OBSERVATION XLV
Edmund Owen, Lancet, october 3, 1891, p. 767, citée par Poland.
Arrêt de développement du tibia.
L. B..., âgée de 14 ans, était au Saint-Mary's Hospital au commencement de juillet pour une boîterie due à une inversion de son pied gauche. L'examen clinique démontra que cinq ans auparavant, en sautant sur une palissade, elle était tombée avec son pied pris entre les barreaux. Elle s'était brisée la jambe juste au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne. Le trait de fracture passait probablement près de la jonction cartilagineuse du tibia et décollait probablement l’épiphyse inférieure. L'effet de ce traumatisme fut d'arrêter l’accroissement normal du tibia. Les mensurations soigneusement prises montrèrent le tibia gauche plus court que le droit de un pouce trois quarts, pendant que le péroné gauche était plus court que le droit seulement de trois quarts de pouce {cet arrêt du développement du péroné parait avoir été du à ce que son
NE épiphyse avait été endommagée par le traumatisme ou à l'influence gênante du tibia raccourci. Cette dernière explication est probablement la bonne, car l'extrémité inférieure du péroné n’était pas seulement incurvée mais encore fortement épaissie). (Poland.}
L'incurvation du péroné s'était faite en dehors, le tibia jouant le rôle de corde d'arc. Comme la présence de forts ligaments intérosseux entre les extrémités inférieures du tibia et du péroné auraient empêché une amélioration après la résection d’un fragment du péroné, et que la fillette marchait sans trop de gêne, M. Owen pensa qu'aucune intervention n'était indiquée. La fillette quitta l'hôpital avec sa boîterie habituelle.