dernière. On y dislingue : 1° sur la ligne médiane, et d'arrière en avant, la suture transversale qui unit l'occipital au sphénoïde; la jonction de ce dernier vers le vomcr; son union avec la lame elhmoïdale; la partie supérieure de celle lame, qui se confond avec là lame criblée; enfin celte articulation avec l'épine nasale; 2° sur chaque côté se trouvent divers objets. En les examinant de dedans en dehors :

a. On voit toute la paroi supérieure des fosses nasales, formée en arrière, oit L'Ile esl déprimée par le sphénoïde; en devant, où elle s'élève, par la lame cM blée, et offrant une suture qui résulte de la réunion des deux os. — b. Pjus en dehors, on aperçoit sur une même ligne et d'arrière en avant la base des apophyses ptérygoïdes, l'union de l'os palatin au sphénoïde, le trou sphénoj palatin qui en résulte, la jonction du sphénoïde et du palatin avec l'ethmoïl l'articulation des masses latérales de ce dernier avec le coronal, enfin la réunie de celui-ci avec l'unguis et l'os du nez. — c. Tout à fait en dehors, ceq partie antérieure de la région inférieure du crâne présente une surface cave qui forme la voûte de l'orbite, et se termine par une ligne où se joigne le coronal, le malaire et le sphénoïde. A l'extrémité de cette ligne, la surfa externe du crâne communique avec l'interne par la fente sphénoïdale. Poi bien voir toute cette portion de la région inférieure, il faut l'examiner principalement sur une coupe verticale de la tête.

Surface intérieure ou endocrane. Celte surface est concave, un peu mon étendue que l'externe, et comprend deux parties : la voûte et la base, sépai; l'une de l'autre par une coupe horizontale allant de la protubérance occipital la base frontale moyenne.

A. Voûte de V endocrane. Elle est revêtue par la dure-mère, ainsi que] base. On y aperçoit les mêmes sutures qu'à la surface exlerne, mais ell sont beaucoup moins dentelées. Voici les principaux détails qu'on y obsei 1° sur la ligue médiane, et d'avant en arrière, la crête coronale; la goal sagittale, étendue de cette crête à la protubérance occipitale interne, logeai sinus longitudinal supérieur, et offrant l'union des deux pièces du coronaf côté interne de la suture sagittale, qui esl moins prononcé que l'externe! partie supérieure du milieu de l'occipital ; 2° sur chaque côté, et dans le nij ordre, la région cérébrale du frontal, les fosses orbitaires exceptées; la sif coronale , la région cérébrale du pariétal, une partie de la suture lambdof les fosses occipitales supérieures.

La surface interne de la voûte du crâne est sillonnée par des canaux vas laires souvent très-profonds qui logent les différentes branches de la méningé Parfois l'os, à leur niveau, offre une minceur transparente, ce qui a l'ail croii à bien des auteurs qu'il y avait là un véritable phénomène d'usure par le cb< de l'ondée sanguine. Il est bien plus vraisemblable d'admettre avec Sabatf (Traité complet d 'anatomie, t. I, p. 50, 1798) que ces canaux sont formés la gêne que les vaisseaux apportent à l'accroissement des os dans les points <H ils les touchent. C'est ainsi, dit-il, que l'on remarque des enfoncements el il|f creux dans les arbres qui se trouvent gênés en quelques points de leur surface]

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des corps durs. Ce n'est pas la pression que les corps exercent sur les arbres rai les creuse; cette pression n'a d'autre effet que de les empêcher de croître, tendant que les parties voisines, qui ne sont pas gênées dans leur accroissement, prennent peu à peu le développement dont elles sont susceptibles.

C'est encore à la face interne de l'endocrâne, mais plus spécialement vers ta partie médiane, au niveau du sinus longitudinal supérieur, que l'on trouve «s dépressions produites par les corps ou granulations de Pacchioni. Ces corpusules avaient été mentionnés pour la première fois par Méry en 4701 (Histoire de '.■Académie royale des sciences, 1701 ; Diverses observations anatomiques, n° 1). liais elles ne furent bien décrites que par Pacchioni, dans sa lettre adressée à ichrok, le 10 des Kalendes de Mai (op. cit., p. 126, pl. I). Pacchioni ne connaissait, du reste, pas l'observation faite par Méry, ainsi que cela résulte de la ifittre qu'il écrivit à cet anatomiste (30 juin 1705), et que l'on trouvera égale- Lent dans ses œuvres. Pacchioni émit l'opinion que les corpuscules qu'il tenait d'observer étaient des glandes d'où partiraient en grand nombre de Ires-fins tubes, traversant la pie-mère pour aller finir dans le cerveau ; la durelèère serait un muscle destiné à « presser les glandes corticales du cerveau, I >ur en exprimer ensuite la liqueur dans les racines des nerfs » (Deux ■ tires à M. Méry, 20 mars 1706). Pour Malpighi, les corpuscules ne seraient I îe des organes destinés à lubrifier ce muscle « de la même manière que la I mphc de la membrane qui enveloppe le cœur lui sert à un usage semblable ». li théorie des esprits animaux régna alors dans la science : aussi Méry ne lainquait-il pas de faire jouer un rôle immense aux petits .corps qu'il venait 1 découvrir, en concluant que « les esprits animaux ne seraient rien autre J osé que la lymphe même que séparent du sang les petites glandes de la Brre-mère » (Réponse de Méry à la première lettre de M. Pacchioni, 18 novemmi 1705). On sait aujourd'hui que les corpuscules de Pacchioni ne sont fli més que d'une substance dense, fibroïde, ressemblant au tissu conjonctif, et quelques fibres élastiques incomplètement développées, de corpuscules Bvyloïdes et de concrétions calcaires (Kôlliker). L'usage de ces corps est jus- ■; à présent inconnu ; ce que nous savons, c'est qu'ils sont en relation intime illc les vaisseaux, fait déjà ohservé par Pacchioni.

ct^'ous n'avons ici qu'à nous occuper des impressions que les corpuscules il sent à la surface interne du crâne. Faisons d'abord remarquer que toujours I dépressions, qui se trouvent le long du tissu longitudinal supérieur, sont à }y trémité d'un rameau ou d'un ramuscule méningien ; il y a, de plus, coïnci- J ce presque constante entre la profondeur du sillon de cette artère et la pré- ;l :e d'amincissement du crâne, dus aux corps de Pacchioni. Le plus souvent ll^i les dépressions sont situées vers l'angle bregmatique formé par la réunion Issutures sagittale et coronale à une distance moyenne de 25 millimètres de n e dernière suture et de 15 millimètres de la bi-pariétale. Ces foveœ glandu- I -s, comme les nomme Meckel, existent presque toujours des deux côtés et I . symétriquement placés; lorsqu'elles ne sont marquées que d'un seul côté, I : ordinairement à gauche, où, d'ailleurs, elles sont en général plus profondes ; I rarement elles n'existent que du côté droit seul. Quand ces corpuscules ont il é leur empreinte sur le frontal, c'est presque toujours sur la ligne mé- )i e, dans la continuation du sinus longitudinal supérieur, il ischka, qui a nommé les corpuscules de Pacchioni franges arachnoïdiennes , ' onsidère connue normales, lorsqu'ils sonl peu développés. Quoique pouvan-

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exister chez des individus jeunes encore, les dépressions de la voûte du crâne occasionnées par ces franges sont cependant rarement aussi fréquentes et aussi marquées que dans un âge avancé, alors que les corpuscules augmentent beaucoup de volume. C'est ce que Pacchioni, Meckel, Cmvëilhier, pour ne citer que ces auteurs, ont parfaitement remarqué.

Au niveau d'un corps de Pacchioni développé, la dure-mère perforée laisse passer le corpuscule qui détruit la table interne et la déplace, de manière à n'être souvent recouverte que par une faible lamelle de la table externe. Aussi l'os est-il très-transparent en ce point. Assez souvent encore voit-on la lamelle qui recouvre la glande céder légèrement, de manière qu'il y ait une faible dépression à la surface interne du crâne; d'autres fois on voit l'inverse: l'os est repoussé et on a une petite élévation au-dessus du reste de la surface. Assez souvent aussi, au milieu d'un espace pouvant avoir jusqu'à 20 millimètres de large, et même plus, déprimé circulairement, on voit une série d'autres dépressions irrégulières n'atteignant le plus souvent que le volume d'une tète d'épingle, mais pouvant être beaucoup plus considérables, creusées au milieu du diploé ; ce» perforations sont tout à fait semblables à celles que l'on observe sur le trajet des voies méningiennes qui se sont enfoncées jusqu'au diploé. On les remarque surtout lorsque les cellules du diploé sont grandes, communiquant librement entre elles ; les canaux de Breschet vont alors librement s'ouvrir dans le sinus longitudinal en entourant la frange arachnoïdienne. Semblable disposition a été figurée par Sandifort, et par Weber Hibes, qui s'est beaucoup occupé des ait rations qu'éprouvent les os, a « observé deux espèces d'altérations du crâi par suite de la dissolution du diploé. Dans l'une (et celle-ci a été égalemi observée par plusieurs anatomistes), la table externe, dans quelques poin) du crâne, se rapproche de l'interne; le crâne présente alors des enfon ments externes, et il est très-mince dans ces mêmes points. D'autres f( c'est la table interne qui se rapproche de l'externe, et alors on trouve à Y térieur du crâne une fosse ou cavité que j'ai crue produite par la préseï des corps connus sous le nom de glandes de Pacchioni. L'os s'amincit cou dérablement dans ce point et se perfore. Je n'ai (dit-il) qu'un exemple cette dissolution, mais l'ouverture était entièrement différente de celles sont produites par les fongus de la dure-mère. La face interne et le de l'ouverture étaient minces et formés d'une lame osseuse, compacte lisse. Une portion ligamenteuse ou membraneuse était attachée autour la bouchait complètement » (Bulletin de la Faculté de médecine de Pi p. 305, 1819).

M. le docteur Trolard a donné récemment une bonne description de disposition anatomique. Il a assigné le nom de lacs sanguins aux espaces respondant aux cavités qui logent les glandes de Pacchioni, espaces li d'une part par ces glandes, et d'autre part par les surfaces osseuses; le veineux y circule librement (Archiv . ge'nér . de mer/., mars 1870).

II n'est pas ordinaire d'observer à la surface interne de la voûte du cr des empreintes mamillaires analogues à celles qu'on observe sur l'eudol crâne au niveau de la base et qui sont produites, comme on le sait, par l'em ^ preinte des circonvolutions. Dans certains cas cependant on rencontre dcij empreintes visibles et multipliées. On peut toujours en conclure que les circonw M lutions cérébrales offraient dans ces cas une grande simplicité. Ën effet, pl elles sont riches, plus elles se tassent les unes contre les autres, sans offrir

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•>liet' distinct; ea sorte que l'os, en se développant, n'a aucune tendance à se dérimer dans les sillons qui les séparent.

Fig. 58. — Base de l'endocrâne. — Indication des os et de leurs diverses parties.

frontal. La coupe est pratiquée sur la base de l'écaillé de cet os. a, coupe des sinus frontaux; bosses orbitaires, convexes, formées de chaque côté par la lame orbitaire du frontal; c, échancrure îmoïdalc du frontal.

pariétal. La coupe est pratiquée un peu au-dessus de la suture écailleuse. d, angle ptérique, ou :cle antérieur et inférieur du pariétal; e, angle aslérique, ou angle postérieur et intérieur du pariétal, occipital. La coupe est pratiquée un peu au-dessus de l'inion. /', le grand trou occipital; g, gouttière pilaire ou face supérieure de l'apophyse basilaire de l'occipital; hh', gouttières latérales de l'otcial; i, crête occipitale profonde; j, terminaison de la gouttière sagittale; k, protubérance occipitale .fonde ou endinion ; hh'ijk, la croix de l'endocrâne; l, fosses cérébrales de l'occipital ; m, fosses âbelleuses.

Itbmoide. n, apophyse crista-galli ; o, lame criblée.

| sphénoïde, p, surface olfactive du sphénoïde; q, apophyse ensiforme de la petite aile; r, apophyse lOÎde antérieure; s, selle turcique ou fosse pituitaire; t, lame carrée du sphénoïde, supportant les ix apophyses clinoïdes postérieures; u, lace endocrinienne de la grande aile du sphénoïde, emporal. v, face interne de l'écaillé temporale; w, face supérieure du rocher; x, face postérieure rocher ; y, portion mastoïdienne du temporal, creusée en arrière d'une gouttière qui fait suite à la tlière latérale de l'occipital et qui aboutit au trou déchiré postérieur.

-es de la buse de Vendocrâne. 1, suture fronto-sphénoïdale ; 2, suture ptéro-frontale; 5, suture •o-parictale ; \, suture ptéro-temporale; 5, suture écailleuse; 6, suture pariélo-mastoïdienne ; Jture lambdoïde ; 8, suture occipito-mastoïdienne ; 9, suture ptéro-occipitale ; 10, suture ptéroïnoïdale; H, suture basilaire ou sphéiio-occipitale.

de lu base de l'endocrâne. 12, trou borgne du frontal; 15, trou optique, à l'extrémité de la goule transversale des nerfs optiques; 14, fente sophénoïdale, entre la grande aile et la petite aile du Inoïde; 15, trou grand rond ; 1G, trou ovale; 17, trou sphéno-épineux ou petit rond ; 18, trou déé .intérieur, entre le bord antérieur du rocher et la grande aile du sphénoïde; 19, trou déchiré ' l icur, entre le bord postérieur du rocher et la portion condylicnne de l'occipital; 20, conduit auinterne, sur la face postérieure du rocher; 21, trou condylien antérieur, aboutissant d'autre part rou déchiré postérieur.

ez les singes, ce caractère s'accentue progressi veinent à mesure qu'on s'abaisse la série. Il est souvent assez prononcé pour qu'un moule endocrànien ette de se rendre un compte très-suflisant de la morphologie cérébrale.

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B. Base de l'emhcrâne. La base de l'endocrine, très-élevée en avant, devient de plus en plus profonde en arrière, et forme ainsi une espèce de plan incliné extrêmement inégal. 1° Sur la ligne médiane, les objets qui se remarquent sont: d'avant en arrière, le trou borgne ou épineux; l'apophyse crista-galli, et les gouttières ethmoïdales, criblées de trous, que bornent deux lignes, indices de l'union du coronal avec l'ethmoïde, et sur lesquelles on voit l'orifice des trousorbitaires internes; une suture transversale formée par l'elhmoïde et le sphénoïde ; la surface plane de ce dernier os, sur laquelle reposent les nerfs olfactifsla gouttière transversale destinée aux nerfs optiques; la fosse pituitaire, la laine carrée du sphénoïde, une ligne transverse répondant à l'articulation de l'occipital avec le sphénoïde, la gouttière basilaire, le grand trou occipital, la crête occipitale! interne et la protubérance du même nom ; 2° sur chaque côté, et en avant, se] remarque une surface convexe, servant d'appui aux lobes antérieurs, formée et par les bosses orbitaires et par la partie supérieure des apophyses d'IngrassiasJ bornée en arrière par un bord mousse que reçoit la scissure de Sylvius. Une suture transversale sépare les deux parties qui forment cette surface.

On voit au milieu une fosse large en dehors, très-rétrécie en dedans formée par le sphénoïde qui est en avant, et par le temporal qui est en arriéra bornée dans le premier sens par la fente sphénoïdale, dans le second par le bo supérieur du rocher. Cette fosse, traversée par deux sillons artériels naissant d trou sphéno-épineux, offre la trace : 1° de la grande suture que nous avons vu traverser la fosse temporale; 2° de celle qui, naissant inférieurement de celle-ff unit le sphénoïde au temporal; 3° d'une troisième, formée par l'union du bor antérieur du rocher avec le sphénoïde ; le trou déchiré antérieur termine e avant cette dernière. On voit de plus, dans cette fosse, l'orifice des trous ma laire supérieur, maxillaire inférieur et sphéno-épineux, et celui de l'hiatus Fallope. En arrière s'observe une autre fosse plus profonde que la précéden résultant de l'assemblage de la face postérieure du rocher, d'une très-petite p tion du pariétal, et d'une grande partie de la face cérébrale de l'occipital ; bor en avant par le bord supérieur du rocher, en arrière par la gouttière latér Au fond sont deux sutures qui unissent l'occipital, l'une avec la circonféreij du temporal, l'autre avec le bord postérieur du rocher : elles sont continues dans la même direction ; elles se trouvent interrompues par le trou décli postérieur; l'antérieure est dans un petit enfoncement qui reçoit le sinus pétrj inférieur.

La gouttière latérale, dont une partie borne en arrière cette fosse, est comA nément plus grande du côté droit; quelquefois c'est du côté gauche, vari qui tient à la manière différente dont se divise le sinus longitudinal. L'occipi en haut, le pariétal et le temporal au milieu, l'occipital de nouveau en ï£ concourent à la former. Elle se dirige d'abord horizontalement depuis la protu bérance interne jusqu'au rocher, derrière la base duquel elle descend ensuit pour remonter légèrement, et se terminer à la fosse jugulaire, près de laquelle I trou condyloïdien postérieur vient ordinairement s'y ouvrir. Elle loge le sinu latéral. Le trou auditif interne et l'orifice de l'aqueduc du limaçon en avant les fosses occipitales inférieures et le trou condyloïdien antérieur en arrière, si les autres détails que nous présente cette face.

En résumé, les points les plus frappants que présente à sa surface interne base du crâne sont, d'une part, la multiplicité des orifices qui permettent

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ùsseaux et aux nerfs d'y pénétrer et d'en sortir; d'autre part, la présence des verses fosses qui logent certaines parties de l'encéphale. La plus antérieure î ces dépressions, la fossette olfactive, est à peine accusée sur le crâne humain, on ne pourrait d'après elle se faire une idée de son importance chez la plupart s animaux. La fosse profonde qui est située en arrière des petites ailes du hhénoïde reçoit la partie antérieure du lobe temporo-sphénoïdal. Celle qui est i arrière du bord saillant formé par le bord supérieur du rocher est occupée ■y le cervelet. Quant à la petite dépression médiane profondément encaissée Lire les quatre apophyses clinoïdes, elle loge la glande pituitaire. Sur le crâne L, les saillies qui les limitent forment un relief tellement aigu et tranchant y 'il est difficile de se rendre compte comment la substance cérébrale n'est pas lassée. Mais sur un crâne frais on peut voir que la dure-mère, en s'étendant [lire les apophyses clinoïdes et s'insérant sur le bord du rocher pour former la te du cervelet, vient émousser complètement ces parties et les transformer en |jjane de soutien. Quant aux apophyses d'Ingrassias, elles conservent à la vérité Lir tranchant, mais celui-ci vient se loger dans une grande échancrure du |\-veau, la scissure de Sylvius, et en outre dans ce point une notable acculiilation du liquide sous-arachnoïdien forme un coussinet élastique qui protège I pulpe nerveuse.

■Différences sexuelles. Un crâne étant donné, peut-on déterminer le sexe I sujet? Cette questionn'est pas, semble-t-il, indigne des recherches desanatofctîtes qui se sont si longuement appesantis sur des points d'un intérêt pratique lit aussi peu immédiat. Et cependant on chercherait en vain dans les traités ftssiques des notions de quelque étendue. Il a fallu que l'étude du squelette fût lie à un point de vue moins exclusif pour que cette question fût abordée. k|i mple instructif du concours que doivent se prêter les diverses branches de wiiologie, et du danger de les enfermer dans les cadres étroits du dogmatisme j [itionnel !

l'emprunterai donc encore à peu près textuellement au professeur Broca le Baagraphe qui suit : il est encore tiré des remarquables « Instructions cramîogique et craniométrique » insérées dans le tome II des Mémoires de la

'W il' Anthropologie ('2e série).

màà distinction du crâne masculin el féminin ne repose pas, dit ce savant émi- ■tt, sur des caractères absolus. Il y a dans toute race un type masculin el un I ! féminin qu'un observateur quelque peu expérimenté sait distinguer au Bimier coup d'œil, et qui marque son empreinte sur la plupart des crânes;. I - il y a toujours aussi un certain nombre d'individus dont les crânes parti- I" nt à la fois des deux types. Si l'on excepte les divers organes génitaux pro- I "ent dits, tous les caractères sexuels en sont là, ceux des parties molles aussi î| i que ceux du squelette, le système pileux aussi bien que le système mus- | ire. Ces divers caractères ne présentent de l'homme à la femme que des- I érenecs de degrés; et telle virago peut revêtir dans quelques-uns de ses ■ mes des formes masculines, tandis que des formes féminines s'observent

I ; des hommes plus ou moins efféminés.

il n doit donc s'attendre à trouver dans la plupart des séries un certain nombre M rânes dont le sexe reste incertain. Lorsque tous les caractères masculin ou

II ement les plus importants sont réunis, le diagnostic est des plus faciles; il il est pas moins dans le cas opposé ; mais bien souvent la conformation d'une

AU CRANB (anatomik).

région crânienne dépose dans un sens, et celle d'une autre région dépose dans un sens inverse; il faut choisir alors, en se basant sur l'importance relative et sur le nombre des caractères de chaque catégorie, et ce choix est quelquefois douteux. D'autres fois, aucun caractère n'est décidément masculin, ni décidément féminin; tous sont à un degré intermédiaire, et tout diagnostic serait trompeur. Enfin, parmi les crânes jeunes, dont la suture basilaire est encore ouverte, il en est un certain nombre où les caractères sexuels ne sont pas encore accusés.

Le crâne masculin est en général plus volumineux, plus capace, plus lourd que le crâne féminin ; les saillies, les dépressions qui correspondent à l'insertion des muscles, y sont plus prononcées ; les sinus et autres cavités aériennes y sont plus développées, l'appareil masticateur y est plus puissant. L'ensemble de ces dispositions permet souvent de distinguer les deux sexes au premier coup d'œilj, mais plus souvent encore il est nécessaire de recourir à l'analyse des caractère» Passons donc rapidement en revue les principaux avec le professeur Broca :

1° La glabelle. La glabelle ou bosse nasale est la saillie médiane qui existé à la base du front, au-dessus de la racine du nez. Elle est toujours nulle che| les enfants ; elle apparaît au plus tôt vers la quinzième année, souvent vers vingtième année seulement, ou môme plus lard. Elle est ordinairement pl développée chez l'homme que chez la femme.

Une forte glabelle, nettement détachée sur le profil, indique sûrement sexe masculin. L'absence totale de cette saillie caractérise aussi sûrement sexe féminin; toutefois, dans les premières années de la jeunesse, vers l'âge quinze à vingt ans, un assez grand nombre de crânes masculins sont enc| privés de glabelle.

Lorsqu'il existe une glabelle de petit volume, le diagnostic, de ce chef, res douteux ; car la glabelle de certaines femmes peut être aussi grosse et mê plus grosse que celle de certains hommes.

On ne confondra pas avec la glabelle la saillie des deux petites bosses sourd Hères, qui sont situées à peu près sur le même niveau, mais qui sont latéral Lorsqu'on se borne à examiner le crâne par le profil, ou sur un dessin de pro le contour de la bosse sourcilière correspondante peut simuler celui de la J belle et donner le change sur le sexe du sujet.

2° La courbe frontale et les bosses frontales. On étudie la courbe front sur le profil du crâne. Cette courbe, étendue de la glabelle du bregma, se co pose de deux parties, l'une, inférieure, qui remonte suivant une direction éloignée de la verticale, l'autre, supérieure, qui continue à remonter, mais si vant une direction beaucoup plus oblique. Ce changement de direction s*effect au niveau d'une ligne transversale qui, de chaque côté, passe par les ba frontales, à 5 ou 4 centimètres au-dessus du bord inférieur des arcad sourcilières.

Chez la femme, comme chez l'enfant, les bosses frontales sont, plus saillani et le changement de direction est plus brusque et plus accusé que clijjl : l'homme. La partie inférieure de la courbe frontale est plus droite, plus rwjj prochée de la verticale ; la partie supérieure, au contraire, est plus fuyante, et Br saillie du front se présente sur le profil sous la forme d'une sorte d'angle ob»^ très-émoussé. Les bosses frontales de l'homme sont en général un peu plus èr vées au-dessus des arcades orbitaires, plus écartées l'une de l'autre, cl en moins saillantes, à tel point qu'elles sont quelquefois tout à fait effacées.

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mrbe frontale alors est presque régulière, presque uniforme, depuis la partie périeure de la glabelle jusqu'au bregma.

Les bosses frontales sont quelquefois très-saillantes sur les crânes masculins ù présentent la suture métopique, mais elles se distinguent alors de celles de femme par un grand écartement.

3° Arcades sourcilières . Les arcades sourcilières de l'homme sont plus ^lumineuses, plus épaisses, et aboutissent à une apophyse orbilaire externe us épaisse et plus saillante. La voûte orbitaire est plus concave, et la fossette . rvmale qui existe derrière la partie externe de l'arcade est plus profonde. Ii'iez la femme, cette partie externe de l'arcade sourcilière est mince, et quelel'ois semblable à un tranchant émoussé. L'étude du degré de minceur ou Epaisseur de ce bord fournit un caractère important pour la distinction des mes.

14° Uinion (protubérance occipitale externe) et la ligne occipitale. Ces pars sont au nombre de celles qui présentent, suivant les individus et suivant les Éfe, le plus de variétés. L'inion peut former une grosse saillie rugueuse, ourbée en bec, longue de beaucoup plus de 1 centimètre; il peut se réduire î tout petit tubercule, il peut manquer complètement, il peut même être placé par une petite dépression.

a ligne occipitale, ou ligne demi-circulaire supérieure de l'occipital, qui a détache horizontalement pour se diriger de chaque côté vers l'astérion, n'est moins variable : quelquefois c'est une véritable crête, épaisse et saillante, ilee par deux contours concentriques et espacés de plusieurs millimètres; litres fois, ce n'est qu'une ligne simple et presque sans saillie, ou seulement empreinte à peine visible ; et souvent enfin il n'en existe absolument aucune ce.

l'inion et la ligne occipitale ne sont nullement, solidaires. La ligne peut être -prononcée et l'inion presque nul; l'inion peut être très-volumineux et la e presque effacée, au moins dans sa partie externe. Néanmoins ces deux ctères marchent ordinairement de front, et ce que nous allons dire de ion est presque toujours applicable à la ligne occipitale, 'une manière générale, l'inion est plus fort chez l'homme que chez la femme, i cette différence varie notablement suivant les races, et, par exemple, elle beaucoup plus grande en moyenne chez les Européens que chez les Nègres.

toute race, un inion très-volumineux, accompagné d'une ligne occipitale :loppée en forme de crête, indique toujours le sexe masculin ; et l'absence le de l'inion et de la ligne occipitale chez un sujet tout à fait adulte établit I très-grande probabilité en faveur du sexe féminin. Mais, dans toute race i, l'inion de certaines femmes est plus développé que celui de certains urnes. Les différences sexuelles de l'inion ne sont donc pas absolues; elles fissent néanmoins des indications très-précises, et ces indications sont jquefois tout à fait certaines.

Les condyles occipitaux sont ordinairement plus larges et plus massifs l'homme que chez la femme. Il ne faut accorder à ce caractère qu'une îr secondaire.

Les apophyses styloïdes tirent leur importance de leurs connexions étroites l'appareil laryngien. Leur volume est, en général, en rapport avec celui du x, et on sait que l'appareil vocal de l'homme est plus ample que celui de unie. Ce qu'il y a à considérer dans les apophyses styloïdes, ce n'est pas

426 CRANE (akatomie).

tant leur longueur que leur grosseur. Leur longueur est en moyenne plus considérable chez l'homme , mais elle est très-variable dans les deux sexes • en outre, elle s'accroît beaucoup dans la vieillesse, ou même dès l'Age mur, par suite de l'ossification de la partie supérieure du ligament stylo-hyoïdien, de sorte qu'une vieille femme d'un certain âge peut avoir des apophyses shloïdes plus longues qu'un homme simplement adulte. On ne peut donc tirer de la longueur de ces apophyses que des indications assez vagues. Le plus souvent d'ailleurs, elles sont brisées à leur base et leur longueur reste inconnue. MaisU largeur de cette base peut toujours être constatée, et fournit un caractère sexuel d'une valeur sérieuse, car elle est généralement beaucoup plus petite chez fl femme que chez l'homme.

7° Les apophyses mastoïdes, très-petites chez l'enfant, sont peu volumineuse! chez les jeunes gens des deux sexes, et chez la plupart des femmes. Elles croie! sent au moins jusqu'à trente ans, et probablement plus tard encore. Elles peul vent devenir assez grandes pour descendre au-dessous du reste de la base fl crâne, et alors, lorsqu'on place le crâne sur une table, il y repose par le somme! de ses apophyses mastoïdes. Ce cas ne se présente guère que chez les hommeW

La longueur des apophyses mastoïdes varie notablement suivant les racefl Ainsi, certains Nègres d'un âge mûr ont ces apophyses aussi petites que cew taines jeunes femmes d'Europe. La grandeur absolue des apophyses mastoïd ne fournirait donc le plus souvent que des données peu certaines ; mais lorsquV] étudie comparativement ces caractères sur les crânes d'une même série, d'une même race, on en tire pour le diagnostic du sexe des probabilités ass grandes. Il faut savoir toutefois que, dans toutes les races, quelques homi ont des apophyses mastoïdes très-petites.

La rainure digastrique, située sur la base de l'apophyse mastoïde, esU général plus longue, plus large, plus profonde chez l'homme que chez la femi La crête sus-mastoïdienne, qui prolonge en arrière du conduit auditif la îac antéro-postérieure de l'arcade zygomatique, et qui sépare la région ma dienne de la région de l'écaillé temporale, se réduit chez la plupart des fer à une simple ligne, souvent presque invisible ; lorsqu'elle est bien sailk en forme de crête, c'est un indice très-probable du sexe masculin.

8° Aux caractères précédents nous en joindrons d'autres qui, bien qu'il soient pas tirés de l'étude du crâne proprement dit, ne seront pas déplacés i La région faciale présente habituellement chez l'homme des contours rudes, des surfaces plus inégales. La fosse canine est plus profonde, le inférieur ou massétérin de l'os malaire est plus épais. Les arcades alvéola sont plus fortes, la voûte palatine plus large, les dents plus volumineuses, M verture des narines postérieures plus haute. La mandibule est plus massive^ branches plus larges, son apophyse coronoïde plus longue.

Ces divers caractères ne valent que par leur ensemble; chacun d'eux, plusieurs d'entre eux, peuvent présenter chez certaines femmes plus de loppement que chez certains hommes. Du reste, ils sont loin d'avoir tousj même valeur. Ceux qui ont le plus d'importance dans le diagnostic du sa sont les suivants : Le volume de la glabelle; La forme de la courbe frontale] de la saillie du front ; Le degré de minceur ou d'épaisseur de la partie terne de l'arcade sourcilière ; Le volume de l'inion et l'état de la ligne pi taie.

CRANE (anatomie). 427

lorsque ces quatre caractères déposent dans le même sens, le diagnostic ne ;se presque aucun doute, quand même les autres caractères ne seraient pas ceord avec eux.

îaïacité du craîse. L'étude de ce caractère offre surtout de l'intérêt lorson l'envisage sur une série de crânes pour déterminer les moyennes servant ablir une comparaison entre les sexes et les races. Il n'est donc pas étont que les anatomistes purs l'aient à peu près complètement négligée pour ser celte tâche aux anlliropologistcs. Il serait injuste cependant de ne pas ktionner les recherches de M. Sappey (Mémoires de la Société de Biologie, II de la 5e série, 1862, p. 109). Malheureusement ce savant, usant de proîs défectueux (multiplication l'un par l'autre de trois diamètres internes >rb-postérieur, transversal et vertical), n'est pas arrivé à des résultats satisîants.

ne autre méthode, tout autrement rationnelle, consiste dans l'emploi comi île deux procédés : le jeaugeage, dans lequel on remplit le crâne d'une itance convenablement choisie, et le cubage, dans lequel on en détermine le me. Celte opération a été pratiquée avec de l'eau par Sœmmering, Yirey,. twell; avec du mercure par M. Broca, sur un crâne étalon destiné à contrô- 'exactitude de chaque procédé; avec du sable par Hamilton et M. B. Davis; du millet par M. Tiedemann et M. Mantegazza; avec des grains de mou- 3 blanche par Philipps; avec de l'orge perlée par M. Welcker, et enfin du plomb de chasse par Morton et M. Broca. J'indiquerai, pour mémoire,

dans un ballon de caoutchouc , les moules intra-crâniens, etc En

e, cette méthode, quelque ingénieuse qu'elle fût, en l'absence de règles qui la missent à l'abri des nombreuses causes d'erreur qu'elle com- 3, ne pouvait donner que des résultats très-approximatifs, jusqu'au moment I. Broca lui a donné une précision mathématique (Mémoires de la Société thropologie, t. II, 2e série, 1875). Je ne saurais entier ici dans les ills minutieux que l'on trouvera consignés dans le savant travail de cet r. Pour donner une idée de la précision que l'on peut obtenir, je dirai soient que les résultats obtenus ne varient pas sur un même crâne de de 5 centimètres entre les mains de la même personne ou d'une personne ente.

moyenne paraît être d'environ 1500 centimètres cubes, s races inférieures ont une capacité moindre que les supérieures. Sous ce rt, les Australiens sont les plus mal partagés : 1224 centimètres en nne, d'après les mensurations de M. Topinard. Les Américains ont égalela cavité crânienne petite, aussi bien leurs crânes normaux que leurs crâéformés. Elle grandit dans les races jaunes, et atteint son maximum dans ices blanches. Les Auvergnats ont 1525 centimètres cubes. Les trois cent 'e-^ingt-quatre Parisiens de M. Broca, 1427. D'un sexe à l'autre, la difféest si grande qu'il est de toute nécessité de les mettre à part. Dans les actuelles, cette différence varie au moins de 143 centimètres cubes à chose curieuse, elle n'est plus que de 99,5 dans la seule des séries consiles <pie nous possédions des temps préhistoriques (Troglodytes de la 3). La capacité cérébrale la plus forte que nous connaissions est de centimètres cubes, chez un Parisien, et la plus faible, de 1094, chez

da

inan.

4'28 CRANE (anatomie).

La capacité crânienne paraît varier avec ,1'état intellectuel (voy. sur ce sujet Crakiologie).

Epaisseur. On observe de très-grandes différences dans l'épaisseur de la boîte crânienne en ses diverses régions. D'une façon générale, c'est la voûte qui à ce point de vue offre le plus de régularité. Quant à la base, elle présente les contrastes les plus frappants : comparez la minceur des voûtes orbi taira des fosses ethmoïdale et piluilaire, avec la solidité massive de l'apophyse basilaire et de la pyramide du temporal.

Quant à l'épaisseur des os de la voûte, elle intéresse à un très-haut degré le chirurgien qui est appelé à pratiquer l'opération du trépan. Elle est très-variable suivant les sujets.

Blandin la porlait, terme moyen, à 9 millimètres, ce qui est évidemment exagéré; sur 4 crânes de suppliciés, la moyenne épaisseur des pariétaux, pri£ dans le point où elle était la plus grande, a été trouvée de 5 millimètres ■ Parchappe ; les extrêmes étaient de 4 à 5 millimètres.

L'épaisseur du frontal et de l'occipital s'en rapproche en général ; mais il etti remarquable que les bosses occipitales inférieures et la portion écailleuse M temporal, qui- sont recouvertes de muscles, sont beaucoup plus minces ; enfin, et des trois points surtout où l'épaisseur augmente singulièrement, savoir : kM protubérance de l'occipital, à la base du frontal, et à la région mastoïdienne.

La moyenne de l'épaisseur de l'occipital, de la protubérance interne à l'externe,, a varié, sur 18 individus dont Parchappe a donné le tableau, de 6 à 15 mi mètres; moyenne 10 millimètres. Toute cette épaisseur est remplie par diploé. La partie inférieure et antérieure du frontal est plus épaisse ; les di lames de cet os sont là écartées, comme on sait, par les sinus frontaux, qui rép dent en général à l'arcade sourcilière et ne dépassent pas sa limite exler mais qui quelquefois aussi s'étendent jusqu'à l'apophyse orbitaire externe frontal. Ils sont plus développés chez l'homme que chez la femme, et ch vieillard que chez l'adulte. Sur 15 hommes de trente et un à soixante-dixans, Parchappe a trouvé pour moyenne 16 millimètres; pour extrêmes, il 25 millimètres. Pour 7 individus au-dessous de cinquante ans, M. Malgaig trouvé en moyenne 17 millimètres, et 15 seulement pour les 6 sujets âgés. Sur 5 femmes, l'épaisseur variait de 10 à 16; moyenne, 15 millimS (Traité d'anat. chir., 2e édii., t. I, p. 591).

Enfin, dans la région mastoïdienne, l'épaisseur est plus grande encore ; les deux tables se trouvent les cellules mastoïdiennes, qui communiquent l'oreille interne.

On voit par là combien l'épaisseur de la voûte crânienne diffère suivai sujets, suivant les régions et dans divers points d'un même os. La meill preuve, remarque justement Malgaigne, de la difficulté d'établir ici des donne précises, c'est que Gcrdy professait qu'au niveau des sutures l'épaisseur au mente, tandis que Yelpeau soutient qu'elle diminue. Chez certains sujets, * effet, le sinus longitudinal supérieur marque son passage par une goutlièiv (j suit la suture sagittale, et les os sont amincis d'autant; chez d'autres, la i;ou tière s'écarte en dehors ou n'existe pas, et réellement les os sont plus épaJ Enfin, certains sujets ont les os du crâue très-minces, et sont par là même iri'jj exposés aux fractures, comme Bennati en a offert un déplorable exemple (Ma j gaigne) ; d'autres les ont très-épais.

CRANE (anatomie). 459

Les différences d'épaisseur du crâne tiendraient-ils quelquefois à l'influence régime alimentaire? Le docteur Hodgkin, d'après Foville, a constaté le peu paisseuret l'extrême légèreté d'un assez grand nombre de crânes provenant peuplades qui se nourrissent presque exclusivement de poisson. Mais d'au-

I peuples, ajoutent-ils, présentent une épaisseur considérable du crâne, sans on trouve dans la nature des aliments dont ils usent des particularités sufimtes pour expliquer ces différences.

h sait parfaitement aussi qu'un grand nombre de crânes qui ont appartenu ■s individus atteints de folies chroniques offrent un épaississement et une cnentation de consistance et de poids très-considérable. Dans d'autres cas, qu'on ait noté rien de particulier pendant la vie des sujets, on a trouvé ws du crâne d'une épaisseur considérable, tantôt avec augmentation, tantôt diminution de la consistance des os qui le composent. On voit dans tous musées des échantillons de ce •e.

iville rapporte, à ce sujet, un îple des plus remarquables :

celui d'un crâne dont les «es proportions avaient fixé fention des observateurs penla vie du sujet, qui vint à rir d'une fluxion de poitrine, ant briser circulairement ce 'î pour en extraire le cerveau,

II le vit avec surprise mon marpénétrer dans la substance îe il eût pu faire dans celle îondylcs du fémur d'un vieilli Ce crâne avait au front plus L pouce d'épaisseur, et au lieu

brisé par éclats sous les i> de marteau, il se laissait

r par le bout de cet instrument, qui produisait une cavité parfaitement V sur sa forme : sa consistance avait donc perdu en même temps que son seur était augmentée.

cette incertitude sur l'épaisseur des os résulte, pour le chirurgien qui |ue le trépan, la nécessité d'aller à tâtons, en retirant la scie de temps à et sondant les divers points de la rainure circulaire qu'elle creuse sur K>ur savoir s'il est traversé de quelque côté plutôt que des autres, et à î distance probable on est de la dure-mère. On avait défendu d'appliquer • opération au niveau des sinus frontaux, surtout à cause de l'écartement l des deux tables osseuses, qui laisserait pénétrer la scie beaucoup plus ms le point où il serait moindre. Mais on saurait au besoin éluder cette il té en sciant la table externe avec une couronne plus large, et l'interne lune couronne plus petite (Malgaigne).

| culaiuté, nutrition et RÉPARATION. Les os du crâne reçoivent du sang ;1 par l'intermédiaire des vaisseaux venus du péricrâne et de la dure-mère, I à de nombreux orifices que l'on peut voir à la loupe sur les deux tables.

Fig. 39. — Hyperostose de la voûte du crâne.

430 CRANE (anatomie).

Tous ces vaisseaux sont de petit calibre et leur territoire est forès-limité. Il n'y a point là d'artères nourricières comme on en voit dans d'autres os plais, les iliaques, par exemple. C'est surtout la dure-mère qui fournit ces ramuscules : aussi le péricrànc peut-il être assez largement décollé sans qu'il se produise de nécrose. Tout se borne ordinairement à une exfoliation très-superficielle. Dam certains cas pathologiques ces artérioles peuvent acquérir un développement remarquable. J'ai vu, dans une opération de tumeur cirsoïde artério-veineuse de la région frontale faite par le professeur Verneuil à la Pitié en 1 87 i, le sang pleuvoir par une multitude de petits jets qui semblaient sortir de Pintérieur de l'os; cette liémorrbagie ne put être arrêtée que difficilement.

La circulation veineuse offre une disposition assez compliquée. En certains points, il existe dans le diploé des cavités ramifiées, tapissées par la membrane interne du système vasculaire à sang noir, et qui communiquent d'une part avec les sinus de la dure-mère, d'autre part, avec le système veinem •extra-crânien. Ces canaux du diploé ont été pour la première fois bien repréJ sentés par Breschet, et depuis lors sa description a été plus ou moins c par tous les auteurs. Du reste, leur importance et leurs connexions offrent a de variété pour qu'on ne puisse les indiquer d'une façon rigoureuse. C'est les crânes de vieillards qu'ils offrent le plus de développement et qu'on ] voit constituer un système continu qui aboutit en définitive à quatre ou ci confluents principaux. Les canaux qui occupent les parties antérieure, moyenne du crâne convergent vers l'échancrure sus-orbitaire et s'ouvrent d; les veines de ce nom. De là le sang passe dans la veine ophthalmique, qui porte au sinus caverneux. Il existe parfois un second groupe de canaux sur côtés du frontal, qui aboutit à un pertuis situé au dedans de l'apophyse orbi externe, et se jette à ce niveau dans la veine ophthalmique. Un troisifl groupe se porte des parties latérales du crâne à l'angle antéro-inférieur pariétaux où leur tronc commun s'abouche dans la méningée moyenne, quatrième, dont le confluent est à l'angle postéro-inférieur du pariétal, w jeter dans le sinus latéral en passant par le trou mastoïdien. Un cinqui groupe, enfin, dont les origines sillonnent l'occipital, se termine au niveau trou condylien postérieur et passe dans le sinus latéral, soit directement, par l'intermédiaire de la veine condylienne postérieure.

L'existence de ces réservoirs veineux explique, suivant la remarqua Malgaigne, comment à travers une fissure ou une fracture du crâne il s'écouler du sang à l'extérieur, sans qu'il y ait décollement de la dure-mère hémorrhagie à l'intérieur. Mais c'est surtout au point de vue physiologique offrent une grande importance, sur laquelle on n'a peut-être pas assez insisté

Nous avons vu qu'ils communiquent facilement, d'une part, avec les sm de la dure-mère (qui reçoivent les veines du cerveau), d'autre part, avç| veines de la surface du crâne et de la face. Tous ces canaux veineux ! dépourvus de valvules, ainsi que la veine ophthalmique, dont le rôle physï gique est tout à fait analogue. Par suite, le cours du sang peut s'y faire d un sens ou dans un autre, suivant que la pression est plus forte à l'extérieur à l'intérieur du crâne. A l'état ordinaire, nul doute que le sang veineux ai des parties superficielles vers les parties profondes, et se jette dans les sij Mais qu'il survienne une stase dans ces réservoirs, et aussitôt le cours du sï veineux est renversé et toutes les veines superficielles du crâne et de la fi subissent une distension manifeste. Ce n'est donc pas au seul liquide ccpfo

CRANE (anatomie). 431

îbidien qu'est dévolue une fonction régulatrice de la pression intra-crânienne. trouve un efficace auxiliaire dans les véritables canaux de dérivation qui silîiinenl et traversent le diploë. Ce rôle devient particulièrement manifeste mis les états pathologiques où, par suite d'une lésion cardiaque ou pulmonaire, obstacle durable est apporté à la déplétion de l'oreillette droite. Qu'on se ripelle la face vultueuse, les yeux injectés et saillants des asystoliques. le n'ai pas à m'étendre ici sur le liquide céphalo-rachidien (voy. Encéphale); ne suffit d'en avoir rappelé les usages bien connus.

L'encéphale se trouve donc doublement assuré contre les variations de preso, et en présence de ce mécanisme ingénieux on ne peut s'empêcher de uver que les chirurgiens ont admis bien facilement l'existence d'une com- <4Ssion cérébrale. Comment pourrait-elle être produite par un léger enfoncemt de la voûte, alors qu'il suffit du déplacement d'une petite quantité du iide, soit séreux, soit sanguin, contenu dans la boîte crânienne, pour rétablir >si l'équilibre? Certes, on ne saurait nier l'existence de la compression céré- Me, mais il faut, me semble-t-il, limiter considérablement le nombre de cas eelle peut être invoquée, et remplacer dans la grande majorité des cas cette iaon par celle d'irritation cérébrale.

ùes os du crâne sont, à l'état frais, compris entre deux plans fibreux: l'un M iie, ie périoste ou péricrâne, l'autre interne, la dure-mère. Ces deux meranes représentent, bien qu'avec de profondes modifications, les restes du tissu ryontiaire, duquel les os ont pris naissance. Ainsi s'explique leur forte adhée au niveau des sutures.

est aisé de décoller la dure-mère au niveau de la voûte, et dans les autop- , lorsqu'on enlève la calotte du crâne, on peut, par suite, la laisser intacte; 'en est pas de même au niveau de la base où elle offre une très-intime iivuce aux os. Aussi, tandis que les fractures de la voûte ouvrent très- ; Tient la cavité arachnoïdienne, cette ouverture est presque immanquable dans uactiires de la base. La délicatesse de l'arachnoïde est telle que dans un I traumatisme il se produit bien facilement une déchirure, soit de cette ibrane elle-même, soit des gaines qu'elle fournit aux vaisseaux et aux nerfs ; in mot, l'ouverture de la cavité sous-arachnoïdienne coïncide presque tou- ; avec l'ouverture de la cavité arachnoïdienne causée par les fractures de se. Ainsi s'explique l'écoulement du liquide céphalo-rachidien, adhérence de la dure-mère aux os augmente avec l'âge, et il est assez fréiit, en enlevant la calotte crânienne sur des vieillards, de laisser des lamelles ises adhérentes à cette membrane.

dure-mère paraît jouer, comme nous l'avons dit, le principal rôle dans la ttion des os du crâne : il était donc naturel de supposer qu'elle devait avoir us grande part dans les phénomènes de réparation. Les expériences de Hier ont prouvé que le pouvoir ostéogénique de cette membrane fibreuse

-médiocre et ne peut être comparé à celui du périoste des os longs, clinique a, du reste, depuis longtemps, montré la difficulté extrême de la diiction osseuse dans les pertes de substance de la voûte, à la suite soit du n, soit de l'extraction d'esquilles. L'ouverture semble alors se rétrécir, ut grâce au bourgeonnement des bords mêmes de la plaie osseuse, ce qui le rétrécissement concentrique de la perforation. Mais il reste presque rs une partie qui est obturée par du tissu fibreux. Cette absence de répa-

432 CRANE (anatomie).

ration osseuse complète serait constante, suivant Larrey, quand l'ouverture dépasse 2 ou 3 centimètres (Clinique chirurgicale, t. V, p. 5). Sur plusieurs crânes présentés, au siècle dernier, à l'Académie de chirurgie par Fa"et et Morand, crânes qui provenaient d'individus trépanés longtemps avant leur mort les trous n'étaient bouchés qu'en partie par une substance osseuse, et au centre restait un orifice bouché par une substance plus tendre (Mémoires de l'Acad. de cliirurg., t. I, p. 267). On ne peut cependant dénier entièrement toute intervention ostéogénique à la dure-mère, mais les cas où elle se montre sont exceptionnels. Humphry (loc. cit., p. 198), dans plusieurs cas de larges perles M substance de la voûte, dit avoir observé dans le cal fibreux plusieurs novaui osseux disséminés dont il est vraisemblable d'attribuer la formation à la duremère. Un exemple du même genre existe au Musée d'anthropologie.

Les réparations osseuses se faisant si difficilement à la voûte crânienne où le sang abonde, Malgaigne avait pensé qu'à la base et surtout dans les parties les plus compactes comme au rocher elles ne devaient pas être possibles., A l'appui de cette idée, l'éminent chirurgien citait deux observations remaia quables : l'une appartient à Duverney ; le malade étant mort trois mois apr« l'accident, on trouva une fracture qui, commençant au devaht de l'apophysa mastoïde, traversait les deux rochers et la selle du sphénoïde. L'écartement étan d'environ 2 millimètres; la nature paraissait n avoir fait aucun effort pouM en procurer la réunion. L'autre fait est <lù à Mauran : la fracture avait sépajj une portion du rocher; un abcès s'était développé à l'entour, et le maladT succomba au bout de trois ans (Mémoires de iAcad. de chirurg., t. I, p. 190j et Supplémeiit aux institutions de Heister, p. 84).

M. Richet s'est justement élevé contre l'opinion trop exclusive de Malgaign Il a cité des observations de consolidation osseuse tant à la base qu'à la voù Il reconnaît, du reste, qu'il est des cas où le cal est très-peu apparent, d'aut où il manque tout à fait. Il attribue ce fait à deux causes principales : la no; participation du péricrâne et de la dure-mère au travail réparateur, et la vitaU inférieure des os crâniens. C'est, en somme, bien moins une explication qu'il constatation pure et simple. Toutefois un certain nombre de points restent Lien établis à la suite de celte discussion où s'est complu l'éminent auteur du Traité, d'anatomie médico-chirurgicale (5e édit., p. 266) : 1° Les solutions de continuité du crâne, alors même qu'elles sont accompagnées d'enfoncement des fragments, peuvent se cicatriser, si les os restent en contact ; 2° les pertes de substance,* moins d'être très-légères, ne se réparent qu'au moyen d'une membrane plus ou moins épaisse s'insérant solidement au pourtour de la perforation ; 5° les fractures linéaires, les fissures, les fêlures sans écartement, se cicatrisent en général d'une manière tellement parfaite qu'il est souvent difficile d'en retrouver Ja trace; mais elles semblent mettre un long temps à arriver à une consolidation parfaite, surtout dans les os dans la structure desquels la substance coinpacte entre pour la majeure partie; 4° enfin, dans les cas où les fragments restent écartés, la cicatrisation des surfaces fracturées se fait isolément, et les fentes qui restent entre elles persistent indéfiniment fermées seulement par une membrane. — Quant à la réparation des plaies des os du crâne exposées à l'air, elle ne diffère pas de celle que l'on observe partout ailleurs.

Rapports du crâne avec le cerveau. , La surface interne du crâne n e>| séparée des circonvolutions que par des membranes très-peu épaisses et une

CRANE (anatomie). 455

uantité toujours minime de liquide céphalo-rachidien. Il est donc évident à riori que la forme de l'endocrâne reproduit exactement celle du cerveau.

Mais, il faut bien le dire, l'idée qu'on peut ainsi se faire de la morphologie de encéphale est dépourvue de détails et de précision. Le plus souvent dans la ice blanche, suivant la remarque de Gratiolet, les plis cérébraux ne laissent sur table interne aucune empreinte distincte. Dans les cas exceptionnels où elles mit profondément dessinées, .c'est, comme je l'ai déjà dit, que les circonvolu- (ons offrent une simplicité particulière ; on se rend aisément compte de ce fait; mis la surface du cerveau offre de plis, plus ils sont pressés les uns contre les très et tendent à constituer un relief uniforme. C'est donc chez les individus ant subi un certain arrêt de développement cérébral (imbéciles, idiots, miicéphales) ou chez les races inférieures que l'étude des moules intra-crâniens ut donner une juste idée de la topographie cérébrale. Il est intéressant de wnarquer que les crânes préhistoriques présentent ordinairement ce caractère nfériorité. Ainsi sur le crâne célèbre de Néanderthal on distingue manifes teint la place de la scissure de Rolando.

Si l'endocrâne se moule imparfaitement sur les circonvolutions, on conçoit ■ la surface externe ou exoerâne traduise leur relief d'une façon encore plus [•parfaite. Les prétendues bosses des phrénologistes ne correspondent donc exceptionnellement à un développement corrélatif de la circonvolution sous- $nte. A joutons qu'en certains points leur relief est uniquement dû à l'écartennt des deux tables de l'os par des cavités remplies d'air (sinus frontaux, iules mastoïdiennes). Toutefois, bien que la phrénologie ne base ses excesprétentions sur aucun fait sérieux, il n'en est pas moins vrai que d'une 'ère générale la forme et les proportions du cerveau peuvent être apprêts par celles du crâne, et qu'on peut juger ainsi des dimensions relatives grands lobes de l'encéphale. Malheureusement l'étude des fonctions de ces ivs lobes est encore trop obscure pour qu'on soit autorisé à rien déduire de zh d'après des observations de ce genre.

'étude des rapports du crâne et du cerveau a été l'objet dans ces derniers pa de recherches sérieuses dans un but vraiment scientihque. Mais, au lieu e baser sur un élément d'appréciation aussi décevant que les reliefs de la ce du crâne, on s'est efforcé de trouver des points de repère plus précis en rminant avec exactitude les rapports des sutures principales avec les grandes ures et les circonvolutions du cerveau.

a première idée paraît en être venue à Gratiolet (1857). Cet éminent anatoe rechercha d'une part les rapports de la suture coronale avec le sillon, our mieux dire la scissure de Rolando, et, d'autre part, ceux de la suture nloïdeavec la scissure occipitale. Préoccupé des résultats qu'il avait obtenus les singes, il crut reconnaître que les premières étaient placées l'une au- .is de l'autre et dans le môme plan, et, contre son attente, que la scissure >itale était toujours située très en arrière de la suture lambdoïde. Cette le erreur doit être mise plutôt sur le compte du procédé défectueux dont tait servi que sur celui de la méthode qu'il avait adoptée. 18G1, M. Broca reprit cette question ; il inventa, à cet effet, le procédé i Iches, procédé d'autant plus remarquable, qu'il joint à une extrême sim- I é la plus rigoureuse exactitude. A l'aide des fiches il démontra: i°jjue la 1 ire de Rolando est de beaucoup postérieure à la suture coronale; 2° que la

DI6T. KMC. XXII. 28

43i CRANE (anatomie).

suture lainbdoïdc coïncide presque toujours à quelques millimètres près avec la scissure occipitale. Il eut l'occasion de rendre Graliolet témoin de ses expériences et de lui faire voir l'erreur qu'il avait commise. La même année, il donna pour la première fois une description sommaire de son procédé dam son mémoire Sur le siège de la faculté' du langage. On ne saurait trop précises! les dates.

Bischoff publia en 18G8 un ouvrage important sur les circonvolutions cérébrales de l'homme, dans lequel nous trouvons quelques rapports crânio-céi$ braux. L'auteur n'a pas eu sans doute connaissance du procédé de M. Broca, puisqu'il ne cite pas le mémoire de 1861, mais, par un heureux hasard, il se trouve que son procédé est identique à celui du savant français, à cette parliculiarité près que les fiches qu'il emploie, au lieu d'être en bois, sont en fer.

Trois ans plus tard, M. Broca eut l'idée d'appliquer son procédé des fiches» l'étude de la tète d'une vieille femme qui avait subi', dans son enfance, la déformation toulousaine, et put calculer mathématiquement la déformation cérf brale consécutive à celle du crâne.

Ainsi que cela se produit aux débuts d'une étude nouvelle, les recherJ avaient porté sur un nombre de sujets restreint et sur quelques points seul ment de la question. C'est en Russie que devait paraître le premier trav complet. M. lleftler, élève du professeur Landzert, entreprit, à l'instigation son maître, et avec l'aide d'un procédé qu'il lui devait également , des recheri longues et pénibles qu'il a eu le mérite de mener à bonne fin. l.c procédé M. Landzert ne laisse rien à désirer sous le rapport de l'exactitude, mais il j très-compliqué. M. lleftler a eu la patience de s'en servir pour un grand nor d'observations très-consciencieuses qu'il a consignées dans une thèse remarqua (5 mai 1875). Ce travail a été analysé dans la Revue d 'Anthropologie , t. Y, et sjj traduction du russe en allemand vient de paraître tout récemment.

Ces recherches n'étaient pas encore connues, lorsqu'à son tour M. le pro| seur Turner (d'Edimbourg) publia dans le Journal of Analomy ami sioloejy (novembre 1873 et mai 1874) un mémoire sur le même sujet. Le cédé nouveau dont il s'est servi offre quelques points de ressemblance celui de M. Landzert. L'auteur ne paraît pas l'avoir appliqué à un grand non bre d'observations. Bien qu'il n'ait choisi que des sujets adultes et du masculin, il a pu néanmoins se rendre compte de la fixité de certains rappfi et des variations étendues que présentent certains autres.

Ce dernier mémoire n'était pas imprimé et le travail de M. Heftler n'avait encore franchi les limites de la Russie, quand M. Broca mit au courant question M. Ch. Féré, élève distingué des hôpitaux. Celui-ci reprit en il avec le procédé des fiches, la topographie crânio-cérébrale sur une vaste échdl Il recueillit cinquante-quatre observations (Salpêtrière, service de M. Chai sur des femmes dont le plus grand nombre avait dépassé soixante ans, cl huit hommes du même âge (Bicêtre). La moyenne qu'il a dressée pour la (et peut passer pour définitive, si l'on ne tient pas compte des conditions spécia dans lesquelles se trouvaient les sujets qu'il a examinés. Les résultai- de i recherches ont été le sujet d'une note adressée à la Société anatomique el à Société de biologie au commencement de janvier 1876, et d'une analyse dans Revue d'Anthropologie (juin 1876).

A M. Féré revient aussi le mérite d'avoir trouvé une application nouvelle procédé des fiches. Il s'est attaché à déterminer la situation des parties pr

CRANE (anatomie). -435

ûdes du cerveau, des noyaux gris centraux, par rapport aux parois crâniennes, a adopté dans ses recherches le procédé de M. Broca, auquel il a ajouté, lur les besoins de sa cause, une modification ingénieuse, la congélation du rveau.

Une des dernières publications parues sur les rapports crânio-cérébraux partient à M. Ecker (avril 1876). Dans son mémoire, l'auteur étudie les raprts normaux du crâne et du cerveau, pour arriver à reconnaître « l'influence >s déformations artificielles du crâne sur le volume, la forme et la situation cerveau et de ses diverses parties. » Il examine ensuite, à ce point de vue,» crânes américains, qui présentaient la déformation connue sous le nom .o-lais de flat heads, en français têtes-plates. Il s'est servi dans ses recberches procédé de Gratiolet et de celui de M. Broca qu'il a fondus ensemble en attrilant gracieusement le dernier à son compatriote Bischoff. Plus récemment, M. Broca a publié, dans la Revue d'Anthropologie, un long '■moire sur la topographie crânio-cérébralc où il étudie comparativement tous procédés qui ont été mis en usage et les applications nombreuses qu'on peut ar donner.

Enfin M. de la Foulhouze, dans une thèse très-consciencieuse, a étudié un [ni spécial de cette vaste question en prenant pour sujet de ses recherches rapports du cerveau avec la voûte du crâne chez les enfants (Th. de Paris, llet 1876).

l peine ces nouvelles données avaient-elles attiré l'attention du monde savant, • des chirurgiens eurent la louable pensée de les faire &ervir à la pratique ; •les associant avec les notions nouvellement acquises sur les localisations céales, ils conçurent le projet de donner à l'opération du trépan une précision i e nouvelle. Le plus impatient de ces novateurs crut même pouvoir déterminer le crâne une région motrice « au centre de laquelle, dans le doute, l'opérapeut frapper presque à coup sûr », et, s'il n'obtient pas de résultat, il propose iiultiplier les couronnes de trépan; « on pourrait, dit-il, couvrir au besoin c la région et faire encore une bonne opération » (Bullet. de la Soc. de rg., \\ février 1877, p. 123). Certes, il est pénible déporter atteinte mssi belles illusions. Toutefois on ne peut guère les conserver, si l'on eone que la région motrice à laquelle l'auteur que je cite assigne 8 centim. ut sur 3 centim. de large offre réellement, en précisant les limites mêmes lui assigne, environ 63 centim. carrés. Il y a plus : pour que la chirurgie retirer un très-grand bénéfice des connaissances des rapports exacts du et du cerveau, il faudrait tout d'abord que les fonctions des divers déments de l'écorce cérébrale fussent établies d'une façon certaine : or, malgré . . . o

ables efforts qui nous font prévoir une solu'ion plus ou moins prochaine,

'est point encore fait, à une seule exception près (la circonvolution de ). Jusqu'à ce que cette étude à peine ébauchée ait donné des résultats défini , la connaissance des rapports anatomiques de la voûte crânienne et de 1| 'pliale ne sera pourtant pas dénuée d'intérêt pour le clinicien. Elle lui péril -a souvent, à la suite d'une plaie de tête, de déterminer d'une manière M 2 les points de la surface du cerveau qui ont pu être blessés, de même ql peut juger des lésions probables des viscères d'après la situation d'une plaie df poitrine ou de l'abdomen. En un mot, grâce à ce chapitre nouveau de nos l-issances, ce que l'on pourrait appeler Y anatomie chirurgicale des circonons a été constitué.

45G CHAÎS'E (anatomie).

Avant d'aller plus loin, je dois décrire le procédé qui a servi à faire celle détermination avec le peu de commodité et d'exactitude à la fois : je veux parler du procédé des fiches de M. Broca.

11 consiste à enfoncer de petites chevilles de bois dans le cerveau à travers des trous percés à la drille dans les parois crâniennes. Leur nombre et leu f siège ont été soigneusement déterminés par le savant professeur. On ouvre en suite le crâne à la scie et par la comparaison qui résulte des trous de la calotte avec les fiches implantées dans les hémisphères on arrive, en prenant des pré- 'cautions dans le détail desquelles je ne puis entrer, à dessiner exactement sur la surface du crâne les principales scissures. On obtient, du même coup, la situation précise des circonvolutions qu'elles limitent. On peut ensuite reporter le dessin sur un moule intra-crânien en plâtre; on peint chaque lobe d'une couleur particulière et chaque circonvolution d'une nuance spéciale, et l'on marque e blanc le trajet des sutures. Le musée d'Anthropologie fondé par M. lime possède déjà uu certain nombre de pièces analogues. Mon excellent maître a bien voulu m'auloriser à donner ici le dessin de l'une d'elles (lig. 40) ; on apprendra plus en y jetant un instant les yeux que par une longue description. Je dois faire observer que le dessin est un peu au-dessous de la grandeur naturelle; du reste, les proportions et les distances relatives ont été autant possible conservées.

Je vais donner le résumé des résultats obtenus à l'aide de ce procédé par MM. Broca, Féréct de la Foulhouze; ceux auxquels sont arrivés MM. Turner el Heftler, par des procédés beaucoup plus compliqués et n'offrant pas une précision supérieure, concordent à peu près complètement avec les recherches observateurs français.

Scissure de Rolando. Elle est placée notablement en arrière de la suture coronale. L'extrémité supérieure en est distante de 47 à 48 millimètres, et même exceptionnellement (Broca) de 70 millimètres, chez l'homme; chez la femme de 45 à 47 millimètres (Féré). L'extrémité inférieure est éloignée de la coronale de 28 millimètres (Heftler).

Connaissant le trajet de la scissure de Rolando relativement au crâne, on sait du même coup la situation exacte des circonvolutions frontale ascendante et pariétale ascendante, qui forment en avant et en arrière les lèvres de cette scissure. Quant au lobule ovalaire (improprement appelé paracentral), on se souvient qu'il est placé immédiatement en dedans de l'extrémité supérieure de la scissure, sur la face interne de l'hémisphère.

Scissure de Sylvius. Son origine antérieure sur la face externe du cerveau est située à 5 millimètres en arrière du point précis de l'angle antéro-inférieur du pariétal, où cet os s'articule à la fois avec le frontal et la grande aile du sphénoïde; c'est le point singulier du crâne désigné par les anthropologistes sous le nom de pterion.

Le trajet moyen de la scissure coïncide avec la suture temporo-pariétM" (Heftler) ; il m'a paru qu'elle le dépassait presque toujours plus ou moins, surtout en arrière.

La troisième circonvolution frontale est à cheval sur la branche antérieure tio bifurcation de la scissure sylvienne, c'est-à-dire qu'elle est immédiatement recouverte par l'angle antéro-inférieur du pariétal. Le centre du langage occupant la partie postérieure de la circonvolution, on tombera exactement sur lui ei se portant à partir du ptérion un centimètre et demi en arrière de la sutun

158 CRANE (anatomie).

coronale, et restant deux ccntinièlres au-dessus de l'écailleuse, qui coïncide à peu près avec la scissure de Sylvius, ainsi que je viens de l'énoncer.

Scissure pariéto-occipitale. Elle est le plus souvent parallèle et sous-jacente ù la suture lambdoïde. On peut la trouver de 1 à 4 millimètres, soit en avant, soit en arrière de la suture, ou croisant obliquement sa direction (Broca). Suivant Turner, elle serait toujours un peu au-dessous de la suture. Mais cela tient à ce que, dans le procédé de détermination employé par cet anatomiste, le cerveau se déforme et s'alfaisse, en changeant un peu les rapports.

D'après l'examen des pièces déposées au laboratoire d'Anthropologie, j'ai pu m'assurer que le point culminant de la bosse frontale correspond assez constamment à la partie antérieure de la première circonvolution frontale; le milieu de la bosse pariétale correspond à la partie supérieure du lohule du pli courbe (ou pariétal inférieur). Le sommet de ce pli, à cheval sur la scissure temporale parallèle, est à 5 centimètres en arrière en moyenne.

Je me borne à mentionner l'influence que peuvent exercer sur la topographie crânio-cérébrale certains états particuliers du squelette. Ainsi M. Broca a signalé dans un cas de déformation toulousaine du crâne un recul de 1 centimètre de l'extrémité postérieure de la scissure de Rolande. M. Féré l'a trouvée avanc de 1 centimètre sur un aliéné de 66 ans, présentant une suture métopique trv apparente. Ce sont là des exceptions trop rares pour qu'on doive en tenir gr; compte en clinique.

Tout autre est l'influence de l'âge. Là nous nous trouvons en présence de m difications constantes qui méritent d'être signalées.

Chez les enfants de six mois à trois ans on peut constater des rapports tr différents de ceux de l'adulte. Au-dessus et au-dessous de cet âge, les différeD existent à un degré moins élevé. Plus tard elles tendent à disparaître.

1° Le lobe frontal dépasse en arrière la suture coronale d'une quantité èW me relativement au diamètre antéro-postérieur de la tête, soit AI millimèf environ. Cela tient à l'obliquité beaucoup plus grande de la scissure de Syly. chez l'enfant que chez l'adulte.

2° Le lobe temporo-sphénoïdal s'élève de 12 millimètres en moyenne au-des du point culminant de la suture temporo-pariétale (vu le plus grand dével pement relatif de ce lobe chez l'enfant).

5° Le lobe occipital s'avance de 15 millimeuts environ en avant de la sutt lambdoïde.

Ces différences sont assez notables et ont été établies d'après l'observation ff assez grand nombre de faits pour que le chirurgien doive en tenir compte aiibien que l'anatomiste. Il n'en est pas de même des particularités signalées ch les vieillards. D'après quatre observations, M. delà Foulhouze (loc. cil.,\). 70-78 signale pourtant une certaine exagération des distances Rolando-coronales, léger avancement delà scissure pariéto-occipitale, une faible saillie de la sois sylvienne au-dessus de l'écaillé du temporal et un certain abaissement de la mière circonvolution frontale relativement à la bosse frontale qui la reco ordinairement.

Toutes les notions sur lesquelles je viens de m'arrêter suffisent entie ment à l'anatomiste et à l'anthropologiste. Mais le chirurgien s'adresse à d malades, non à des cadavres ou à des squelettes. Il a donc besoin d'un compw ment d'étude qui lui donne des points de repère surs, d'après lesquels il pouu

CRANE (anatomie). 459

tiliser sur le vivant des connaissances qui, sans cela, demeureraient stériles , our lui.

En se plaçant à ce point de vue particulier, la question de la topographie rânio-eérébrale est, heureusement, très-réduile. 11 s'agit uniquement de déterminer sur la tète, munie de ses parties molles, l'emplacement qui correspond ax divers centres moteurs.

M. Broca a très-exactement indiqué le procédé à suivre pour arriver sur la voisième circonvolution frontale (Revue d'Anthropologie, \ 81 6, t. V, p. 242).

« On trouve très-bien, dit-il, sur le vivant, le point où la base de l'apophyse bbitaire externe se recourbe et se relève pour se continuer avec la crête tempo- L le de l'os frontal. Menons par ce point, à travers la fosse temporale, une ligne ttizontale sur laquelle nous prenons une longueur de 5 centimètres, nous obteins ainsi un second point qui correspond à peu près à la pointe du lobe temporal, jàr ce second point, élevons sur la ligne précédente une perpendiculaire sur laiclle nous mesurons 2 centimètres, et nous aboutissons à un troisième point mi correspond à peu près au centre de la région du langage qui, en d'autres tercs, est situé dans le sens horizontal, à égale distance de la scissure de Rolando . de la branche montante de la scissure de Sylvius, et dans le sens vertical, à de distance du second sillon frontal et de la branche horizontale de la scissure Sylvius. Les variations individuelles, qui sont très-grandes dans la partie surieure des hémisphères, sont au contraire assez limitées dans leur partie infé-

|*e où elles n'excèdent pas 1 centimètre, où elles sont par conséquent infées au diamètre d'une couronne de trépan. Un procédé opératoire basé sur les ations précédentes permet donc de tomber sûrement sur l'organe du langage. » ur trouver le centre moteur (mouvements des oreilles, audition) situé sur la ière circonvolution temporale, on n'aurait qu'à appliquer le trépan 2 contins au-dessous du point qui vient d'être déterminé, c'est-à-dire, en somme, ;entiinètres de l'apophyse orbitaire externe, suivant une ligne horizontale ; mberait précisément sur le sommet de cette circonvolution, ant au pli courbe, centre supposé de certains mouvements des yeux, j'ai lus h uit que l'observation des pièces du laboratoire d'Anthropologie m'avait is de m'assurer qu'il était à environ 3 centimètres en arrière du point culnl de la bosse pariétale. Avec un peu d'habitude on reconnaît facilement bosse; dans le doute, on en déterminerait aisément le sommet en prenant, itonnements, avec un compas d'épaisseur, le diamètre bi-pariétal maximum, uquant le point où s'arrêterait la pointe du compas, stent à déterminer les positions de trois autres centres moteurs, savoir ceux nombres supérieurs et inférieurs et des muscles de la face. Commençons ! le principal, celui qui siège au niveau de la terminaison supérieure de la • Isurc de liolando, et qui de là s'étend sur le lobule pariétal supérieur, le tiers \ ;i quatrième circonvolution frontale et les deux tiers de la circonvolution pa- I île ascendante.

e point de repère capital sera ici le bregma, lieu d'intersection des sutures I maie et bi-pariétale. Nous avons appris, en effet, que le sommet de la scis- I î se trouve de 47 à 48 millimètres de ce point chez l'homme adulte. I ur certains sujets, il est possible de sentir le bregma à travers l'épaisseur du chevelu. Mais, cette circonstance étant exceptionnelle, il faut être muni d'un I :édé sur et expéditil d'en déterminer la position. M. Broca nous l'a donné en I niant I equerre flexible auricidaire en vue de recherches céphalométriqucs

Fig. 41.

UO CRÂNE (anatomie).

qui trouvent ici leur application immédiate. Cet instrument, d'une simplicité excessive, et qu'on pourrait presque construire séance tenante, si besoin en était, se compose de deux minces lames AB et CD, en ressort d'acier souple et flexible, fixées à angles droits et rectilignes à l'étal de repos. Un petit tourillon en buis fixé en D est introduit dans l'oreille et la branche horizontale AB est

amenée au-dessous de la sous-cloison du nez. La branche verticale CD est encore recliiigne; on la fléchit à son tour, pour l'amener sur l'autre oreille en la faisant passer sur le sommet de la tête. Le point où elle coupe la ligne médiane donne le bregma. Or une distance de 47 millimètres en arrière est le sommet de la scissure de Rolando.

L'extrémité inférieure ou pied de cette scissure peut être trouvée en se servant d'un procédé inspiré par celui qu'emploie M. Broca pour arriver sur la troisième circonvolutioi frontale. M. Lucas Championnière l'a proposi et j'ai vérifié sur plusieurs pièces l'exactitude très-suffisante de cette donnée : on prend derrière l'apophyse orbitaire externe une liirne horizontale longue de 7 centimètres; à l'extrémité postérieure de celle-ci on élève une perpendiculaire de 3 centimètres, et l'extrémité supérieure de cette dernière ligne se trouve vers l'extrémité inférieure ou externe de la scissure de Rolando.

Une fois en possession des deux points extrêmes de cette ligne, on peut la dessiner à son aise sur la tête rasée.

Il sera facile, une fois cette détermination faite, d'aborder les centres moleu des membres supérieur et inférieur. S'agit-il d'atteindre le centre moteur bras , on placera la couronne en avant de cette ligne, en haut, si l'on en ci Ferrier, vers la partie moyenne, si l'on tient pour Hitzig. Est-ce le centre membre inférieur que l'on veut découvrir, on trépanera en arrière de la li6 rolandiqueet en haut, d'après Ferrier, en avant et en haut, d'après Hitzig.

Le centre moteur des muscles de la face serait encore immédiatement devant de cette ligne, vers son milieu, suivant le même auteur. Mais, >i l'on rapporte aux expériences de Ferrier sur le singe, il est placé plus antérieurement sur la seconde circonvolution frontale, et pour l'atteindre, d'après la moyen» de mes mesures, il faudrait se porter à 2 centimètres du milieu de la ligne landique. C'est encore à 2 centimètres en avant du sommet de cette ligne qu] devra chercher le centre des mouvements de rotation de la tète et du cou, sjli l'on accepte les déterminations du physiologiste anglais.

Le chirurgien aura-t-il à utiliser les notions que je viens de m'efforcer d'éU», cider pour la pratique? — Je l'ai déjà dit, et je le répète en terminant cet exjjt posé : une seule localisation cérébrale parait aujourd'hui assez définilivcinenlM établie pour qu'on puisse baser sur elle une intervention chirurgicale : la foncj tion du langage siégeant dans la troisième circonvolution frontale gauche. Voil l'unique région de l'écorce cérébrale dont la lésion puisse être diagnostûpw avec assez de sûreté pour qu'on soit en droit d'aller à sa recherche guidé seule ment par les signes rationnels (aphasie). Dans une mémorabje occasion. M. Broc

'«ii

CRANE (anatomie). 441

)ut ainsi ouvrir une collection purulente qui s'était formée tardivement en ce >oint. L'observation détaillée de ce fait a été publiée dans les Archives d'Ànthro- )oloqie (1876, t. V, p. 224). Elle a été résumée dans la thèse du docteur Ch. Paris Indications de la trépanation des os du. crâne au point de vue de la localiation cérébrale. Th. de Paris, juillet 1976). C'est jusqu'ici la seule application ratique faite à la thérapeutique chirurgicale de nos connaissances sur les localiations et sur la topographie crânio-cérébrales. En effet, ainsi que je l'ai établi iilleurs (Des localisations cérébrales et des rapports du crâne, ou le cerveau au oint de vue des indications du trépan, Archives génér. de méd., avril 1877), n est forcé, après mur examen, de refuser une pareille portée aux deux observations d'ailleurs si dignes d'intérêt qui ont récemment été à diverses reprises Ifertes à l'attention de l'Académie de médecine et de la Société de chirurgie (Acaémie de médecine, séance du 28 novembre 1876 et du ^janvier 1877. — Société e chirurgie du 14 février 1878, etc.). Au point de vue du bénéfice tiré des otions théoriques pour l'intervention opératoire, ces observations sont absoluîent similaires. Certains détails séparent, à la vérité : c'est ainsi que chez : blessé de M. Lucas Championnière (Cf. Thèse de Ch. Paris déjà citée, où observation est rapportée dans tous ses détails), la trépanation fut faite en vue 3 remédier à des accidents primitifs, tandis que pour celui de MM. Proust Terrillon [Acad. de méd., 28 novembre 76) il s'agissait d'accidents conséilifs. En outre, ces derniers avaient reconnu un enfoncement évident, tandis ne le premier chirurgien se trouvait en face d'une déformation inappréciable )us le cuir chevelu. Il y avait seulement sur celui-ci une petite plaie sèche : ncision montra bientôt une fente de l'os et la rugination du périoste un enfoniment du crâne, tout près duquel la couronne est appliquée. — Mais ces détails Mit tout à fait accessoires , et à ces deux exceptions près, les observations sont mparables : dans l'un et l'autre cas, il y avait indication évidente de trépaner après les idées habituellement reçues ; dans l'un et l'autre , l'opérateur t guidé par une plaie, bien plus, par une fracture; dans l'un et l'autre Ifin, les notions relatives aux localisations et à la topographie crânio-céréales, qui devinrent le complément instructif de l'observation, ne furent d'aur.n secours réel pour l'indication thérapeutique. Si elles s'offrirent à l'esprit ■ l'opérateur au moment où il allait appliquer la couronne, elles ne purent e corroborer des éléments d'appréciation déjà suffisants par eux-mêmes pour uider sa main.

I II faut donc savoir en convenir humblement : dans l'état précaire de nos coiii issances actuelles, ce n'est pas la physiologie qui éclaire la clinique, mais bien clinique qui éclaire la physiologie. Ne devançons pas cette marche naturelle nos connaissances : tenons-nous en garde également et contre une confiance tive qui prépare de cruelles déceptions, et contre une indifférence coupable i face des progrès en voie d'accomplissement. Rien de ce qui fait avancer la ence ne peut et ne doit, être indifférent à un véritable clinicien. Alors même e l'application immédiate de notions encore mal assises ne serait pas possi- , il ne faut pas les négliger. Longtemps encore peut-être elles ne serviront à enrichir les observations de détails nouveaux et curieux ; mais un jour ndra, sans doute, l'histoire de tous les progrès scientifiques nous en est un r garant, où elles prendront' une place plus élevée dans l'art de guérir. Alors, M», mais seulement alors, le chirurgien, au lieu de présenter simplement la ation de ses succès ou de ses revers comme des « Contributions à l'étude

442 CRANE (anatomik).

des localisations cérébrales », pourra y inscrire ce titre légitimement ambitieux : « La trépanation guidée par les localisations du cerveau. »

Conditions anatomiques de la hésistance. Une pareille étude offre un trèsgrand intérêt par les déductions importantes qu'on peut en tirer au point de vue des fractures du crâne. 11 n'est donc pas étonnant que ce sujet ait surtout été traité par les chirurgiens. En exposant le résumé des recherches des divers auteurs, il me paraît utile d'établir une grande division et de résoudre successivement les deux questions suivantes :

.1° Comment les os du crâne sont-ils agencés de manière à constituer une boite dont les diverses parties sont parfaitement solidaires ?

2° Comment la boîte crânienne envisagée dans son ensemble est-elle consolidée tant extérieurement qu'intérieurement et, en définitive, quels sont ses points forts et ses points faibles ?

Je ne m'occuperai ici que du crime à l'état adulte; chez le fœtus et le jeune enfant, les conditions de résistance sont entièrement différentes ; la laxité des sutures, la présence des fontanelles, permettent un véritable jeu des diverses pièces osseuses l'une sur l'autre; cette laxité est éminemment propre à favoriser l'accouchement. Longtemps encore après la naissance, le mécanisme de la résistance aux chocs extérieurs doit être influencé par les vestiges de cet étal fœtal et aussi par une particularité remarquable que je ne mentionne que pour ne plus y revenir : l'épaisseur de la partie culminante des différentes bosses. Qu'A me suffise d'avoir indiqué brièvement ces points auxquels on pourrait joindre la flexibilité de la base encore partiellement cartilagineuse. Sans larder davantage, j'aborde la première question que je viens de poser en tète de ce chapitra

1° Agencement et solidarité des divers os de la boîte crânienne. Commençons par énoncer ce fait consacré par l'expérience: un traumatisme peut briser les os du crâne, il ne peut pas les disjoindre, à moins d'être assez violent pour avoir amené une fracture préalable qui a brisé la résistance commune aè l'édifice. On peut citer quelques cas exceptionnels à l'enconlre de cette proposition ; elle n'en constitue pas moins la règle.

C'est ilunauld qui le premier, dans ses recherches anatomiques sur les os du crâne de l'homme (Histoire de VAcad. Roy. des Sciences, année 1750, p. 545| a bien fait ressortir l'ingénieux artifice qui permet aux sutures d'assurer à ce point la solidarité des pièces qu'elles rejoignent.

Est-il besoin de faire remarquer combien les dents qui forment les sutures de la voûte contribuent à assurer l'union des os? Supposons qu'ils fussent simplement juxtaposés par un bord lisse, il y aurait la même différence de solidité entre ce mode d'union et le premier qu'il y en a entre l'adhérence de deiix pièces del bois simplement accolées ou de celles que l'ouvrier a réunies par un assemblage.]

L'écaillé du frontal, celle de l'occipital et les deux pariétaux, forment ainsi uni même tout, véritable casque qui protège la convexité cérébrale ; ce casque repose! latéralement sur les grandes ailes du sphénoïde, l'écaillé du temporal, et la por-j tion mastoïdienne. A ces différents niveaux les dentelures sont remplacées presque! entièrement par des surfaces lisses taillées en biseau. C'est particulièrement suri l'utilité de cette disposition que le mémoire de Ilunauld présente des aperçus ori-l ginaux, qui ont été plus ou moins copiés depuis par tous les anatomistes. Jet-roi*! préférable de citer textuellement ce passage : .

« L'examen des sutures vraies ou dentelées m'a conduit naturellement al

GRA.NE (ANAroMiE). 443

l'examen des sutures fausses ou écailleuses. La différence qui se trouve entre •es deux sortes de sutures montre assez que leurs usages doivent être différents, ûans l'une les os s'unissent par le moyen des avances et des enfoncements qui soBt à leurs bords ; dans l'autre le bord d'un os est appliqué sur le bord d'un mire os, et pour s'ajuster ainsi ils sont tous les deux taillés en biseau. Presque ous les anatomistes ou ont proposé des raisons de cette différence, ou ont adopté melques-unes des raisons qu'on avait proposées avant eux ; cependant, en les exattinant toutes, on sent bien qu'on n'en a point encore trouvé de suffisantes, îelle que je vais proposer me parait mieux fondée.

« Un fardeau appuyé sur une voûte où le poids seul de la voûte tend à déjerter en dehors les murs ou les piliers qui les soutiennent : c'est par une résisance placée en dehors de la voûte qu'on s'oppose à cet effort. Voici à quoi ervent les murs-boutants et les arcs-boutants.

« L'n fardeau considérable A placé sur le sommet de la tête tend à enfoncer n dedans la suture sagittale B, ou, ce qui est la même chose, le bord supé-

Fig. 42.

eur CC de chaque pariétal CD, CD ; cela ne se "peut faire que le bord infé- ■3ur D, D, des pariétaux, ne soit écarté et déjeté en dehors. Un coup donné sur haut de la tête fait la même chose. Or, c'est à cet écartement en dehors des rds inférieurs des pariétaux que s'opposent les temporaux EE. Etant appliqués tement comme ils le sont contre la partie inférieure de chaque pariétal, ils t la fonction de véritables murs-boutants qui retiennent et assujettissent les «taux.

« Un effet de la suture dentelée est de contribuer à empêcher que les pièces la forment ne s'enfoncent en dedans, comme je l'ai fait voir plus haut ; mais e ne s'oppose point à leur écartement en dehors; il n'y a que la partie de elques dents engagée dans le diploé qui y pourrait faire un obstacle, mais bien ble. Une suture dentelée qui unirait les pariétaux avec les temporaux résisteit à une compression faite sur la partie latérale de la tête, ou à un coup porté r le même endroit, mais elle ne s'opposerait pas à l'écarteinent en dehors sé par un fardeau ou un coup sur le sommet de la tête, — et c'est là ce que t merveilleusement bien les temporaux par la portion écailleuse, ou le biseau

444 CRANE (anatowie).

qui est à leur bord supérieur et qui s'applique si parfaitement à l'écaillé ou biseau du bord inférieur des pariétaux. Ce que je viens de dire de la portion écailleuse de l'os des tempes se doit également entendre des deux portions écailleuses de l'os sphénoïde, qui s'appliquent de la même manière sur l'angle antérieur cl inférieur de chaque pariétal.

« Pendant que la suture écailleuse s'oppose à l'écartement du bord inférieur des pariétaux, la suture sagittale qui est dentelée s'oppose à l'enfoncement de leur bord supérieur. C'est par ce double moyen que les pariétaux sont en état de soutenir des fardeaux aussi considérables que ceux qu'on voit sur la tèle de quantité de gens ; la suture sagittale a même d'autant moins à souffrir de l'action d'un fardeau que les temporaux arc-boutent plus fortement. Si l'on fait attention que dans la suture sagittale, ainsi que dans les autres sutures dentelées, les dents d'un os sont appuyées seulement sur la table interne de l'os opposé, laquelle est fort mince, et que les dents ont beaucoup moins d'épaisseur que le reste de l'os, on verra combien il importe que la partie inférieure des pariétaux soit solidement assujettie ; ainsi les temporaux arcs-boutant avec force soutiennent une partie du fardeau appuyée sur la suture sagittale et la soulagent de cette façon.

« A présent on peut bien facilement répondre à une question que se sont faite la plupart des anatomistes, et qui leur a paru si embarrassante. Ils demandent pourquoi la portion écailleuse des temporaux recouvre en dehors la portion écailleuse des pariétaux et pourquoi au contraire le bord des pariétaux n'est pas à l'extérieur.

« Pour que les temporaux puissent faire la fonction de murs-boutanl, il faut qu'ils soient, pour ainsi dire, inébranlables dans leur situation. C'est aussi ce qu'on reconnaît en démontrant les pièces d'un crâne, lorsqu'après avoir ôté le pariétaux on tire en dehors le bord supérieur des temporaux encore unis avec l'occipital et l'os sphénoïde. On ne sera point étonné de leur fermeté, en considérant de quelle façon chaque os des tempes est engagé et assujetti par le moy de l'occipital et du sphénoïde.

« Un coup porté sur le bas des pariétaux fait tout le contraire d'un cou, donné sur la suture sagittale, ou d'un fardeau appuyé sur la même suture : \ tend à enfoncer en dedans la partie inférieure des pariétaux, cl à déjeter en de hors leur partie supérieure. Tout l'artifice dont j'ai parlé et qui est si propre^ empêcher l'effet d'un fardeau ou d'un coup sur le sommet de la tète ne s'o^ pose nullement à l'effet d'un coup donné sur le bas d'un pariétal. Voici ce résiste à un pareil coup : Le bord supérieur du coronal est soutenu pour l'o£ dinâire par les pariétaux; mais aux parties latérales du coronal on voit la tau interne, qui, beaucoup plus longue que l'externe, fait une avance assez af sidérable qui soutient un pareil prolongement de la table externe des riétaux : ainsi un pariétal poussé vers le dedans par un coup donné a la par inférieure est retenu par celte avance de la table interne du coronal. U y a.4 plus au bord supérieur des tempes, entre la portion écailleuse et la portion pier reuse, une échancrurc d'une figure particulière où s'engage le pariétal. C es ce qui assujettit encore fortement la partie inférieure de ce dernier os.

« Ce n'est pas seulement au bord du coronal et des pariétaux qu'il se trou» des espèces d'avances cl d'enfoncements, ou de la table interne ou de l'externe la coupe de la plupart des os n'est pas perpendiculaire à l'os. Le bord d'un o a souvent deux coupes, de sorte qu'il s'unit avec son voisin en deux différai»

CRANE (ahatomie). 445

sens; il le soutient pour ainsi dire, et il en est soutenu. Ces coupes sont plus )u moins obliques, par rapport au corps de l'os. La coupe de la partie supérieure lu bord antérieur de chaque pariétal qui regarde en haut n'est pas aussi , pparente que la coupe de la partie inférieure des mêmes pariétaux qui «garde intérieurement. Il en est- ainsi de la double coupe du coronal m s'ajuste avec celle de chaque pariétal. La partie supérieure du bord de l'os des tempes qui s'articule avec l'os sphénoïde regarde en dedans et la partie (inférieure du môme bord regarde en bas. La partie du bord de l'os sphénoïde qui 'articule avec l'os des tempes a par conséquent une double coupe, mais en sens Monlraire. On n'a fait jusqu'à présent, ce me semble, aucune mention de cette omble coupe de la plupart des os du crâne, ni de ses effets, qui sont de rendre ùmion des os entre eux plus ferme et plus solide. »

2° Appareils de soutènement extérieur et intérieur . — Points orts et faibles de la boite crânienne. Il ne faut pas perdre de vue que i crâne à l'état frais et non dépouillé des parties molles offre une solidité supéenre à celle qu'il présente à l'état sec. Il est d'abord beaucoup moins cassant, j [us élastique, vu l'imbibition de sa substance par la moelle diploïque et la bnacité spéciale du cartilage suturai. La boîte crânienne est en outre fortement tonsolidée par le double revêtement que constitue le péricrâne et la durelère. Encore ne parlons-nous pas ici des grands replis de cette membrane dont >ous aurons bientôt à définir le rôle important. Ce n'est pas tout; précisément iiins les points les plus minces et les plus exposés, fosse temporale, fosse cérébelouse, d'épaisses masses musculaires viennent former un coussinet protecteur. m. le voit donc, les conditions de résistance du crâne renferment des facteurs "ultiples et variés, et c'est simplifier singulièrement la question que de vouloir emparer les vibrations de cette boîte à celles d'un solide géométrique.

Envisageons maintenant le crâne dans son ensemble. Un double appareil de uutènement vient lui prêter son appui ; le premier forme un système extérieur u'on a comparé, depuis Hunauld, aux arcs et aux murs-boutants d'un édifice, iî système est composé de pièces par lesquelles la moitié antérieure du crâne i ippuie sur la face ou pour mieux dire sur le puissant massif formé au centre ■■ cette région par l'union des deux maxillaires supérieurs. Le second consolide rtout la moitié postérieure. Il n'a été qu'incomplètement entrevu par les teurs. Il est, en effet, moins apparent que l'autre, car il est composé de pièces visibles à l'extérieur qui forment une sorte de charpente interne. I Décrivons successivement ces deux systèmes :

I »a) Appareil de soutènement extérieur ou antéro-latéral. Il est essentielle-

II ïnt composé par einq piliers et par deux arcs-boutants qui prennent leur point ■uppui sur les maxillaires supérieurs.

Il Le pilier médian, très-large est trifurqué, est composé à son centre d'une il uidc lamelle compacte, levomer, sur laquelle s'appuient en haut et en arrière I . becs de l'ethmoïde et du sphénoïde et qui repose inférieurement sur le plan I Estant de la voûte palatine. Ce pilier médian présente, en outre, deux pièces I érales, les apophyses montantes des maxillaires qui soutiennent les apophyses il t)itaires internes. Le rôle des os du nez est ici tout à fait effacé, il ne convient I ne pas de les faire entrer dans la dénomination de ce pilier qu'on pourrait il peler, d'après ses pièces principales, voméro-maxillaire. 11 soutient elïicacemuni le centre de l'ethmoïde et du sphénoïde ainsi que la bosse frontale et la l 'ite oi bi taire.

446 CRANE (anatomie).

Des deux paires de piliers latéraux, la première soutient encore la voûte o bitaire à sa partie externe ainsi que la partie antérieure de letage moyen de la base du crâne. On peut appeler ces pMw&ptérojugowaaiïlfaires, ou plus simplement piliers latéraux antérieurs. Chacun d'eux est formé par le bord saillant de la grande aile (ou ptère) du sphénoïde qui s'articule avec l'os malaire, par toute la portion verticale de cet os et par la tubérosité du maxillaire supérieur sur laquelle elle s'appuie. Outre le soutien que ce pilier prête à la base, il contribue jusqu'à un certain point à protéger l'une des parties les plus fragiles de la voûte, la fosse temporale. En effet, la grande courbe latérale du crâne qui limité cette fosse vient aboutir à ce pilier et lui transmettre le principal effort des chocs portes au-dessus d'elle ; les vibrations sont de la sorte pour ainsi d interceptées à leur passage vers une zone fragile et dangereuse et vont réunir et s'épuiser sur un point d'appui solide.

La seconde paire de piliers latéraux, piliers latéraux postérieurs, est situ en arrière des précédents. Elle soutient cette partie de la base du crâne qi rendent éminemment fragile et les sinus qui la creusent et les trous qui la p forent, c'est-à-dire la partie médiane de l'étage moyen de la base du crâne ; là trouvent la fosse pituitaire et les trous grand, rond, ovale, sphéno-épineux déchiré antérieur. Chacun de ces piliers est essentiellement formé par l'apophy ptérygoïdè accolée à la tubérosité maxillaire et à la partie verticale du palatffl 11 résulte de ces connexions que ce pilier ptérygo-palato-maxillaire possède un double assise : une première, principale, antérieure, sur la tubérosité maxillaire une seconde, accessoire, sur la partie la plus reculée de la voûte palatine. Il trouve ainsi parfaitement disposé pour résister à la fois aux chocs portés de h en haut et d'arrière en avant.

L'arcade zygomatique, qui forme un double arc-boutant, complète lesystèm de soutènement extérieur en reliant d'une manière indirecte les deux pi lie latéraux, en même temps qu'elle donne un appui immédiat à 1 écaille d temporal. On doit remarquer que cette apophyse, par sa racine transverse, va àl rencontre du pilier latéral postérieur, tandis que par son sommet articulé ave l'os malaire elle se soude sur le milieu du pilier latéral antérieur. Elle associ de la sorte r dans une certaine mesure, l'action résistante de ces deux colonin d'appui.

b) Appareil de soutènement intérieur. Pour prendre une connaissance co plète du système de soutènement intérieur qu'on pourrait appeler la charpe: interne ostéo- fibreuse, il est bon de procéder à cette étude simultanément s le squelette et sur un crâne pourvu de sa dure-mère.

Sur le crâne sec, soit par l'examen direct, soit en recherchant à. la lundi transmise le degré plus ou moins grand de transparence qui permet d'apprécg l'épaisseur des diverses parties, on voit très-bien que, suivant certaines ligm les os présentent une épaisseur plus grande. Ce relief dessine deux grandes cour" qui s'entre-croisent au niveau de la protubérance occipitale interne. La premiè située dans un plan vertical, commence en avant à l'apophyse crista-galli et continue par la crête frontale, la gouttière sagittale et la crête occipitale interne au pourtour occipital elle se divise, augmente l'épaisseur des bords de orifice et vient en définitive s'appuyer solidement sur les condyles. La second] ligne est située dans un plan horizontal; elle est formée tout entière par 1[ gouttière latérale et le bord postérieur du rocher. Son point d'appui est donc partie antérieure de l'apophyse basilaire.

CRAiNE (anatomie).. 447

Si maintenant on passe à l'examen du crâne encore pourvu de sa dure-mère, m est immédiatement frappé de ce fait que les grands replis de cette memiranc s'attachent précisément aux lignes précédentes; la forte adhérence de ces liaisons fibreuses à leurs points d'insertion, leur tension parfaite assurée par 'intersection de la faux du cerveau et de la tente du cervelet, leur inextensi- -ilité, qui est un des apanages du tissu fibreux dont elles sont formées, les endent parfaitement solidaires des os dont elles partent et leur assurent un oie considérable dans le mécanisme de la résistance. Les vibrations qui tenraient à allonger l'un ou l'autre des diamètres du crâne sont nécessairement ontrariées par la résistance passive de ces deux cintres puissants. Une partie otable de ces vibrations s'épuise à augmenter la tension de la faux du ceriauet de la tente du cervelet. Cela est si vrai, qu'un choc violent peut amener but ce mécanisme l'arrachement des apophyses clinoïdes postérieures qui rvent, comme on le sait, d'insertion à la grande circonférence de ce grand pli. C'est ce que Àran avait appelé des fractures indépendantes, sans s'eviquer du reste sur leur mécanisme. Tout en leur conservant cette désignation aatomique qui est très-exacte, on doit remarquer que ce sont de véritables actures par arrachement. Ce mécanisme a été bien vu par M. Félizet (Reerches anatomiques expérimentales sur les fractures du crâne. Thèse de Paris, *75, p. 152).

' Quels sont en définitive les points forts et les points faibles de la boîte sânienne ?

(Cette question n'est pas aussi simple qu'elle le paraît au premier abord.

force plus ou moins grande des divers points du crâne peut être en effet visagée à deux points de vue ; d'une part, la résistance de chaque point à infoncement, par un choc qui lui est appliqué directement; d'autre part, i résistance de chaque région à un choc éloigné ayant frappé une assez large •face pour répartir son action sur toute la boîte crânienne et cheminer dans le on telle direction plus accessible sous la forme d'une fissure : pour tout umer en deux mots, d'une part, la résistance aux chocs immédiats, et, d'autre : t, la résistance aux chocs médiats.

La voûte du crâne, qui est à peu près seule exposée au premier genre de umatisme, est admirablement disposée pour résister aux chocs immédiats, ace à sa forme arrondie, les corps vulnérants ont une tendance à glisser sur .;, pour peu qu'ils agissent obliquement. En outre, l'épaisseur des os y est itivement considérable et sensiblement uniforme. La fosse temporale, où cette isseur est un peu plus faible, est protégée par la présence du crotaphyte. Ce nt n'en reste pas moins le plus fragile, circonstance d'autant plus fâcheuse il correspond aux grosses divisions de l'artère méningée moyenne et que racturc par cause directe amène presque immanquablement la blessure de v vaisseaux et une hémorrhagie intra-crânienne des plus redoutables, /accotement des os est si parfait au niveau des sutures que ces points Trent rien de particulier au point de vue de la fragilité ; tout au contraire des parties les plus solides de la voûte est au niveau de l'épaississcment du I de la suture sagittale et de; vestiges de la suture métopique. On voit du e habituellement dans les fractures des fissures croiser la ligne d'union des ans être nullement déviée .

existe toutefois une circonstance défavorable à la solidité de la voûte du

448 CRANE (développement).

crâne qui doit êlre mentionnée ici. C'est, en effet, à la voûte crânienne que s'accuse surtout la différence entre la densité de la table externe et celle de h table interne. Elle a pour conséquence de rendre celte dernière beaucoup plus cassante, d'où le nom de lame vitrée qui lui a été donnée. Aussi dans les fractura par enfoncement de la voûte les dégâts intérieurs sont toujours beaucoup plus considérables que ceux qui sont visibles à l'extérieur : à une très-faible dépression externe peut correspondre une sorte d'éclatement de la table interne, dont les fragments font une saillie anguleuse ou sont détachées en forme d'esquilles. Celte particularité est un des plus forts arguments que puissent invoquer les partisans du trépan appliqué comme une règle à tous les enfoncements petits ou grands de la voûle du crâne. Même en l'absence d'accidents primitifs, l'ablation de ces fragments a paru indiquée à certains chirurgiens par la crainte d'accidents inflammatoires conséculifs.

La différence de densité entre les deux tables rachète du reste largement le; inconvénients que nous venoiis de signaler par les avantages considérables qu'elle présente à un autre point de vue. Les chocs que reçoit la table externe trai mettent à la table interne des vibrations qui, par suite de sa structure compac et vitrée, se répandent facilement sur toute la surface interne du crâne et perdent en une multitude de directions, au lieu de transmettre directement le impulsion intégrale à la portion sous-jacenle du cerveau. — Est-il besoin d'à jouter que l'interposition du diploé favorise également ce rôle protecteur éteignant dans les trabécules une partie des vibrations?

Passons maintenant de la voûte à la base. Ici nous avons, comme je l'ai à nous occuper beaucoup moins de la résistance immédiate ou résistance chocs directs. Cette région leur est en effet très-peu accessible. Je ne doi| cependant m'arrêter sur ce point que pour mentionner la grande fragilité de il voûte arbitraire de la lame criblée du corps du sphénoïde, contrastant avec 1] grande solidité de l'apophyse basilaire. Toutes ces parties ont, dans des ca| rares, pu être abordées directement par les cavités orbitaire, nasale et buccale Ce n'est pas tout. On peut dire qu'il est d'autres régions encore de la base ài crâne qui présentent des points faibles vis-à-vis des chocs immédiats : à vérité, ici les agents des chocs sont d'une variété particulière; ce n'est pas corps vulnérant venu de l'extérieur, c'est une pièce de squelette qui peut frappej la boite crânienne. Ainsi, dans une chute sur le menton, les condyles du maxij laire inférieur peuvent fracturer la cavité glénoïde. Dans une chute sur l(f ischions ou surlevertex, la colonne vertébrale frappe à la manière d'un bélier pourtour du trou occipital. Or, les points d'application de ces chocs véritablj ment directs au point de vue d'un mécanisme rationnel sont précisément d j points faibles. 11 suffit pour le constater d'observer la transparence du fond la cavité, glénoïde et des parties des fosses cérébelleuses situées en dehors 1 epaississement marginal du trou occipital.

Je bornerai ici les considérations générales que j'ai cru devoir présenter stj le mécanisme de la résistance du crâne. Ce serait empiéter sur la pathologie < d'aborder ici l'étude des chocs indirects ou contre-coups (voy. Fkactures).

g II. Développement et évolution. — A. Développement des os do cra? en paiiticulieh. Occipital. Au point de vue de son développement, l'occipilj offre deux parties distinctes : tout ce qui est situé au-dessous de l'écaillé o précédé d'un cartilage de même forme comme le sont tous les os de la base (c

CRANE (développement). 449

ùfication par substitution, Ch. Robin) ; la portion squameuse, au contraire, se léveloppe par la formation d'aiguilles osseuses au sein du tissu embryonnaire jui forme la voûte membraneuse du crâne primordial. Cette ossification par envahissement (Ch. Robin) est commune à toutes les parties qui protègent la convexité cérébrale (voy. Ossification).

Fig. 43. — Occipital d'un fœtus de 4 mois. Osselet de Kerckring.

1 1 Pièce basilaire séparée des condyles 5,5 par des lignes cartilagineuses 9,9. — 2, Pièce inférieure de V l'écaillé. — 4 4, pièces supérieures de l'écaillé : elles i aissent encoreentre.elles une lignecartilagineuse7, : nais vers le centre elles sont réunies avec la pièce inférieure. — 5, Granule ou osselet de Kerckring incore séparé de la portion inférieure de l'écaillé îar du cartilage. — 11, 11, Lamelles triangulaires, ninces, apparues d'abord sur la face externe, for- \ uant des points osseux complémentaires pour l'é- ^aille occipitale. — 6, fente qui sépare celte lamelle du bord inférieur de la moitié supérieure de l'écaillé. 1.3,8, Cartilage qui sépare l'écaillé des condyles.

ÛLI\Mf\OC1

Fig. 44. — Occipital fin du 5" mois : l'osselet de Kerckring, soudé supérieur, a pris la forme d'ùn stylet osseux.

(Ces figures sont faites d'après les planclies de l'ouvrage de A. Rambaud et Ch. Renault, Origine et développement des os. Paris, 1864.)

Même légende que la figure voisine.

|l L'occipital présente quatre centres principaux d'ossification : 1° l'écaillé, la bosse, 3° et 4° les condyles. Ce ne sont là que les points fondamentaux ; il existe de complémentaires, ce qui rend compte des contradictions apparentes ■j anatomistes.

t Écaille. Le point d'ossification principal paraît à sa partie inférieure. Dans sixième semaine, il est déjà assez étendu,' tandis que la partie supérieure de I caille n'est encore qu'une membrane très-mince et transparente. Lorsqu'on | ;arde ce point d'ossification à la lumière transmise, il paraît plus clair sur la t ue médiane et parfois "même il est nettement double. Deux points d'ossification qilémentaires se montrait vers la tin du second mois ou au commencement troisième dans ia moitié supérieure de l'écaillé. Ces différentes pièces mardict. e«c. XXII. 29

C 11 ANE (développement) ,

chant à la rencontre les unes des autres et s'unissent en une seule à la lin du troisième mois. L'écaillé est alors complétée.

Kig. 4ii. — Occipital d'un jeune enfant de 10 ans. — On voit en 6,6 les fentes latérales, voliye l'espace qui existait entre la lamelle latérale complémentaire et le bord inférieur de ]a moitié suf rieure de l'écaillé. — Même légende que la ligure 43.

Base. Le premier vestige de son ossification se manifeste à la fin du seconl mois. On voit apparaître sur la ligne médiane deux points placés l'un ai devant de l'autre. L'antérieur est le plus volumineux, il forme la plus grand partie de l'apophyse basilaire ; le postérieur, placé immédiatement en arrière aj voisinage du trou occipital, s'allonge bientôt en forme d'Y pour former le poui tour de cet orifice. Chez l'adulte, on en retrouve des vestiges dans la présenc du tubercule pharyngien.

La corde dorsale, axe provisoire autour duquel se forment toutes les vertèbr se prolonge dans toute l'étendue de l'apophyse basilaire; il en résulte grande analogie entre cette apophyse et un corps de vertèbre ; l'existence d<j

CRANE (développement). 451

leux points d'ossification que nous venons de décrire complète celle ressemdance. MM. Rambaud et Renault ont, en effet, démontré l'existence de deux >oints d'ossification placés l'un au devant de l'autre dans chaque corps verébral.

Condyles. Ils ne commencent à s'ossifier qu'à lâhuitième semaine, quelquems dans le courant du troisième mois. Les points qui les constituent servent en

lire à la formation des apophyses jugulaires et des parties latérales du Irou rocipital.

D'après ce qui précède, on voit que cet orifice est formé par la convergence is points d'ossification principaux. Cependant il subsiste jusqu'à la fin du looisième mois une partie non ossifiée due à l'écartement postérieur des deux • nlres condyliens. Cette lacune est comblée par un petit point accessoire qui naît ce moment. Bien que découvert depuis longtemps, il a été oublié par la uupart des anatomistes. Yoici en quels termes Kerckring l'a décrit pour la préfère fois : « Le troisième mois passé, toutes ces pièces (points d'ossification de caille] s'unissent en une seule. Cette union s'étant accomplie, il se joint à cette •ce pour la perfectionner un nouvel osselet triangulaire. 11 touche par une ■ses pointes l'écaillé, par les deux autres il s'étend vers les condyles qu'il atteint ■s le huitième mois; au neuvième, à moins d'anomalie, il se confond avec l'élille. » h' osselet de Kerckring, d'abord simple granule osseux, s'allonge peu à peu manière de stylet qui formera la partie inférieure de la crête occipitale ■erne.

Oeux petits points complémentaires se montrent à la même époque sur la face Berne de l'occipital dans le point où sera plus tard l'extrémité de la gouttière Mirale. Ces points servent à la formation de lamelles qui se soudent vbientôt cd la moitié inférieure de l'écaillé; mais elles restent séparées de la moitié suuieure par une fente qui persiste longtemps après la naissance, et qu'on peut • près de l'angle de l'os au fond de la gouttière.

■ oici l'ordre dans lequel se soudent, d'après Sappey, ces diverses parties : La ■iie supéricuiv de l'écaillé s'unit très-rapidement à la partie inférieure, sauf »>les parties latérales; cette dernière se soude avec les points latéraux des B'yles dans le cours de la deuxième année; leur soudure se fait de dehors ill edans, contrairement à celle des deux premiers, qui a lieu de dedans en

i rs ; les deux points latéraux ou condyliens s'unissent à l'antérieur ou ■;-aire à sept ou huit ans ; cette union a lieu de haut en bas ; longtemps après

■ le s'est complétée du côté du crâne on aperçoit encore sur la face inférieure M'-ondyles une fissure transversale qui disparait à son tour, «ossification de l'occipital est de tous les os du crâne celle qui est sujette au l^grand nombre de variétés. Kerckring, Luschka, Rambaud et Renault affir-

avoir rencontré des occipitaux dont l'écaillé était restée composée de ,M>'e pièces longtemps après l'époque où elles ont coutume de m- souder. On .Mve parfois chez l'adulte, et jusque dans la vieillesse, une fente horizontale I <: de 1 à 3 centimètres, qui part de l'extrémité inférieure de la suture H loïde et se dirige en dedans vers l'imon. Il ne faut peut-être pas confondre *t scissure occipitale, ou mieux inter pariétale, avec la suture interparie'tale

■ imite plus ou moins complètement un os épactal. La scissure pourrait ■M ipondre à I ossification défectueuse d< s lamelles latérales complémentaires

r MM 'ii.t .

»ees plus Haut: la suture se rapporte ccrlainemenl a la soud incomplète

M pièce cérébrale de l'écaillé, qui rappelle chez l'homme l'os interpariélal.

452 CRANE (développement).

Une véritable anomalie d'ossification aujourd'hui bien étudiée est l'existence de l'os épaclal. Ou le rencontre assez fréquemment à la partie supérieure de l'occipital, qu'il sépare des pariétaux. Sa forme arrêtée, son étendue, la constance de ses connexions, son mode de développement, sont autant de caractères qui Je

Fig. 46.

Fig. 48.

Os épaclal. Variétés (d'après Jacquarl).

rapprochent de l'os inter pariétal des animaux et en font une véritable anomal rêver sive.

Son existence serait très-fréquente, d'après Rambaud et Renault, qui l'oj

Fig. 49. — Os intcrpariétal double chez un embryon de taureau (lbirf.).

1.2,r0s inlerpariétaux très-distincts et qui formeraient par leur réunion un os épaclal unique et triangulaire tout à fait semblable à celui de l'homme dans son état de simplicité. — 3.4, Pièces déjà soudées entre elles, si ce n'est postérieurement où l'on trouve encore une petite échancrure; elles complètent l'os sus-condylial dans ce sens. — 5.6, Os condyliaux. — 7, Os basilial.

Fig. 50. — Os interpariétal chez un embr de chèvre (Ibid.).

7 7', Os inlerpariétaux déjà réunis en niais encore réparés en avant par la lissur 2, Pièce qui complète en arrière l'os *ush liai.— 5.3', Les deux pariétaux. — 4.41 çondyliaux. — 5.6', Les temporaux. Oif que la pièce 7, demeurée distincte, repr exactement un os épaclal humain lorsque! sure l aura disparu par les progrès de Ij cation.

rencontré, disent-ils, 16 fois sur 85 têtes d'adultes. Tout autre est le rés des recherches de II. Jacquart (De la valeur de l'os épaclal, etc. In Jouni Brown-Séquard, t. II, p. 244 et 265, 1862). « Depuis dix ans, écrit-ilj j'ai concentre toute mon attention sur la recherche de l'os épaclal dans W

CRANE (développement). 455

-lion du Muséum dont le nombre de crânes dépasse le chiffre de deux mille, n'ai trouvé cet os ou une partie de cet os que seize fois. » Il paraît plus que probable, d'après cette divergence, que les auteurs précités ront donné à tort le nom d'os épactal à un simple os wormien. Ce qui persfctra de ne pas faire cette confusion, c'est l'étude attentive des connexions de tte pièce.

Dans son complet développement, et à son état de simplicité, il a la forme m triangle qui a pour base la suture qui le sépare du reste de l'os et pour té< les branches de la suture lambdoïde. Cette base sinueuse se continue ec les sutures pariéto-mastoïdiennes, passe à 2 centimètres à peine au- >su> de la protubérance occipitale externe et se rapproche latéralement de li iiie courbe supérieure pour aboutir à la partie inférieure de la suture ïibdoïde.

On peut trouver l'os épactal double, ce que l'évolution de l'occipital permet comprendre sans peine, ou même triple. En pareil cas, il faut admettre un uble dans l'évolution normale, et le dédoublement d'un des centres latéraux ossification de la portion supérieure de l'écaillé.

PQn a donné différents noms à cet intéressant osselet qui, du reste, a souvent confondu avec un os worniien; l'erreur inverse a également été commise, il faut avouer que, s'il est toujours facile de l'éviter quand l'os est composé îine seule pièce, il est parfois presque lossiblc, quand l'écaillé de l'occipital composée de pièces mulliples, de terminer exactement quelles sont celles sont dues à un arrêt de soudure [ce ou sans dédoublement des foyers -silication normaux, et quelles promeut de noyaux supplémentaires nés >s la membrane fontanellaire ou la lÉire. Ces deux modes d'évolution peulit eu définitive aboutir h un résultat L îu près semblable, bien qu'ils diffè- Itt radicalement au point de vue phi- •phique, puisque l'un constitue une mnlie par défaut , et l'autre une r malie par excès.

>uoi qu'il en soit, voici les différents noms qu'on trouve dans les auteurs r désigner le noyau ou les nodules osseux situés au sommet de l 'écaille de jccipilal : Os triquetra (Olaus Wormius, Epistolœ, Copenhague, 1671), os ctal ou de Goethe (Fischer, Observata quœdam de osse epactali seu Gœi '.no. Mosquœ, 4811). Il n'est pas douteux que cet osselet ne soit l'analogue I l'os appelé chez les animaux os transversum (Meyer. Prodrome de Vanatodes rais, 1800), ou os interpariélal (E. Geoffroy-Saint-Hilaire. Mémoire | le crâne des oiseaux, 1807).

îedemann a, l'un des premiers, bien distingué et figuré l'os épactal (Zeil- [ riftfûr Physiologie, i. IU, 1829, tab. XIV et XV). ;ms empiéter sur le domaine de l'anatomie comparée, j'ai cru devoir placer immédiatement après la figure d'os épactaux de l'espèce humaine, celle os interpariélaux dont ils rappellent si exactement le souvenir.

Fig. 51. — Os inlerpariéta! unique chez un fœtus de chat de 5 jours (Ibiil.).

1.4, Les deux pariétaux. — 2, Os interpariclal, triangulaire comme l'os épactal de l'homme. — 2', Partie postérieure du sus-condylial, dont 2 est l'antérieure. — 3.5', Les condyliaux.

454 CRAME (dé vei.oi'pement).

11 y a quelques années, l'anthropologie fut émue d'une proposition singulière, Ses auteurs, MM. Tchudy et Rivero, soutenaient que l'existence de l'os épactal était la règle, au moins chez les enfants, dans les trois races primitives du Pérou, les Chincas, les Agmaras et les Huancas {Antiquités péruviennes, par Mariano Edward, Rivero et J.-J. von Tchudy, ch. II, p. 25, 1853). L'os épactal prenait par suite le titre ambitieux d'os de Vïncas, os Incœ. « A quatre ou cinq mois, disaient-ils, cette pièce est régulièrement unie à l'occipital, et l'union commence au milieu de la suture : même après une année, on ne trouve pas celte union complètement effectuée, si ce n'est dans le milieu ; un sillon indique la place de la suture. 11 n'est pas effacé même dans un âge plus avancé et peut être facilement reconnu dans tous les crânes de toutes ces races. » 11 est prouvé aujourd'hui que cette affirmation était absolument gratuite (Sur une momie de fœtus péruvien, par P. Broca, Bull, de la Soc. d'Anthrop., 2e série, t. X, p. 13î^

Sphénoïde. Pendant la période de son développement, on peut dis tin gu deux phases : dans la première, qui va du troisième au septième mois, les poin d'ossification apparaissent successivement et se rassemblent en deux grouj principaux, de manière à donner à l'os une apparence double : sphénoïde an' rieur, sphénoïde postérieur. Dans la seconde phase, qui commence à la fin septième mois et n'est pas complète au moment de la naissance, les deux sph noïdes se fusionnent en un seul et différents détails de structure se montre qui donnent à l'ensemble de l'os sa constitution définitive. Enfin on pourn établir une troisième phase dans l'évolution de l'os, marquée par sa soudure av3 l'apophyse basilaire de l'occipital vers l'âge de quinze à seize ans.

Après cette vue d'ensemble et pour tout ce qui a trait aux détails d'ossifi; lion, je me bornerai à reproduire la description très-nette que le professe^ Sappey en a donnée.

Le sphénoïde, dit-il, se développe par quatorze points d'ossification : de pour la partie antérieure et quatre pour la partie postérieure du coips ; de pour les petites ailes, deux pour les grandes ailes et l'aile externe des apophyse ptérygoïdes, deux pour l'aile interne de ces apophyses et deux pour les >mu sphénoïdaux.

Les deux points qui produisent les grandes ailes sont les premiers qui Ë montrent. Ils apparaissent à deux mois et demi. Les autres ne tardent pas à l suivre, en sorte que vers la fin du troisième mois de la vie foetale ou au comme cernent du quatrième on peut en général les distinguer tous, à l'exceptio cependant de ceux qui formeront les sinus du sphénoïde.

Les deux points internes de la partie postérieure du corps, très-rapprochés la ligne médiane, sont toujours les premiers qui se soudent. Au début du qu; trième mois on les trouve déjà en partie réunis. Tantôt ils commencent à souder par leur partie antérieure, et, comme leur forme est arrondie, ils re>tei distincts encore en arrière. Tantôt ils s'unissent d'abord par leur partie pos' rieure et forment alors un petit, arc à concavité antérieure. Tantôt enfin ils confondent primitivement par leur partie moyenne; dans ce cas, ils se présenta» sous l'aspect d'un petit rectangle transversalement dirigé.

Les deux points externes de la partie postérieure du corps répondent a gouttières caverneuses. Ils sont allongés dans le sens transversal et se soude aux points internes vers la fin du quatrième mois de la vie intra-utérine.

Les deux points de la partie antérieure du corps restent longtemps sépa

CRANE (développement). 455

nu de l'autre. Ils s'unissent d'abord avec ceux des petites ailes qui décrivent ie arcade pour se porter à leur rencontre, laquelle se transforme en Irou pour ôassage des nerfs optiques. Après cette soudure, qui a lieu vers la fin du nquième mois, on les voit se rapprocher et se continuer en avant, mais rester ès-écartés en arrière : ainsi. soudés entre eux et aux apophyses d'Ingrassias, ; constituent le sphénoïde antérieur.

Les quatre points de la partie postérieure du corps, en se réunissant aux granailes et à l'aile interne des apophyses ptérygoïdes, forment, le sphénoïde istérieur.

Les deux sphénoïdes commencent à se fusionner vers la fin du septième mois, au" union débute constamment par les parties latérales des deux corps. Au thème mois, on les trouve presque toujours soudés l'un à l'autre au niveau gouttières caverneuses, et séparés sur la ligne médiane par un espace langulaire à base postérieure. Cet espace correspond en haut au bord postéar de la gouttière optique et en bas à la partie postérieure du bec du sphéifde. Il se comble peu à peu de haut en bas, en sorte qu'à la naissance les ax sphénoïdes sont complètement soudés supérieurement, mais encore dis— :cts inférieurement. A cette époque aussi ou dans les premiers mois qui la vent, les grandes ailes se soudent au corps du sphénoïde postérieur. Leur adurc répond au bord externe des gouttières caverneuses ; elle a lieu également I haut en bas. Plusieurs années après la naissance, on peut en retrouver des litiges sur la face inférieure de l'os, principalement au-dessous du trou lique.

œ point qui occupe l'aile interne des apophyses ptérygoïdes s'unit très-

Fig, 52. Fig. 55.

Développement du sphénoïde (d'après Sappey).

Fijr. 34.

I' 52. — Sphénoïde d'un fœtus de trois mois et demi à quatre mois, sur lequel les douze points jbmilifs sont très-manifestes. — 1, points d'ossification qui produiront le corps du sphénoïde antékur; 2,2, petites ailes ; 5, points d'ossification moyens du corps du sphénoïde postérieur; 4,4, points ► éraux de ce corps; 5,5, ailes internes des apophyses ptérygoïdes; 6,6, ailes externes tt grandes es.

£3. — Sphénoïde appartenant à un fœtus un peu moins âgé et sur lequel cependant /es deux ints moyens du corps du sphénoïde postérieur sont déjà réunis. — En s'unissant, ils ont formé I noyau allongé transversalement, qui décrit une cnurhure à concavité antérieure. Les autres lonts d'ossification sont encore complètement indépendants. Les mêmes chiffres indiquent les nés points d'ossification.

— Sphénoïde d'un fœtus de huit mois. — 1,1, les deux points du corps du sphénoïde anté- |iur encore très-ccartés l'un de l'autre, mais déjà contigus aux petites ailes; 2,2, petites ailes conrmnni avec les points précédents à circonscrire le trou optique; 5, les quatre points du corps du lénoïde postérieur réunis en avant; 4, ces mêmes points présentant en arrière des traces de leur ''épendance primitive ; 5,5, ailes internes des apophyses ptérygoïdes non encore soudées; 6,6, ailes kernes de ces apophyses et grandes ailes.

nptementavec les points latéraux externes du corps du sphénoïde et avec la | ie correspondante des grandes ailes. Le conduit vidien ou plérygoïdien Rite de la conjugaison de ces trois points d'ossification, de même que le trou

pie résulte de la conjugaison des deux points latéraux du sphénoïde anlé- I r.

450 CRANE (développement).

Dans le cours de la première ou de la deuxième année apparaît le crochet de l'aile interne des apophyses ptérygoïdes ; il se soude immédiatement.

On ne trouve pas de traces des sinus sphénoïdaux avant la troisième année ; à celte époque on voit sur la face inférieure de l'os, des deux côtés du bec, deux pièces osseuses de forme pyramidale creusées d'une petite dépression. Ces petits corpuscules osseux mesurent à peu près 0,007 millimètres et la dépression qu'on y rencontre a 0,001 millimètre de profondeur. Telle est l'origine des. sinus sphénoïdaux (Rambaud et Renault). Ce n'est guère que vers la quinzième^ année qu'ils ont acquis leur développement complet.

Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'origine et les véritables connexions des cornets de Bertin. Pour certains d'entre eux, ces minces lamelles sont unJ véritable dépendance de l'elhmoïde, avec lequel ils restent unis fréquemment lorsqu'on désarticule les os. Il est certain que des déterminations de cet ordre] sont toujours plus ou moins artificielles. Sans m'y arrêter davantage, je rappor-; terai la description qu'en donne M. le professeur Sappey, non sans faire remarquer qu'elle contredit quelques points que je viens de signaler d'après Rambaul et Renault.

D'après cet éminent anatomiste, que je cite ici textuellement, les deux point qui donnent naissance aux sinus sphénoïdaux se montrent six ou huit moi après la naissance. Ils sont situés à droite à gauche du bec du sphénoïde, sous le corps de l'os déjà très-épais et presque uniquement composé de tissu spo gieux. Chacun d'eux revêt la figure d'une petite lamelle triangulaire à base] antérieure s'enroulant sur elle-même, de telle sorte qu'elle est convexe en bas et concave en haut. A dix-huit mois ou à deux ans, cette lamelle représente m. dcini-cône. A trois ou quatre ans, elle forme un cône à peu près complet dont là] base regarde les gouttières ethinoïdales et semble en faire partie : de là le noral de cornet sous lequel elle a été décrite par Berlin, en 1 77 i ; de là aussi celui de» cornet de Bertin qu'elle a conservé depuis celte époque.

Le cornet continue à se développer dans les années suivantes, soit dans le sens transversal, soit dans le sens antéro-postérieur. En même temps, la partie corl respondante du corps de l'os se creuse de chaque côté, et finit par se réduire a une simple cloison. Les cornets sphénoïdaux ont subi alors leur dernière transi formation. C'est sous cet aspect qu'ils se présentent à huit ou dix ans. A cet àgel ils constituent une lame irrégulièrement triangulaire qui forme la paroi anlérol inférieure du sinus. Leur bord externe répond au sillon dans lequel sont reçus Ici bords du vomer. Leur bord interne s'applique : en arrière, à la partie médian» de la face inférieure du corps du sphénoïde; en avant, au bec très-aminci dl l'os et à la crête qui le surmonte. Le bord antérieur présente une échancrurc qu| contribue à former l'orifice par lequel chaque sinus communique avec les foss« nasales. L'époque à laquelle les cornets de Bertin se soudent au resle de l'os cm extrêmement variable ; en général, cette soudure s'opère de douze à quinze ausB rarement plus tard, souvent plus tôt.

Etiimoïde. Cet os présente trois centres d'ossification dans chacun dcsqueM on compte des points multipliés. Le centre médian (apophyse crisla-galli et lanittl perpendiculaire) offre seul quelque régularité dans le nombre des points osseu» primitifs. Quant aux centres latéraux (lame criblée, cornets, os planum), nj| se forment par des points très-nombreux qui n'offrent rien d'absolument fixdtt Kcrckring, le premier, a bien décrit l'ossification de cet os au moment de »,

CRANE (déveloptement). 457

missancc; le complément de ce travail a été nettement établi par Rambaud I Renault.

An quatrième mois de la vie intra-utérine, on voit dans l'ethmoïde, jusque-là itièrement cartilagineux et fibreux, apparaître en certains points de petites tracules osseuses, verticales ou obliques, au niveau des masses latérales. Ces trabéi les se réunissent bientôt pour constituer d'abord les cellules ethmoïdalcs, puis I ; cornets ; l'ossification de ces diverses pièces est complète à la naissance. A ce wment, elles sont unies entre elles par une lame fibreuse très-dense, qui passe mnme un capuchon sur l'apophyse crista-galli, encore cartilagineuse, ainsi que i petit plancher horizontal qui constituera plus tard la lame criblée.

Fig. 55 et iig. 56. — Ethmoïde a la naissance (d'après R. et R.).

loison médiane entièrement cartilagineuse; 2, apophyse crista-galli cartilagineuse; 5, cellules Uthmoïdales, cornets et os planum enveloppés d'une lame livreuse très-épaisse qui leur sert de promotion et de moyen dunion; 4,4, masses latérales (cartilagineuses); 5, capuchon fibreux placé à Mie val sur l'apophyse crista-galli et se continuant latéralement avec la lame fibreuse dans laquelle se nnt développés les cornets; 6,6, lames cartilagineuses horizontales (lame criblée) et s'unissant ultérieurement avec les parties correspondantes 4,4, des masses latérales.

\\ la fin de la première année, on aperçoit à la base de l'apophyse crista-galli, chaque côté, suivant la direction que prendra la lame criblée, une série de

i . miles osseux ayant chacun un demi-millimètre environ. Ils sont au nombre cinq de chaque côté et par leur coalescence forment les deux tiers posté-

uirs de l'apophyse crista-galli et la moitié interne de la lame criblée.

■ ja moitié externe de cette lame ne s'ossifie que dans le cours de la deuxième ■née; en même temps l'ossification de la crête se complète d'arrière en avant, et

; petit point complémentaire apparaît à son sommet. La lame verticale est peu m eu envahie.

m Vu commencement ou dans le cours de la quatrième année, le petit point com- Mimentaire que je viens de signaler au sommet de la crête envahit tout ce som- M.el se prolongeant en arrière se soude à sa partie postérieure; en avant il n'a

■ 'encore envahi le cartilage jusqu'à la lame criblée, de sorte qu'il semble coiffer ■commet de la crête comme un bonnet phrygien. La soudure des deux moitiés Mnrne et interne par lesquelles se développe la lame criblée est dès lors »evée. Un petit point complémentaire nettement distinct est apparu pour ■■'inscrire le bord externe de la fente par où passe le filet ethmoïdal du nerf H al interne. A vingt-cinq ;ms, il y a articulation, mais non soudure, de la lame

■ •.icalo de l'ethmoïde avec le vomer. Cette soudure, constante dans la vieillesse, 1 1 apparaître dès quarante ans. Une autre conséquence du progrès de l'âge est' || u tement de plus on plus grand de l'os planum et de la lame criblée. Cette

I lification est due au développement croissant des sinus frontaux auxquels

458 CRANE (développement).

répondent les demi-cellules osseuses qu'on observe en ce point sur l'elhmoïde

des gens avancés en âge.

Fig. î>7. — Frontal au troisième mois (d'après R. et R.).

Frontal. Cet os a deux centres principaux d'ossification, que Fallope

d'abord, Kerckring ensuite, ont nettement indiqués ; des points accessoires, au nombre de six granules complémentaires, peuvent en outre y être distingués.

Dans le deuxième mois selon Ruyscb, au commencement du troisième d'après Kerckring, vers le soixante-cinquième ou soixantedixième jour d'après Rambaud et Renault, ou voit apparaître sur chaque arcade orbi taire une ligne osseuse opaque qui s'étend par un

I, large intervalle qui sépare les deux prin- , . .. , P

cipaies pièces (frontal moyen); 2, point reseau sur la voûte orbitairc et sur la lace osseux complémentaire externe (corres- antérieure du frontal. Les mailles de ce réseau

pondant au frontal postérieur de Cuvier): , • j , i j fi

5, 3, point osseux complémentaire interne se rétrécissent de plus en plus et, dans M

(frontal antérieur). courant du troisième mois, atteignent la ci»

conférence de l'os ; les bosses frontales sont les parties où l'ossification est le plus en retard. Vers le soixante-quinzième jour, suivant M. Serres, apparaissent de chaque côté sur le frontal deux points osseux complémentaires, l'un en arrière et en dedans de l'apophyse orbilai interne au-dessous du lieu que doit occuper la poulie de réflexion du gra oblique, l'autre vers l'apophyse orbi taire externe. Le premier point forme lui pièce qui correspond au frontal antérieur de Cuvier, le second au frontal post rieur. Suivant M. Serres, les six pièces du frontal que nous venons d'indiqué! sont séparées jusqu'au quatrième mois ; toutefois le sillon qui les sépare souvent très-peu profond, et, quoique la trace de leur séparation persiste bi: souvent jusqu'à la naissance et au delà, les points cartilagineux ont ordinairemen disparu dès le septième mois.

Les rudiments de la fosse lacrymale n'apparaissent qu'au sixième mois. EU est d'abord largement ouverte sur le côté et percée d'un trou qui est l'oriÊË d'une gouttière résultant du rapprochement des deux lames qui servent à forr cette fosse : l'une de ces lames provient delà partie externe de la voûte orbitaire l'autre de la face postérieure de l'apophyse orbitaire externe. Une année après 1 naissance, toute trace de la suture de ces lames a disparu.

A la naissance, le frontal est encore largement divisé en deux moitiés ; toutes le pièces accessoires sont soudées ou à peu près, l'épine nasale est cartilagineuse les bords du frontal qui correspondent à ceux de l'elhmoïde sont minces tranchants; on ne trouve aucune trace des cellules qui compléteront plus i;n les cellules ethmoïdales non plus que des sinus frontaux.

La soudure des deux moitiés du frontal débute ordinairement dans la deux» année au niveau de leur tiers moyen. Les cellules ethmoïdales commence alors à se développer. Quant aux sinus frontaux, ils n'apparaissent que vers huitième année. Mais ce n'est que plus tard- qu'ils acquièrent toute leur é due par le refoulement de la lame antérieure de l'os. Ils prennent parfo des proportions considérables. Ruyscb les a vus se prolonger jusque dans 1

pariétaux, disposition qui, comme je l'ai déjà dit, est normale chez ccrtai

animaux.

CRANE (déveloitement . 459

La suture médio-fronlale ou métopique, trace de la division primitive de l'os, iut persister anormalement dans l'âge adulte, bien que, comme règle, elle )ive être à peine apparente vers ses extrémités à la dixième année.

Fig. 58. — Frontal d'un enfant de huit ans (d'après R. et R.). Le tiers moyen de la suture médio-frontale est soudé. Au-dessus et au-dessous elle persiste.

e3 reviendrai plus loin sur ce sujet.

temporal. Comme je l'ai déjà indiqué en en faisant la description, cet sst composé d'éléments complexes parmi lesquels les uns servent à compléter 'ceinte crânienne, les autres forment le revêtement osseux des parties molles oreille interne. Je m'arrêtai fort peu sur ces dernières, renvoyant pour plus leveloppements à un article ultérieur (voy. Oheille). i l'on fait abstraction de l'apophyse styloïde qui appartient, en somme, bien <.ot a l'os hyoïde (voy. Hyoïde), on peut dire que le temporal se développe par i " ntres principaux d'ossification : M'écaille, 2° le cercle tympanal, 5° le er. Chacun d'eux est à son tour formé par plusieurs points, •faille, comme toutes les autres portions de la voûte du crâne, n'est pas cuec d un cartilage préexistant, et le tissu osseux s'y développe au sein de la le embryonnaire. Les autres portions du temporal se développent par la motion progressive de l'os au cartilage qui le précède. Cette ostéogéûie est mime a tous les os de la base.

écaille se développe par trois points d'ossification qui occupent le pourtour rieur du cercle tyrapanique. Le premier correspond au zygoma, il se montre

400 CRANE (développe m knt),

au commencement du troisième mois de la vie fœtale sous la forme d'un réseau dans le point qui sera plus lard la racine de cette apophyse. L'indépendance de ce point d'ossification a été mise hors de doute par Béclard (Archives de Meckel, VI, 427).

F'g- 59. Fig. 60.

Fig. Îi9. — Temporal du 40* au 4o* jour (d'après R. et R.).

1,1,1, les trois points d'ossification du cercle du tympan; l'un, médian inférieur, le plus long; deux latéraux supérieurs; 2, lamelle osseuse de l'écaillé séparée à sa base du zygoina et de l'épitympanique par un intervalle cartilagineux d'un demi-millimètre ; 3, point osseux en forme de stylet occupant l'apophyse zygomatique; A, point osseux épitympanique.

Fig. 60. — Temporal pendant la première année (d'après R. et R. i, cercle du tympan qui reste fixé à l'écaillé, bien qu'il n'y ait pas encore soudure osseuse ; 2, écaill

Le second centre de l'écaillé correspond à sa partie squameuse proprement dite, et se soude très-rapidement avec le point précédent.

Le troisième, situé en arrière et au-dessous de ces derniers, au-dessus cercle tympanique, d'où le nom de épitympanique qui lui a été donné, a découvert chez les mammifères par M. Serres. Etienne Geoffroy Saint-Hilaiffl qui l'a étudié sur les poissons, l'a pour cette raison appelé serrial.

Le rocher s'ossifie par divers points d'ossification qui apparaissent vers troisième mois de la vie intra-utérine. 'Voici, d'après Rambaud et Renault. lYnumération des nombreux points qu'on y rencontre : deux points principaux poui le limaçon; six pour les canaux demi-circulaires; neuf pour les osselets, mêmes auteurs y reconnaissent en outre des points complémentaires qui serve! au revêtement de ces diverses parties, savoir : trois pour le limaçon, trois pou les canaux demi-circulaires, un pour le toit delà caisse, un pour le plancher la caisse, un pour l'éminence mamillaire.

Il n'y a pas de centre d'ossification spécial pour l'apophyse masloïde, ainsi qui le croyait Kerckring. On sait depuis Béclard que c'est une simple dépendan] du rocher et qu'il est exceptionnel d'y rencontrer un ou deux noyaux osseu distincts.

Le troisième centre d'ossification du lemporal ou cercle du tympan corn mence à s'ossifier dans le cinquième mois par trois points, un médian, un infl rieur, et deux latéraux supérieurs. L'orifice ainsi limité offre dès son apparili un volume considérable qui égale presque celui qu'il aura chez l'adulte.

Au moment de la naissance, l'union des différentes pièces est presi complète et ne tarde pas à s'achever. On peut noter à cette époque différent particularités qui impriment au temporal de l'enfant une physionomie spécial la cavité glénoïde est remarquablement petite et le relief de la racine transver de l'apophyse zygomatique se voit à peine en avant de la surface articulaire, région mastoïdienne est plate : l'apparition d'une apophyse en ce point est phénomène de développement ultérieur, en rapport avec, la formation des cellu mastoïdiennes. L'ossification du rocher présente encore deux lacunes : la p

CRANE (développement). 461

aère sur sa face inférieure à son union avec l'écaillé, où existe une mince ouche de cartilage; la seconde à sa face postérieure entre l'orifice interne du onduit auditif et le point qui correspond au canal semi-circulaire supérieur;

v a là un véritable trou comblé par du cartilage. Le cercle tympanique est □complet dans une petite portion de sa circonférence supérieure , mais deux divinités sont unies à l'écaillé; le reste du cercle demeure libre assez longtemps iprès la naissance. Il est dirigé obliquement de haut en bas et de dehors en déni?, en sorte que sa partie supérieure est située immédiatement au-dessous du goma, tandis que son extrémité inférieure confine au canal carotidien. Le conuit auditif osseux ne se complète qu'après la naissance. C'est la lèvre externe «u cercle du tympan qui, en se développant de plus en plus, forme la paroi inïrieure du conduit. Ce travail d'ossification reste longtemps incomplet, et la artie intérieure du conduit auditif osseux présente parfois chez l'adulte une îineeur particulière et même une perte de substance qui est l'indice de cet arrêt e développement. La fissure de Glaser, vestige de la séparation originelle entre s portions tympanique et squameuse du temporal, est notablement plus large à i naissance que chez l'adulte.

Dans les premiers mois de la vie extra-utérine se développe dans le cartilage itué entre l'occipital et la portion mastoïdienne du temporal un point d'ossifiation lamellaire analogue a celui que j'ai signalé au fond des gouttières latérales l'occipital. Cette lamelle se soude rapidement à la portion mastoïdienne, ù elle prend part à la constitution de la gouttière latérale. Ce point offre un artain intérêt au point de vue philosophique : on peut le considérer comme âanalogue du paroccipital de R. Ovven.

L'apophyse vaginale ne se forme pas un point spécial ; cette saillie est constilée par l'extension du plancher de la caisse et du cadre du tympan. L'apophyse styloïde est représentée à la naissance par une petite tige cartilaneuse entourée d'une épaisse gaine de tissu fibreux. Elle s'ossifie de huit à ouzo ans par deux ou trois points distincts. Les cellules mastoïdiennes apparaissent dès la fin de la première année, après Sappey, par résorption du diploé ; à mesure qu'elles se développent, on >it s'accuser la saillie de l'apophyse mastoïde.

La réunion rapide de l'os tympanique et de l'écaillé est un des caractères s plus frappants de l'ossification du crâne humain. Chez beaucoup d'animaux, tte pièce unie au rocher et à la poution mastoïdienne ainsi qu'à l'apophyse vloïde constitue un os entièrement distinct de celui que forme la portion [uameuse.

Lobstein a figuré sur cet os une fente congénitale qui commençait au voisige du rocher et s'étendait jusqu'auprès de la bosse pariétale (Traité d'anat. th., pl. V, fig. 2). Meckel a, de son côté, décrit des fentes analogues (Handbuch °.r path. Anat.y l. 359). C'est aussi sans doute à une malformation congénitale utôt qu'à un travail pathologique qu'il faut rapporter l'étroitesse extrême lant même jusqu'à l'oblitération du canal carotidien, telle que l'a observée tto.

i Pariétal. Depuis Albinus, qui le premier en avait donné une étude assez impiété, la formation du pariétal n'avait que peu attiré l'attention des anato- II istes. Tout récemment M. Broca a présenté des remarques très-intéressantes

#62 G II A NE (dkvkloppemknt).

élèves, M. A. C. Augier,des emprunts considérables. La nouveauté de ce sujet fera, je l'espère, pardonner la longueur de ces développement».

C'est vers le quarante-cinquième jour de la vie intra-utérine, dans le point où sera plus tard la bosse pariétale, qu'apparaît le point; unique d'ossification. Il l'orme un petit réseau de plus en plus foncé dans la membrane demi-transparente de tissu embryonnaire qui constitue en ce point la vofile du crâne. De ce centre d'ossification parlent des fibres osseuses rayonnantes qui se prolongent en tous sens et forment deux couches : l'une profonde, qui deviendrait la table interne de l'os; l'autre superficielle, qui deviendra la table externe. Par suite de leur disposition radiée, ces fibres sont très-serrées du côté de leur extrémité centrale, tandis qu'à l'extrémité opposée elles sont séparées par des espaces linéaires, comme le seraient les dents d'un peigne très-fin. Les fibres de la couche profonde croissent plus rapidement que celles de la couche superficielle, et atteignent premières les limites sur lesquelles s'établiront définitivement les bords du fl riétal. Il y a donc une période où ces bords sont formés exclusivement par 1 fibres profondes ; mais les fibres de la couche superficielle s'y prolongent bient à leur tour, et comme elles ne sont pas exactement superposées, une à une, s celles de la couche profonde, les espaces interfibrillaires de chaque couche so pour la plupart recouverts par ceux de l'autre couche; il en résulte que l'appa rence pectinée des bords de l'os disparaît peu à peu.

Or, celte superposition complète des deux couches de libres ne s'effecti pas simultanément dans toutes les parties de la circonférence du pariétal J Dans la partie qui correspondra plus tard à la région de Yobélion, le travail d'ac-| croissemenl de la couche superficielle est beaucoup plus lent que parto ailleurs. Sur les fœtus de cinq à six mois, les fibres qui aboutissent à cet région, et celles qui, plus en arrière, se portent vers l'angle postérieur et sure rieur de l'os, c'est-à-dire vers la fontanelle lambdoïdienne, sont encore fine! souples, profondément séparées par des intervalles linéaires, et appartienne encore toutes à la couche profonde, tandis que la disposition pectinée commen

déjà à s'effacer dans le reste de la circo^ Jéreiice de 1 os.

Ce groupe de fibres plus lâches et plu minces est séparé en avant des fibres p] serrées et plus fortes qui forment le res, du bord sagittal de l'os, par une sot d'incisure ou de scissure de profondeur e de largeur variables, qui n'est qu'if espace interfibrillaire plus large et pluj profond que les autres. Pendant les moiJ qui suivent, cette disposition s'atténue! mais lentement, et elle est encore très manifeste au moment de la naissance.

Albinus l'a décrite et figurée sur le fœtus à terme, en signalant la faibles») de la raréfaction du tissu osseux dans la région dont il s'agit.

Dans l'explication de la même planche, Albinus a signalé une autre particuj larité qui s'observe vers la circonférence du pariétal et tout près de ses bords c'est un léger épaississemcnl marginal qui augmente la solidité du bord qui existe sur toute la circonférence, mais qui est toutefois au maximum sur le bor sagittal de l'os. Du reste, il ne s'est pas occupé de chercher sur des fœtus pt'

Fig. 61. — Pariétal au troisième mois (d'après R. et R.).

CRANE (développement). 465

unes l'origine et le mode de relie disposition analomique. Cette lacune a été unblée par les recherches de Broca.

Les bords du pariétal restent fibrillaires et disposés en forme de peigne e>sque vers le sixième mois de la vie intra-utérine ; ils sont alors formés seule-

ent par les fibres osseuses de la couche profonde. Lorsque les fibres de la i uche superficielle, jusque-là en retard, parviennent à leur tour jusqu'au bord, Iles s'unissent dans le voisinage de ce bord avec celles de la couche profonde,

de cette union résulte un épaississement que Broca appelle le bourrelet nrginal du pariétal.

'Ce bourrelet apparaît d'abord vers l'angle antérieur et inférieur de l'os; . là il s'étend peu à peu sur le bord antérieur et sur le bord inférieur ; puis, nitinuant à faire le tour de l'os, il se prolonge d'avant en arrière sur le bord ùfiërieur ou sagittal et de bas en haut sur le bord postérieur ou lambdoïdien. forme alors sur la circonférence du pariétal un cadre presque complet, mais il ••'xiste pas encore dans la partie postérieure du bord sagittal. SSur une série de fœtus échelonnés de mois en mois depuis le quatrième mis jusqu'à la naissance, on observe nettement la gradation suivante : à quatre >iis, à cinq mois, il n'y a pas encore de bourrelet; vers six mois, le bourrelet jpsraît sur l'angle antérieur et inférieur ; vers sept mois, il occupe déjà tout ! bord antérieur et tout le bord sagittal. Enfin, sur les fœtus à terme, il est eore loin d'être complet, car la moitié postérieure du bord sagittal en est

|:e dépourvue ; c'est seulement dans les deux ou trois mois qui suivent la ance, quelquefois plus tard, que cette région est envahie à ton tour par le relet.

point où se referme le bourrelet est donc celui où le développement du pariétal est le plus tardif. Ace moment, l'accroissement des os du crâne, jue encore très-actif, est déjà ralenti; les poussées réciproques, qui donnent à la formation des dentelures et à l'engrènement des sutures, sont moins s, et il en résulte que la partie de la suture sagittale qui se ferme dans ces itions est plus simple que les parties adjacentes de la même nature. Ainsi folie ce fait : la simplicité constante et très-manifeste de la suture dans la n de Vobélion, phénomène dont la conséquence tardive est une tendance plus le à la soudure dite sénile; car il est tout naturel que celte soudure débute nce sur le point de la circonférence du pariétal où l'activité nutritive i plus faible, sxiste donc un point où la suture sagittale est toujours beaucoup plus le qu'elle ne l'est en avant et en arrière, où elle se réduit à une ligne parfois [ue droite. Cette partie de la suture présente une longueur d'environ trois mètres et de chaque côté sur les pariétaux on observe souvent un trou plus loins grand dont le siège, ainsi que nous le verrons plus tard, est constant. , si l'on unit ces deux trous pariétaux par une ligne transversale, on voit sette ligne, qui, quand elle est prolongée au dehors, passe par les bosses taies, va couper Vobélion ou partie très-simple de la suture sagittale ensur le milieu de sa longueur. C'est ce point où la ligne menée d'un trou tal à l'autre coupe la suture sagittale que M. le professeur Broca a appelé int sagittal.

sait que vers quarante-cinq ans la soudure des sutures de la voûte craie commence par la portion de la suture bi-pariétale où, comme je l'ai dit, la suture est la moins compliquée et où son trajet est presque reeti-

■4G4 CRANE (développement).

ligne (obélion). En ce point débute aussi le plus souvent une certaine dépression de la suture ; à mesure qu'elle se ferme par points isolés, il se produi une série de petites fossetles qui, réunies, concourent à former un sillon, M dépression unique, particularité à laquelle Barkow dans son atlas a consacn plusieurs planches et qu'il a désignée sous le nom de sulcus sagittalis externus

Etudions maintenant un autre détail anatomique très-intéressant, bien qm très-négligé des auteurs avant Broca et ses élèves ; je veux parler de cet espaâ interfibrillaire, plus large et plus profond que les autres, qui sépare vers le cm quième mois et souvent beaucoup plus tard le groupe des fibres osseuses lâche qui aboutissent à la partie postérieure du bord sagittal des fibres plus serrées ( plus fortes qui ferment le reste de ce rebord.

Cet espace, que M. Broca appelle Yincisure pariétale, est dans beaucoup de cî encore ouvert au moment de la naissance dans une étendue variable, soit soi la forme triangulaire, soit sous les formes losangique, quadrangulaire, étoft plus ou moins irrégulièrement. C'est cette ouverture qui constitue la fontaneï sagittale, et que M. le docteur Hamy a nommée la fontanelle de Gerdy.

Eysson (Biblioth. anat. de Manget, t. II, p. 487) avait bien déjà obse diverses anomalies à la surface du crâne, sur le sinciput en parliculi fissures, sillons et sutures fauses. Albinus (loc. cit.) avait bien remarqué dans toute la partie de ces os qui forment le tiers postérieur de leur bord su] rieur le tissu est moins serré, que les rayons osseux y sont étroits, presque formes et laissant entre eux un grand nombre de hiatus très-apparents, c'est effectivement à Gerdy qu'appartient l'honneur d'avoir donné de la l'ente de la fontanelle sagittale une description presque complète.

Voici en quels termes cet 1 auteur s'exprime dans sa thèse inaugurale (Re& ches et propositions d'anatomie, de pathologie et de tocologie, Paris, 183

« La suture sagittale, vers sa partie postérieure, peut aussi présenter, bien plus rarement, une disposition semblable à celle dont je viens de parler, suture frontale, avait-il écrit, est ordinairement étroite et régulière, mais il n' pas rare de la trouver assez large.) Plus souvent on trouve vers son milieu à peu de distance de la fontanelle occipitale une solution de continuité dai bord des pariétaux ou de tous les deux ; et tantôt cette solution de contin est une simple fissure prolongée en dehors jusqu'à un demi-pouce, un pouce un peu plus entre les fibres du pariétal ; tantôt c'est une fente avec écartera à son origine, de sorte qu'il en résulte un petit triangle dont l'angle externe continué plus ou moins loin par une fente. Et si l'os opposé présente une dis sition semblable, un petit espace triangulaire qui se réunisse au premier, à base, les deux ensemble produisent, sur le trajet de la suture, un élargisse membraneux qui peut être pris pour une des fontanelles et causer une cri dans la détermination de la position au moment du travail de l'accoucherai comme cela m'est arrivé. — L'existence de celle anomalie sur un seul pari pourrait même parfois induire en erreur. Cette erreur ne serait pas commise», le doigt était libre d'explorer une assez grande étendue du crâne ; mais même on se trouverait dans certains cas embarrassé, si l'on n'était pas pré» de la possibilité d'une pareille disposition. Or, je l'ai rencontrée sur un en; vivant où les deux pariétaux offraient ainsi en regard une fente à base ' gulaire, et où ils se touchaient au delà dans le reste de leur étendue en arriB;,, de telle sorte que cet espace membraneux triangulaire paraissant se conl

CRANE (développement). 465

?ec trois sutures ressemblait assez bien à la fontanelle postérieure et fut pris our cette dernière. Je l'ai trouvé en outre plusieurs fois sur des tètes dessélées, mais deux ou trois l'ois seulement à un degré assez prononcé pour qu'elle ït pu être sentie à travers les téguments et devenir une cause d'erreur dediaîostic, dans les cas où d'autres circonstances auraient favorisé cette erreur, autres fois il n'y a qu'une simple échancrure triangulaire sur le bord de l'axe is pariétaux, comme j'en ai vu un exemple sur un enfant vivant; mais dans cas il serait beaucoup plus difficile de s'y tromper, pour peu que l'on apportât soin et d'attention dans le toucher; du reste, je n'ai jamais observé ces anoalies dans la moitié antérieure des bords des pariétaux. Mais il est un autre •e d'ossification qui se rencontre assez fréquemment le long de la suture sagitle, ordinairement d'un seul côté. Tantôt le bordsupérieur de l'un des pariéîx est très-mince, très-flexible, laisse même eu plusieurs points des vides tre ses libres et n'offre au doigt pas plus de résistance qu'une lame fibreuse une membrane cartilagineuse peu tendue; tantôt et souvent en même temps remarque de larges perforations par défaut de substance osseuse, qui sont nées à uue ou deux lignes environ de ce bord.

[« Ainsi, dès le principe, dit plus loin le même auteur en manière de collision, les pièces du crâne se forment avec la ligure et les rapports qu'elles 'sentent à la naissance. Dans les mois qui suivent, l'accroissement du fœtus irchant très-vite, l'ossification ne fait guère que suivre ce mouvement général, hs presque sortir de ses limites primitives. Puis, quand l'enfant est détaché de mère et vit d'une vie propre, le mouvement de croissance générale se ralenl'ossilication se trouve avoir pour ainsi dire des forces et de la matière rreste et comble les yides qu'elle avait laissés jusque-là. Cependant, durant trois premiers quarts de la vie fœtale, il y a encore ordinairement sur la conférence des os du crâne un faible progrès d'excentricité ou de rapprochent entre eux, et c'est de ce travail surtout que résultent, suivant qu'il est illier ou irrégulier, les formes normales de la tète du fœtus parfait ou les anoies que j'ai signalées. »

pi cs Vulfranc Gerdy, M. Barkow, dans sa Comparative Morplwlogy , a îrvé eu 1862 des cas de fontanelles sagittales. Il en a figuré plusieurs exemples V!, VIH, LXVII, LXVIII, LXIX).

amphry a vu cette troisième fontanelle offrir de telles dimensions sur un nt né avec une syndactylie et un front très-proéminent, qu'il eût été imposï par le toucher de la distinguer de la fontanelle antérieure (loc. cit.). . Hamy, dans un mémoire]très-intéressant sur les fontanelles anomales du e humain {Journal de Robin, nov. 1870-71), a étudié ce sujet avec un soin l'iculier. Je vais faire quelques emprunts à ce travail marqué au coin de l'oriklité et de l'érudition qui distinguent toutes les productions de son auteur.

Nous avons, dit-il, recueilli sept observations de fontanelle sagittale, liège en était toujours le même, à deux centimètres en moyenne au-desiu lambda, sur la suture sagittale. Une fois seulement, l'anomalie latérale de par M. J. V. Gerdy a été soumise à notre élude. La fontanelle, exclusivet ouverte aux dépens du pariétal gauche, avait presque exactement la forme s petit triangle rectangle d'un centimètre de côté. Dans nos six autres obserns, 1 anomalie avait symétriquement frappé les deux côtés, il en était résulté I fontanelle transversalement losangique, aux bords découpés en petites les, comme ceux des fontanelles normales, et dont les angles latéraux s'en-

DICT. ENC. XXII. 5Q

46G CRAÎSE (développement).

fonçaient plus ou moins profondément à droite et à gauche dans les pariétaux et s'y continuaient sous forme de fissures transversales ou un peu oblique» d'arrière en avant.

« Cette fontanelle sagittale mesure en moyenne 1 centimètre de long et 12 à 15 millimètres de large. Nous avons vu ces dimensions réduites à 1 ou 2 millimètres; parfois aussi elle a dépassé 2 centimètres dans sa plus grande largeur. Aucun des auteurs cités plus haut (Barkow, Gerdy et Le Courtois) n'a donné l'attention qu'ils méritent aux phénomènes d'ossification consécutive des fontanelles anomales qu'il décrivait. Barkow avait publié en 18.62, sans commentaire explicatif, divers dessins montrant au lieu d'élection de la fontanelle sagittale deux petites fissures divergentes, simples, et quelquefois doubles, situées sur un même plan transversal ou placées en avant l'une de l'autre. Ces fissures, de 4 à 8 millimètres de longueur, pouvaient être le dernier vestige de la petite lacune membraneuse dont nous nous efforçons de suivre pas à pas l'évolution. Pourtant nos recherches nous avaient d'abord porté à ronsidéreJ les fissures comme analogues à celles que l'on observe dans les lacunes membraneuses en d'autres points de la voûte crânienne, dans les bords postérieurs des pariétaux, par exemple, à quelque distance au-dessous de leur angle lambJ datique. Cependant, sur les diverses pièces que nous avons étudiées et dessiJj nées, nous voyons se restreindre peu à peu avec l'âge l'espace lacunaire sagittaM et les fissures latérales persister alors que la fontanelle était presque compléta ment fermée. Notre conviction fut faite et le mode d'oblitération nous fij absolument démontré quand, à la suite de longues recherches, les divers terme d'une série graduellement décroissante eurent passé sous nos yeux. Le prenne terme de cette série était le crâne d'un fœtus mort-né, dont la fontanelle sagil taie atteignait 12 à 13 millimètres de long et de large ; le dernier fut un crài d'enfant mort dans le milieu de son vingt-neuvième mois. Il présentait dans suture pariétale, à 52 millimètres au-dessus de l'angle lambdaliquc et à 5 millimètres d'un trou pariétal unique ouvert à droite, deux lignes légèremc sinueuses mesurant, celle de gauche 8, celle de droite 10 millimètres, travail d'ossification tendant à combler peu à peu la lacune par ses bords ej fontanelle sagittale étant toujours, ainsi que nous l'avons dit, plus considéra en largeur qu'en longueur, on voit qu'il ne doit plus rester à la fin du trav d'ossification trace de l'anomalie que ces deux petites fissures| perpendiculî à la suture ».

M. le professeur Broca, dans la séance du 20 mai i 875, a présenté à Société d'Anthropologie sept cas de fontanelle sagittale. Cette anomalie dit-il à ce propos, est très-fréquente, et il y a lieu de croire qu'elle s'fl serve environ une fois sur quatre chez les enfants nouveau nés. Elle s'efln d'ailleurs presque toujours dans les deux ou trois mois qui suivent la oj sance. Les observations de M. Augier lui permettent d'affirmer que la Si tanelle sagittale est encore plus commune qu'on ne l'avait cru. Il a recueil une quarantaine de cas où soit la fontanelle sagittale, soit la fente v* tige de cette fontanelle, est nettement déterminée. Or, ses recherches porté sur une collection malheureusement incomplète , mais qui reniera pourtant quarante-six calottes crâniennes appartenant toutes à de trèsjcunj enfants. En admettant même que le hasard ait réuni un grand nombre fontanelles anomales, on voit néanmoins que l'existence de cette fontanelle i de ses vestiges est encore assez fréquente ; bien plus, cet auteur a remaflp

CRANE (développement). 4G7

lie dans la plupart des cas, quand la fontanelle sagittale était encore mani-

■ itement ouverte, la fontanelle postérieure avait disparu ou était en voie avancée

disparition.

.Nous avons dit que presque toujours, par les progrès de l'ossification des ux pariétaux, les fontanelles sagittales et les fentes qui en étaient les vestiges , paraissaient ; il est pourtant des cas, très-rares, il est vrai, où cette fente siste à l'état adulte. Barkow en a cité deux cas (Comparative Morphoi) o" partie), planche X, figure 2, et planche X, figure 1). M. le professeur >ca en a présenté un exemple très-intéressant à la Société d'Anthropologie ■ un crâne d'adulte grand et massif qui provient de la grande collection Esitirol, récemment donnée au Musée du Laboratoire par MM. Baillarger et Moreau TTours. Sur cette pièce, la région du point sagittal est comme toujours caraci-isée par une grande simplicité de la suture, qui est presque linéaire à ce eau. Sur le milieu de cette région, c'est-à-dire sur le point sagittal même, sste une grande suture transversale et bilatérale qui coupe perpendiculairent la suture sagittale et dont les deux branches latérales, parfaitement symé- |iraes et longues de cinq à six centimètres, se dirigent horizontalement vers bosses pariétales. Les bords de cette scissure ou incisure pariétale sont rc*és comme ceux de la suture sagittale elle-même. 11 n'y a pas de trous pariéïx, ce qui permet de croire, que ces trous sont confondus avec la scissure et . , lorsqu'ils existent, ils sont le vestige d'une scissure horizontale presque I èrement, mais incomplètement refermée.

l e ne sont pas là, comme l'avance M. Augier, les trois seuls cas de scis- I îs pariétales qui aient été signalés I des crânes d'adultes ; on en trou- % . d'autres exemples dans Tiedemann tschrift fur Physiologie, II, p. 1) J ans Otto (Palh. Anat. by South, p.

I ). Ce dernier rapporte un cas où tm isure était en partie verticale et en ni ie oblique. Enfin, le musée de Ber- Brenferme deux exemples de cette n: nalie, et M. Hamy, dans le travail il plus haut, mentionne un cas de À ure sur un crâne d'enfant de vingtfl mois et demi.

I existence d'une fontanelle sagittale Fig> 68 Incisure pariélale (crâne de ]a collec.

■[•persistance d'une incisure pariétale tion Esquirol au Musée d'anthropologie).

■ des faits du même ordre; ils dé-

■eent l'un et l'autre d'un arrêt dans le développement du pariétal.

fi ltre ces deux vestiges d'un travail incomplet d'ossification, qui constituent

VÊ ne les deux termes extrêmes d'une série se place une particularité anato-

■ e bien autrement fréquente que les précédentes et qui, pour celte cause, al généralement regardée comme formant un uVs traits constants du pariétal S e. Je veux parler des trous pariétaux. Ils sont généralement au nombre de

■ et l'on a vu plus haut leur situation précise. Il peut y en avoir trois : deux

■ côté, un seul de l'autre, ou quatre : deux de chaque côté. Or toujours, suivi la remarque do M. Broca, deux trous d'un même côté sont situés sur une

4G8 CRANE (développement).

ligne horizontale qui est perpendiculaire à la direction de la suture sagittale et qui si on la prolonge, va passer sur la bosse pariétale. D'après cette disposition il est permis de considérer comme très-probable qu'une scissure horizontale de l'os pariétal s'est refermée incomplètement en laissant persister un ou deux trous sur son trajet ; en d'autres termes, ce sont des vestiges d'une scissure horizontale presque entièrement refermée.

Cette opinion, défendue et démontrée devant la Société d'Anthropologie par M. Broca, dans deux mémorables présentations, vient à rencontre de l'opinion classique d'après laquelle les trous pariétaux seraient des trous vasculaires dm au dépôt de la substance osseuse autour d'une veine émissaire préexistante. À la vérité, ils remplissent le plus souvent cette fonction , mais eile est la conséquence et non la cause de leur existence. On s'explique ainsi en outre comrnen ces trous qui, s'ils sont normaux, devraient être constants, manquent souven (environ une fois sur deux), et cela aussi bien chez les jeunes enfants que chez le adultes. Enfin, ce mode de formation rend compte de la grande diversité des trou pariétaux sous le rapport de leurs dimensions. Celles-ci, étudiées chez l'adulte varient ordinairement entre un tiers de millimètre et un millimètre; mais lors qu'un trouble d'ossification entrave d'une manière plus grave la réunion deij

Fig. 69. — Crâne sur lequel les irous pariétaux, en particulier le droit, présentent des dimensions notablement au-dessus de la moyenne (Musée d'anthropologie. Crâne 15 de la série des nègres donnés par M. Gannal).

Fig. 70. — Crâne sur lequel les trous riétaux présentent des dimensions énM mes (Musée du Val-de-Grâce. Cas de M.f baron Larrey).

bords de Yincisure pariétale, les dimensions des trous peuvent atteindre qua| à six millimètres (exemple : crâne n° 15 de la série des nègres, donnée M. Gannal au Musée d'anthropologie); ou vingt millimètres (crâne canarien même musée), ou enfin trois centimètres (crâne déposé par M. Larrey au ^ ai- Grâce). Humphry parle d'un crâne déposé au musée de Cambridge où le * pariétal est assez large pour admettre le bout du doigt.

« Dans ces cas raies, ainsi que le dit M. Broca, l'anomalie est évidente pa qu'elle est excessive, et ce serait aller trop loin peut-être de ranger parmi anomalies les trous pariétaux de dimensions ordinaires que leur très-gi fréquence a fait décrire comme normaux; on peut dire toutefois quils ne si

CRANE (développement). 40'J

s réellement noimaux et qu'ils ne se forment pas lorsque Vossification du riétal est parfaitement correcte » .

Dans certains cas très-rares les deux pariétaux, d'après Ilumphry (loc. cit.), paissent se développer aux dépens d'un seul point d'ossification situé sur la ligne diane. C'est ce qu'on pourrait du moins supposer d'après ce fait qu'on ne tïve parfois entre eux aucune trace de division, même dans la première eni.ce. Une déformation crânienne consécutive est immanquablement la consémil • d'une pareille disposition qui rappelle celle qui est normale chez cerîs animaux, le crocodile, par exemple. Une pareille interprétation est peut-être peu téméraire, et une soudure prématurée pourrait produire le même résultat.

Q. Développement du crâne en général. « Contemplare, mi caput illud, urum cerebri domicilium; nihil est, nisi membrana quœdam vento seu spii inflata... »

liinsi s'exprimait Kerckring en parlant du crâne de l'embryon. Dans une mu re période, en effet, ce qui sera plus tard l'os crânio-facial n'est qu'une pie vésicule hyaline : il y a donc dans l'évolution du crâne une première iode qu'on pourrait appeler membraneuse. Bientôt après, des points osseux ent par places renforcer cette poche délicate : période ostéo-membraneuse. s tard encore, le fœtus qui approche du terme présente un crâne presque totaent osseux, sauf en certains points où la membrane primitive plus ou moins ifiée subsiste et forme les fontanelles, période fontanellaire. Enfin ce dervestige de l'état primitif s'efface avec les progrès de l'âge, les os dont les e sont mis partout en contact ne sont plus séparés que par des sutures, s'oblitèrent elles-mêmes graduellement : c'est la période osseuse, ou, pour ix dire, ostéo-sulurale, dont le dernier stade, observé quelquefois chez les I lards, est l'ankylose complète.

• ériode membraneuse. Je prendrai souvent pour guide dans cette de- >>tion du crâne membraneux la thèse consciencieuse de Le Courtois. Indélammcnt de détails histologiques sur lesquels je serai bref, puisqu'ils seront •sés ailleurs (voy. Ossification), elle renferme un bon résumé des recherches dus récentes.

i tube crânien primitif, à peu près rectiligne à l'origine, présente de trèsie lieure des renflements ampullaires qui ont reçu des noms divers : cellides braies (de Baër) ; vésicules encéphaliques ou encore cellules crâniennes ; vésicules crâniennes (Le Courtois). Ces vésicules sont d'abord au »bre de trois : une antérieure, une moyenne et une postérieure. La dère de ces vésicules est située en avant et occupe la région que plus oon désignera sous le nom de région frontale ; la troisième est placée vers turc région sphéno-occipitale, en arrière; la deuxième enfin occupe la partie i i nante de la voûte membraneuse. Elles sont séparées les unes des autres m étranglement ou plutôt un sillon Iransversal ; celui qui sépare les vési- . antérieure et moyenne est plus marqué que celui qui sépare les vésicules :nne et postérieure.

rdre d'apparition ou de formation des vésicules crâniennes n'est point nreusement établi. On admet généralement qu'elles se constituent dans :e de leur situation ; que la plus antérieure se forme la première, et ainsi ite les unes après les autres. Bientôt dles éprouvent dans leur aspect une

470 CRANE (développement).

importante modification. Deux nouveaux sillons se dessinent, l'un vers le tiers postérieur de la vésicule antérieure, lequel semble .séparer on au moins devenir bien distinct de la portion antérieure de la même vésicule; l'autre sillon se développe vers la portion moyenne de la vésicule crânienne postérieure et H partage en deux vésicules, comme on le voit déjà sur le très-jeune embryon bumain. Par suite de cette subdivision, le nombre des vésicules crâniennes pm mitives que Le Courtois appelle primaires se trouve augmenté. De trois il est porté à cinq. On peut appeler les deux vésicules nouvelles vésicules crâaieanet secondaires.

En résumé, il existe à cette époque cinq vésicules crâniennes qui sont :

1° Vésicule crânienne antérieure ou frontale primaire (Vorderhirn) ;

2° Vésicule antérieure secondaire, généralement connue sous le nom de vésu cule intermédiaire (Zwischenhirn) ;

3° Vésicule crânienne moyenne (Mitlelhirn) placée à la suite de la précédente et qui ne subit aucune modification ;

4° Vésicule crânienne postérieure primaire (Hinterhirn) ; qui lait suite à vésicule moyenne;

5° Vésicule crânienne postérieure secondaire (Nachhirn) .

A chacune de ces cinq vésicules correspond l'une des cinq vésicules ou Iules cérébrales ou encéphaliques auxquelles on attribue un nom analogue Il en résulte qu'aux cinq vésicules crâniennes que nous venons d'étudié: correspondent les cinq régions suivantes, d'abord très-rudimentaires, du futu encéphale: 1° Hémisphères cérébraux; 2° Couches optiques et infundibulum 5° Tubercules quadrijumeaux, pédoncules du cerveau et aqueduc de Syhius 4° Cervelet ; 5° Moelle allongée ou bulbe et quatrième ventricule.

Ces cinq régions encéphaliques, alors à l'état d'ébauche, sont quelquefo: encore désignées sous les noms de : 1° Cerveau antérieur; 2° Cerveau interm diaire; 5° Cerveau moyen; 4° Cerveau postérieur; 5° Arrière-cerveau. Ainsi établie la concordance des vésicules crâniennes et des vésicules encéphalique?.

A mesure qu'elle se développe, la voûte crânienne membraneuse ne subit p; seulement une modification dans sa forme, elle en éprouve en même temps autre dans sa direction. Cette seconde modification, qui coïncide avec la pr mière, entraîne un changement semblable dans la direction du crâne tout entii Le tube crânien, jusque-là à peu près rectiligne, s'infléchit en plusie endroits, de sorte que son axe est représenté par une ligne brisée. Le nombre i ces inflexions s'élève à deux ; elles se font à peu près à angle droit : l'une, an! rieure, se produit au niveau de la vésicule crânienne moyenne; l'autre, pos rieure, s'effectue au niveau du point de jonction du tube médullaire et de vésicule crânienne secondaire postérieure. Par suite, il se forme en ce poi une saillie connue sous le nom de tubérosité cervicale. Une troisième pet inflexion, moins importante, se produit entre les vésicules crâniennes pos rieures, primaire et secondaire ; elle se dirige en arrière au lieu d'être toui en avant, comme les deux précédentes ; de plus, au lieu de se faire à an droit, comme celles-ci, elle figure un angle aigu.

Les inflexions qui viennent de nous occuper sont en rapport avec la d tion et la forme future de l'encéphale et du crâne. Quant au mécanisme préside à leur développement, il a fort exercé la sagacité des embryogénie Voici l'explication proposée par M. Dursy pour faire comprendre la formation la courbure crânienne : Celte courbure ou inflexion serait due, suivant celante

CRANE (développement). -471

une inégalité d'accroissement en longueur plus rapide dans la partie dorsale 16 a voûte crânienne, plus lent dans la région de la base. Les choses se passèrent de la manière suivante : La membrane qui forme la paroi antérieure de i première vésicule crânienne vient se terminer au bouton de la corde dorsale, l'endroit où plus tard se formera la selle turcique; le crâne membraneux ne développe point suivant sa direction primitive, mais suivant un axe dont le aire serait représenté par le bouton de la corde. Or l'accroissement en longueur la voûte crânienne l'emporte de beaucoup sur le développement de la même gion dans les autres sens ; il y a ainsi prédominance de l'accroissement dans un ons seulement, et cette prédominance, qui ne se produit pas dans la région de base, a pour conséquence un changement dans la direction de la voûte cràlenne. Ce changement n'est point l'effet d'une simple courbure de la vésicule ànienne antérieure : c'est la conséquence d'une déplacement réel de la voûte ii- rapport à la base. En effet, dans le principe, la paroi supérieure de la vésicule ànienne frontale ou antérieure se replie à la fois d'abord en avant, puis en bas, enfin en arrière, de manière qu'elle devient la base de la même vésicule. Mais, elle vient ainsi rejoindre la base crânienne primitive, ce n'est pas dans la même rection, c'est en faisant avec cette base un angle aigu. La paroi dorsale des lires vésicules crâniennes s'effectue avec la même rapidité. Il en résulte que s vésicules se portent en avant. De cette manière, on comprend facilement imment la vésicule moyenne, d'abord postéro-supérieure, vient bientôt occuper sommet du crâne et forme la partie culminante de celui-ci (E. Dursy, Zut mtwicklungscjeschichte des Kopfes des Menschenund derhœheren Wirbelthiere, 55-60. Tûbingen, 1869).

Si l'on compare à cette époque le crâne membraneux avec le crâne primitif [pourvu de courbure, on trouve que celui-ci a éprouvé un développement conlérable en longueur et tout particulièrement dans la région de la voûte. On Ta de plus que celle-ci s'est recourbée autour de l'extrémité antérieure de la se crânienne primitive. Quant à la courbure ou inflexion de la nuque, qui •me la limite du crâne et de la colonne vertébrale, elle résulte également d'un veloppement rapide de la partie dorsale du crâne, développement exagéré ..ativement à celui de la partie dorsale de la colonne vertébrale. Hf l'origine, les inflexions qui viennent d'être étudiées en détail ont l'aspect de îrbures brusques et subites; mais bientôt leur forme anguleuse s'adoucit, rrondit et même diminue par suite de l'accroissement en longueur de la face itrale de l'embryon, et aussi par suite du développement de la région faciale, chez l'embryon humain, cet angle persiste dans son développement primitif, m'en est plus de même pour les autres vertébrés, chez lesquels il disparaît ^sque entièrement.

En résumé, les courbures qui se reproduisent dans le crâne membraneux nnent à un accroissement en tout sens de la voûte du crâne primitivement Miligne, accroissement plus rapide et plus considérable que celui de la base. 's' s expliquent deux faits intéressants, en premier lieu pourquoi le diamètre ■nsversal dc la base, d'abord supérieur à celui de la voûte, ne tarde pas à lui rçnir inférieur, et, en second lieu, comment il se fait que des parties d'abord cees dans une direction verticale, par exemple, les fosses nasales et les cavités ilaires, deviennent plus tard horizontales. La même explication s'applique au Placement des yeux, qui, placés à l'origine à la partie antérieure de la face, rendent peu à peu pour venir se fixer à la région faciale.

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Si la voûte du crâne, par son accroissement tout à fait disproportionné avecl celui de la base, donne la ciel' des modifications précédentes, il ne faut pasl oublier cependant que la base contribue pour une part moindre, il est vrai, niaisl réelle, à ces modifications, par son développement plus lent sans doute, niaisl graduel et régulier. Cette base du crâne primitif est de bonne beure devenue I cartilagineuse, ce qui lui a donné une consistance plus grande et une moindre! plasticité. Considérée isolément, elle a la forme d'un bac, d'une baignoirel (Spring) qui correspond aux futurs os etbmoïde, sphénoïde, temporal (l'écaillé! exceptée) et occipital (à l'exception de la portion supérieure de l'écaillé).

Il est difficile de préciser exactement les époques qui correspondent à l'appa-l rition et aux modifications des vésicules crâniennes cbez l'embryon humain. Celai tient à la rareté des pièces et à l'impossibilité de déterminer rigoureusement! leur âge, comme il est si facile de le faire en expérimentant sur les animaux.! La vésicule intermédiaire (ou antérieure secondaire) ne paraît pas être distincte! avant le trentième jour qui suit la conception d'après l'atlas de Coste et lH Icônes physiologicœ de Wagner. Son existence doit être courte, car elle n'est plus visible chez deux embryons âgés, l'un de quarante, l'autre de quarante-cinq jours! figurés par E. T. Uamy (FOs intermaxillaire chez l'homme, Paris, 1868, pl. il fig. 3,4,5). L'apparition de la vésicule postérieure secondaire n est pas moins difficile à déterminer. Elle est douteuse chez les embryons de vingt à vingt cinq jours, figurés par Coste et Wagner, mais très-nette chez les embryons pl âgés qu'ils sont représentés.

La structure du crâne à la période membraneuse est la suivante : La base es composée de cartilage fœtal. Quant à la voûte, elle présente, suivant Le Cour tois, trois couches distinctes : 1° Couche extérieure peu vasculaire, composée cellules embryonnaires arrondies ou polygonales ; 2° Couche intérieure form de cellules embryonnaires et offrant quelques capillaires fins peu nombreux, mailles très-larges ; 5° Couche moyenne plus épaisse, plus importante que 1 autres, composée de cellules embryonnaires formant une membrane continue. I capillaires y sont nombreux et très-fins et forment un réseau, à mailles de form variable. Cette couche est celle qui donnera naissance à la substance o seuse.

2° Période ostéo-membraneuse du crâne. Son élude est considéra» ment abrégée par les détails dans lesquels je suis entré à propos du développemjb des os en particulier, et l'indication exacte qui y a été faite de tous les poin d'ossification. En effet, je neveux pas répéter ici sous forme synthétique l'analy faite dans le chapitre précédent. Je me borne donc à y renvoyer le lecteur.

A quelle époque celte seconde période succède- t-el le à la première? d'autres termes, à quel moment, apparaît dans l'embryon le premier poi osseux de la boîte crânienne? Les auteurs ne sont pas entièrement d'acco à ce sujet ; c'est après le deuxième mois environ de la vie intra-utérine, d'aj Ch. Robin, du deuxième au troisième mois, d'après Kôlliker, du quarantième quarante-cinquième jour, d'après Cruvcilhier et Sappcy.

Quelle est la pièce osseuse qui se développe la première? Les divergences plus grandes encore. Ce serait la grande aile du sphénoïde, d'après Cruvcilhie l'arcade orbitaire du frontal, d'après Sappey, tandis que, d'après MM. Ramba et Renault, l'ossification débuterait en même temps par la grande aile du sph noïde et par l'écaillé du temporal.

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,5° Période fontanellaire. Assez longtemps déjà avant la naissance et rticulièremenl à ce moment, les progrès de l'ossification ont fait passer le crâne la période ostéo-membraneuse à la période fontanellaire. Chaque os y forme rs une pièce distincte, mais les points où concourent les angles de certains tttre eux n'ayant pas été encore envahis par l'ossification forment des espaces mbraneux appelés fontanelles. Celles-ci, normalement, sont au nombre de six : ix supérieures sur la ligne médiane et deux latérales de chaque côté. - deux fontanelles supérieures, Y antérieure est de beaucoup la plus grande ; se trouve à la réunion des pariétaux et du frontal, on l'appelle encore nde fontanelle ou bregmatique ; elle est de forme à peu près quadrilatère, pariétaux, qui en constituent les bords postérieurs, après une réunion trèsfe s'écartent de nouveau en arrière pour former la fontanelle postérieure dite we petite ou lambdatique ; elle constitue une très-petite lacune triangulaire rencontre de la suture lambdoïde et de la suture sagittale, a fontanelle latérale antérieure, que je proposerai d'appeler ptérique, corresau point de concours du frontal, du pariétal, du temporal et de la grande du sphénoïde, au niveau du point appelé chez l'adulte ptérion (Broca). Elle souvent nulle à la naissance. Elle a été découverte, figurée et décrite par ysson [Tractatus de ossibus infantis, cap. II. Groningue, 1659). fontanelle latérale postérieure, qu'il serait plus bref d'appeler aster ique correspond à Yastérion de M. Broca), est entre le pariétal, l'occipital et la ion mastoïdienne du temporal, qui est très-rudimentaire chez le fœtus. Elle découverte par Casserius (De vocis auditusque organo, tab. X, p. 204. Fer- 1600).

m pourrait mentionner une nouvelle fontanelle ou orbitaire entre le frontal, phumm et la petite aile du sphénoïde; elle disparaît vers le huitième et n'a, vu sa situation, aucune importance obstétricale, s progrès de l'ossification rétrécissent peu à peu les fontanelles, d'abord les aies, puis les supérieures, qui ne disparaissent complètement que vers deux Cependant on a vu l'antérieure persister plus longtemps. Baubin et Dimerckc en ont cité des exemples chez les adultes. Pacchioni a observé une des melles latérales postérieures sur un jeune homme de dix-neuf ans. :s fontanelles anomales ont été l'objet de recherches intéressantes pour rs auteurs dont M. Hamy a résumé et complété les travaux (loc. cit.) , •eut donner ce nom à des espaces membraneux, de forme et de dimensions variables, qui se rencontrent dans les sutures encore imparfaites du crâne du • eau-né. J'ai déjà décrit à propos du développement du pariétal la fontanelle Uale (ou pour mieux dire obélique), qui est de toutes la plus importante, v reviendrai donc, pas. Voici quelques indications sommaires sur les fondes naso- frontale, médio- frontale et cérébelleuse.

i première est, d'après M. Hamy, qui en a observé deux cas, un espace memeux généralement fort petit, puisqu'il ne dépasse guère ordinairement trois mètres de côté, irrégulièrement triangulaire, limité en haut par les angles mes et inférieures des os frontaux, en bas par les os propres du nez. lté fontanelle naso-fronlale ou glabellaire paraît avoir été signalée pour la uère fois par F. V. H. Kœhler (Deschreibung der physiologischen und pagischen Prœparale, etc., 1794). Le Courtois l'a rencontrée chez un nouné hydrocéphale. Elle paraît ne pas être rare chez les hydrocéphales, si l'on jge par la fréquence des petits os wormiens fontanellaires qui plus tard

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