‹ Du Décollement Traumatique de l'Épiphyse Humérale SupérieureChapitre 7 sur 31 · RU OM · texte numérisé non relu

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phrase de Corumpus extraite de son livre: de re ana tomica VENErT — p. 4 1559 : « Quam luxationem nunquam aut summa cum difficultate ac curariposse crediderim, propter sinuam tuberculorum multitudinem, quibus utraque pars Lam appendicis quam ossis abundat »

« Quant à cette luxation j'aurais été porté à croire qu'on ne pourrait pas la réduire, si ce n’est avee grande difficulté à cause de la foule des tubercules épineux qui abondent au niveau des crêtes osseuses ». Peut-être y avait-il là une allusion au genre de traumatisme qui nous intéresse. |

Rocxerra relève dans les « Commentaires de l’œuvre de Galien » une observation d’Ingrassias qu'il juge un cas fortremarquable de décollement. Elle serait, d’après les auteurs trop incomplèle pour servir à démontrer qu'INGRAssIAS connaissait la nalure des décollements.

En 1614, A. Paré s'exprime ainsi : « Nous avons vu une autre sorte de luxation qui se fait principalement ès os des jeunes par une séparation des épiphyses comme la tête de l'os adjuloire (humérus) et femoris et autres iointures et cela se cognoist en ce qu’on voit séparation des os avec crépilation et impotèce dela partie. » Comment nier que le père de Ja Chirurgie française n'ait déjà vu clair dans une question, alors pourtant bien obscure, grâce à sa faculté d'observation et à son sens clinique si remarquable.

A celte même époque, on relève comme s'étant occupés de la question les noms de SÉVERIN, chirurgien na-

politain, « Liber de gibbis variis et valgis » Lug. Batac,

1632 ; à la fin du XVII siècle ceux de Verpuc, Eissox, Ruyscn PLATNER, anatomiste allemand, Azri- NUS, HALLER, KERCHERENGIUS, SPIEGELER. Enfin, en 1799, Reicuez consacre une étude spéciale aux décollements et a le mérile de distinguer les décollements spontanés dûs à des causes pathologiques des divulsions traumatiques : il affirme la réalité de ces dernières. Chez nous, Jean-Louis Perir, Duverney en parlent vaguement.

À Turm, en 1787, Berrranpr dans son « Opere ‘anatomische e cerursiche »est le premier à noter la disjoncüon épiphysaire humérale pendant l'accouchement. Un peu plus tard MoxreGGra et PALErrA signalent quelques fails particuliers à Milan.

En France, la question subit de nombreuses fluctuaüons. Sans doute trouvons-nous dans le « Cours d'anatomie médicale » de PorraL en 1803 la phrase suivante ; « Les épiphyses se détachent quelquefois du corps des os surtout chez les enfants ; on les confond souvent avec la luxalion de ces os, ce qui dans le traitement donne lieu à des erreurs. » Boyer (1815) DupuyTREn ne leurconsacrentque quelques mots ; DeLpeca n’en parle que pour en nier l'existence. C’est à Crampiow, en 1831, que revient l'honneur de la première étude complète : c’est une. revision de tout ce qui a élé dit, en même lemps qu'un exposé de tous les décollements pris en particulier. Il montre la déchirure du périoste obligatoire dans

les décollements avec grands déplacements et mentionne

l'importance de la crépitalion matte obtenue par le frottement des deux fragments l’un contre l’autre. Vers la

même époque paraît à Dublin la thèse remarquable de

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