LE POÈTE
LE Poërr
Comme les sables d'or qui re‘ombent de: èbes
Sur la plage où les flots chaque jour ont pleuré,
Le poète répand sur les rugueuses plèbes
L'extase de ses nuits et son chant inspiré.
Il puise, sans compter les richess donne,
s qu'il
Aux sources que la vie ardente cache aux yeux;
Et s'il ouvre la main, c'est que son rêve ordonne
De rajeunir la Terre aux sourires des cieux.
pu
CKREPUSCULE AUX AUBES
Il seat fr'mir le pouls agité de la fou!e,
Qui bat sous la douleur et le faix du métier,
Et l'humaire souffrance élabore en son moule
Tous les vers qu'il Ccrit dans le silence altier.
Sa lenteur va plus loin que la hâte de l'hoinme,
Et si, courbant le front sur les sillons fleuris
Il extead murmurer Ic mot que l'herbe nomme,
Son oreille et son cœur n'e1 restent pas surpris.
Il sait que toute flamme et que toute allé.
gresse
Vieairent d'un centre unique où tout rayonne à flots,
Beauté, Vertu, Grandeur, et que rien ne transgresse
L'ordre mystérieux dans le grand souflle éclos.
Toujours plus haut il monte au delà de tes songes, O mozfce pantelant qui gimis sur ton or!
Et s'il épreint le; cris ainsi que des éponges Pour en sortir un loag sanglot: Coafiteor !