‹ Du crédit et de la circulation [microform]Chapitre 14 sur 28 · DE LA RÉPARTIXIOH GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DE LA RÉPARTIXIOH GÉNÉRALE

parvenir jusqu'à la Monnaie. Bien plus, quant au crédit foncier lui-même , en admettant le perfectionnement des systèmes hypothécaires, qui dans certains pays est déjà effectué , et pour lequel , dsàns d'autres, il y a déjà des matériaux suffisamment préparés, il existe parfois d'autres circonstances , telles par temple que le morcellement excessif de la propriété foncière, qui paralyseraient de leur côté l'influence du régime; car, quelque partit que soit celui-ci , jamais il ne saurait atteindre tous ces lambeaux de biens fonds qui, en pareil cas, ne seraient même pas comparables à du minerai , mais tout au plus à des parcelles d'or et d'argent dans les sables métallifères qu'il faut retirer et aglomérer avant de pouvoir les rendre aptes à la circulation»

Toutes ces difficultés s'évanouissent devant une répartition du crédit graduée et différenciée , et de même que le minerai a besoin de passer par des opérations métallurgiques avant de se transfc^mer en écus , de même les fonds , c'est-à-dire la matière escomptable , doit nécessairement traverser des institutions intermédiaires, avant de pouvoir puiser dans l'institution centrale l'agent de circulation qui doit la vivifier. Ces institutions intermédiaires sont les banques ou établîssemens

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de crédit plus ou moins particuliers , dissémiaés sur tous les points da territoire et différenciés entre eux ^ tantôt par la localité. , tantôt par la spécialité de leurs opérations, tantôt enfin par k nature même de leurs constitutions ^r^i/tie^»^ mais qui se trouveraient tous indirectement cen-tr alises ^rle Trésor public, ne pouvant émettre en circulation que les effets unitaires de celui--ci. L'interv^ïtion de pareilles banques intermé-^ diaires entre TÊlat et les particuliers est uae nécessité d'organisation facile à apprécier, non seu^ lement pour cause de préparation des fonds, mais aussi pour cause de libre exploitation des capitaux disponibles, cause que nous avons in-* diqué au chapitre III en distinguant la vraie centtaUsationd'une concentratioii exclusive. Nous y avons vu que l'émission^ des titres de crédit et de circttlatioa doit être centrale et gouver*^ uementale , parce qu'elle exige une garantie unitaire, mais en revanche nous avons reconnu que leur trammissiou doit être périphérique et particulière ,^ parce que cette-cl dépend d'ui^ foule de circonstances spéciales qui, précisément en raison de leur spécialité , ne ^ont ptus du ressort de Vadministration publique.

En effet, une institution gouvernementale ne sau-*

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