AVANT-PROPOS
L'amputation du sein cancéreux non suivie de l’ablation des ganglions malades de l’aisselle a été, même à une époque relativement ancienne, regardée comme une opération incomplète. Mais si tous les chirurgiens sont d’accord pour faire Ha toilette du creux axillaire, il n’en est plus de même dès qu'il s'agit de fixer ce qui doit être enlevé et la méthode suivant laquelle l'opération doit être conduite.
Nous n'avons certes pas la prétention de dire le dernier mot sur cette question encore en suspens dont les auteurs les plus éminents n’ont pas dédaigné de s'occuper; pourtant, pendant notre stage hospitalier dans le service de M. le D' Gangolphe, chirurgien-major - de l'Hôtel-Dieu, nous avons été frappé de la façon méthodique avec laquelle il procédait au curage de l’aisselle. Nous eûmes alors l’idée d’en faire le sujet de notre thèse inaugurale et M. Gangolphe eut l’extrème bienveillance, dont nous le remercions bien vivement, de joindre aux travaux que nous avons faits personnellement de nombreux conseils et les observations qu'il possédait sur cette question.
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Ce curage, en effet, nous a vivement séduit à cause de la méthode avec laquelle il est conduit. Jusqu'ici rien. de! complet n'avait été--fait. Sur Ce "sujet: Pourtant, beaucoup d'auteurs s'en sont occupés, sont également forts nombreux les articles écrits soit sur l'indication, soit sur l’extirpation proprement dite des ganglions, soit même sur le pansement consécutif, mais on ne trouve dans aucun ouvrage la critique de tous ces temps opératoires suivie d’un choix rationnel fait parmi eux formant un tout, un procédé, en un mot, clair, facile et donnant des résultats satisfaisants.
Nous avons voulu essayer de combler cette lacune. Après, une étude critique rapide des procédés antérieurement employés et quelques indications anatomiques indispensables, nous donnerons l'exposé du procédé de notre maître, mais auparavant il nous à semblé utile de rechercher le but que se sont proposé d'atteindre les chirurgiens: c’est ce qui fera l’objet de notre premier chapitre.
Avant d'aborder ce travail, nous remplissons un agréable devoir, en adressant à M. le professeur agrégé Gangolphe lexpression de notre profonde reconnaissance, pour l'intérêt si vif qu’il nous a toujours témoigné au cours de nos études médicales.
Monsieur le professeur Ollier a bien voulu nous faire le grand honneur de présider notre thèse, nous le prions de vouloir bien accepter l'hommage de nos respectueux remerciements.
Avant de quitter l'Ecole du Service de Santé militaire, que nos chefs reçoivent ici l'assurance de notre respect.