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IV. Crânes à voûte osseuse simplement membraneuse

Le développement normal du crâne n’arrive pas à former, au moméènt de la naissance, une boîte osseuse absolument rigide.

Le crâne d’un nouveau-né, ossifié d’ailleurs normale ment, présentera souvent des déformations variables. Par la vue et le toucher, on constatera dans la plupart des

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cas, un chevauchement des pièces osseuses les unes sur les autres.

Ce sont là des conditions très favorables au mécanisme de l'accouchement. |

Les sutures et les fontanelles permettent la réductibilité du crâne; Budin fait remarquer que le toucher, une fois les membranes rompues, et la tête étant dans l’excavation, permet de sentir les bords des fontanelles se rapprochant pendant la contraction utérine, pour s’écarter lorsque la contraction cesse.

Les os eux-mêmes peuvent arriver à se modeler sur les obstacles rigides.

Mais les divers facteurs intervenant dans la réduction des diamètres peuvent être exagérés, d’où résultera une mollesse anormale de la tête.

« Chez l'enfant à terme, l’ossification normale, les sutures membraneuses ne représentent plus qu’un espace virtuel! ». Elles permettent le chevauchement.

À la naissañce, il y à synostose des trois quarts inférieurs de la suture intercoronale.

La suture pariéto-temporale est très serrée, les deux os ne peuvent s’écarter.

Les connexions des pariétaux avec les os voisins sont assez lâches pour permettre un changement de rapport des bords adjacents.

Le pariétal vient chevaucher sur le frontal ou l’occipital, mais les bords de ces os, grâce à leur souplesse, ne font

1 Bonnaire, Quelques anomalies des enveloppes crâniennes du nouveau-né, avec quelques considérations cliniques (Progrés Médical, 13 juin 1891.)

po ee que s’entre-croiser dans une très petite étendue. (Bonnaire, loc. cit.)

Le doigt qui fait le toucher constate le plus grand degré de mobilisation au niveau de la suture sagittale, aussi est-ce là un excellent repère pour l’accoucheur. +:

Sur un crâne bien ossifié, on ne retrouve que deux fontanelles : la grande fontanelle, antérieure ou bregmatique, aire membraneuse en forme de fer de lance, allongée d'avant en arrière, à bords nets, linéaires.

Elle est située au confluent des pariétaux et des frontaux.

La petite fontanelle est formée par la réunion de trois sutures : c’est le point où divergent les deux branches de la suture lambdoïde.

. Que ces fontanelles présentent des dimensions exavérées, la réductibilité de la tête sera plus grande, et ce sera un premier acheminement vers la mollesse de la tête.

Il est une maladie qui présente à un häut degré ces fontanelles relativement immenses, ces sutures dilatées et lâches : c’est l’hydrocéphalie. Mais nous devons l’écarter de uotre étude; en effet, dans ce cas la dystocie est causée par l’excès de volume de la tête, et nous n’avons pas à rechercher l'influence que peut avoir la mollesse des enveloppes crâniennes sur la terminaison de l’acconchement. |

Le crâne normal, avons-nous dit, ne présente que deux fontanelles.

Mais l’ossification irrégulière des os peut avoir laissé en d’autres points de petits espaces membraneux.

C’est là le second degré des défauts ou arrêts d’ossif cation.

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En étudiant le développement du pariétal, nous avons décrit la fontanelle dite de Gerdy, résultant d’une incisure bi- ou unilatérale sur les pariétaux.

Nous signalerons encore la fontanelle de Gasser ou astérisque, à l’union de Poccipital, du pariétal et du temporal ; la fontanelle ptérique, à l’union du temporal, du frontal et de la grande aile du sphénoïde ; enfin la fontanelle glabillaire, de Malgaigne, sur la suture médiofrontale, vers la racine du nez.

Les pièces osseuses sont ainsi plus arrondies sur leurs angles. Les aiguilles d’ossification, rayonnant de points centraux, peuvent ne pas toutes atteindre la périphérie, et ainsi seront formés des bords en dents de scie. |

Parfois, un faisceau de ces aiguilles semble manquer, et l’on voit s’enfoncer vers l’intérieur de l’os, des fentes, des incisures.

Un degré de plus dans ces arrêts d’ossification, et la voûte crânienne donnera au toucher la sensation d’une lame mince, facilement dépressible : on dirait qu’en certains points la voûte osseuse a été remplacée 'par une feuille de parchemin. C’est ce que l’on a nommé létat papyracé ou parcheminé de la voûte.

Les pariétaux, et surtout le gauche, sont le plus fréquemment atteints par ces défauts d’ossification. Le bord interne ou sagittal en est la localisation préférée.

Dans ces os, le défaut de solidité est d’une grande importance mécanique.

Les pariétaux, dit Burdin, constituent les véritables os de la voûte; si ce n’était leur suture pariéto-temporale, qui est plus sérrée que les autres, et qui parfois cependant, permet une certaine mobilité, on pourrait dire qu’ils

PR riee forment deux larges surfaces connexes, complètement libres et indépendantes.

Les trois premières classes, que nous venons de délimiter dans les anomalies d’ossifications, sont fréquemment combinées entre elles ; sur un crâne à voûte papyracée, se rencontreront le plus souvent des. fontanelles volumineuses ou accessoires, des sutures läches, etc.

Le quatrième et dernier degré dans la mollesse de la tête, se présente rarement à l’observateur : nous voulons parler de la persistance de l’état membraneux de la voûte, sans que la marche de l’ossification soit venue l’envahir.

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