‹ Du Début de la Tuberculose Pulmonaire par les SéreusesChapitre 9 sur 46 · DT · texte numérisé non relu

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à-dire, pour nous servir de ses propres termes «dans leur voie de transmission », et ce même auteur ajoute : «Sans être accusé de généraliser trop rapidement sur un seul cas, nous pensons que celte constatation faite sur une pièce pathologique en l'absence de toute expérimentation est suffisante pour établir l’enchaîinement des faits et légitimer l'hypothèse émise à priori par beaucoup d'auteurs de la propagation des bacilles par Les vaisseaux dans la tuberculose miliaire aiguë ».

À côté de ces auteurs qui ont trouvé le bacille lui-même, il en est d’autres qui, sans être aussi heureux, ont montré d'une façon irréfutable pour ainsi dire que l'infection sanguine devait exister.

C'est ainsi que Ponfick ‘ a trouvé la face interne du canal thoracique envahie par des nodules tuberculeux Cohn”° fit la même constatation.

Weigert* signale l'existence de tubercules à la surface interne des veines pulmonaires et de la veine splénique.

Mügge *, Hanau , observent des lésions identiques.

Koch ‘, dans une autopsie, trouva une tuberculisation des ganglions bronchiques. Les artérioles de ces ganglions étaient entourés de tubercules extrèmement riches en bacilles qui en certains points pénétraient jusque dans la lumière du vaisseau.

1 Ponricx. — Ueber die Entstehumgs - und Verbreitungs - Wege der acuten Miliartuberkulose Berlin. Klin. Woch. 1887 p. 673 cité par Straus loc. cit. m. p.

2 Con. — Semaine médic. 1896 p. 183.

3 WrgIcentr. — Ueber Venentuberkel und ihre Beziehungen zur tuberkulosen Blutinfection. — Virchow's arch. 1882 Bd. 88 p. 307 et Neue Mitheil. ub. die Pathogenie der acert. Miliartub. — Deutsche med. Woch, 1883 p. 349 cité par Straus loc. cit. m. p. d

à Mrece. — Virchow’s Arch. 1879, Bd 76 p. 243 cité par Straus loc.cit, m. p.

8 Hanau. — Virchow’s Arch. 1887 Bd. 108 p, 221 cité par Straus loc. cit.

6 Kocx. — Cité par Straus in eodem loco.

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Il est à remarquer que toutes ou presque toutes les observalions de ces auteurs se rapportaient à des cas de tuberculose miliaire aiguë, et Benda' proposa même de remplacer celte dénomination par celle de Bacillemie.

En présence de ces faits, les auteurs ne pouvaient manquer de rechercher si le bacille de Koch ne passait pas de la mère au fœtus quand les conditions s’y prêtaient:; c’est ce qui fut fait et les résultats positifs dans ce nouveau gente de recherches ne manquent pas non plus. Citons comme les plus connus ceux de Landouzy et Martin * et celui de Schmorl et Birsch Hirschfeld*. Baumgarten ‘, dès 1880, avait fait paraître un travail sur l’hérédité de la tuberculose et avait admis une hérédo-tuberculose analogue à l’hérédosyphilis. Nous reviendrons sur cette idée un peu plus loin et nous verrons alors que l’hérédité directe dans la tuberculose n’est pas aussi invraisemblable actuellement que ce qu'elle le paraissait, il ÿ a seulement quelques mois.

L'expérimentalion, elle aussi, venait confirmer cette présence du bacille dans le sang; depuis Villemin on sait que le sang des tuberculeux est capable de transmettre la maladie par inoculation. La tuberculose est inoculable avec le sang à la façon des maladies virulentes les mieux caractérisées. Dans les tuberculoses expérimentales que l’on provoque chez les divers animaux, il est relativement facile de retrouver le corps du délit dans leur sang.

Enfin, une autre preuve de cette présence du bacille de

1 BExDa — Üntersuchungen uber Miliartuberkulose, Berlin, Klin, Woch, 1884 n° 1?.

? Lanpouzy et MarTin. —- Revue de Médecine, 1883, p. 1014.

* Scmorz et Binscæ Hiescarerp,— Passage du bacille tub, du sang materae] au fœtus. Zieglers Beiträge zur Path. Anat. IX, 428, 1891, in Barel: Etiologie de la tuberculose. Th. de Montpellier, 1891-99, p. 32, n° 53.

1 BaumGarTEN, — Ueber latente Tuberculose. Volkmann's, Sammlung. 1880, ne 21 el Zeitschrift f. Klin. med. 1883, VI, p. 71.

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