L'ORBE ÉTERNEL
N'interroge pas l'E'eadue,
Toi qui juge; se!on ton œil,
Et dont la perspe:tive nue
Se heurte au rouvre du cercueil!
Plus près de toi git le mirac'e Dans toute chose qui se meut.
L'oiseau qui chante est un oracte Dont ta conscience s'émeut.
La source qui te désaltère, L'arbre qui te donne son fruit, Le sang qui bondit dans l'artère, Savent pourquoi le Soleil lui‘.
Toutes les aurore; te disent Qui fait renaître les couleurs Et les bulles qui s'opalisent Dans le calice pur des fleurs.
L'héliotrope est tout un monde
Qui cherche dans le jour vermeil La chaude clarté qui l’inonde Au doux bercement du réveil.
Dans l'ombrage de la forêt:
Cri, chanson, vocalise ou trille,
C'est la langue que Dieu permet.
DU CRÉPUSCULE AUX AUBES Ecoute la voix qui babille Suis le torrent qu'enfle une crue
Dans la faille qui le retient:
C'est ton angoisse qui se rue |
Au Jour, dont elle se souvient.
Tu vois tout sans en rien comprendre, Et ce que tu ne crois pas voir Frappe tes veux sans les surprendre:
L'éclat des astres fait ton soir.
Si tu veux l'éclair qui te guide A l'inaltérable Beauté, Repose ton regard limpide
Sur la Force et sur la Clarté.
Ne pèse pas l'impondérable Des cho:es dont tu vois l'envers
Cherche la puissance immuable
Qui s'accuse d£s l'Univers.
Respire la bonté des choses Qui palpitent autour de nous; Peut-être le parfum des roses
Te fera tomber à genoux.
Fleuve, montagne, ou chair vibrante, Reliés au même moteur,
Rayonnent une force errante
Qui te ramène au Créateur.