‹ Du cuivre dans les substances alimentairesChapitre 9 sur 17 · J. RISLER · texte numérisé non relu

J. RISLER

Je prie MM. Bussy, Chevallier et Souhkiuan de recevoir l’expression de ma plus vive gratitude.

Leur bienveillant accueil, leurs sages conseils m’ont honoré et encouragé pendant le cours de mes études.

Il n’y a point d’année que les papiers publics ne rapportent les funestes accidents occasionnés par la rouille des vaisseaux de cuivre, meme étamés, dans lesquels on avait conservé on préparé des aliments.

Ces malheurs sont si fréquents, et tant de personnes, même des familles entières et des communautés, en sont si souvent les victimes, que la police sera sollicitée de proscrire en France, à l’imitation de la Suède, ce dangereux métal pour les ustensiles de cuisine, et qu’il sera défendu de s’en servir pour toutes les préparations des aliments ou des médicaments, et de tout ce qui doit entrer dans le corps de l’homme.

Nous nous estimerions heureux si notre réclamation pouvait attirer l’attention du gouvernement sur un objet aussi essentiel, et si nous pouvions l’exciter à prévenir des maux cruels, d’autant plus difficiles à éviter, qu’ils sont déguisés sous des mets délicats, et qu’ils sont communément la suite du luxe et de l’abondance des grandes tables.

(Extrait du Dictionnaire universel de police, t. XIII, p. 287, année 1787.)

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