INTRODUCTION
Ce travail est consacré à l’étude d’une cause de dystocie
que les auteurs négligent entièrement.
Si lon parcourt lestraités d'accouchement, aussi bien les anciens que les modernes, on ne trouve nulle part le défaut d’ossification de la tête, et partant, sa mollesse, comme une cause possible de retard dans l’accouchement.
La consistance de la tête a bien attiré l’attention des accoucheurs. On a observé et décrit les changements de forme, souvent considérables, que le crâne peut subir pendant l'accouchement.
On s’en est préoccupé surtout au point de vue du passage dans les bassins rétrécis, où les déformations jouent un rôle considérable en adaptant l’ovoide céphalique aux
détroits qu’il doit traverser.
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On a bien vu également que la dureté trop grande de la tête est une condition très défavorable.
Mais c’est à M. le professeur Fochier que l’on doit la connaissance des difficultés que la mollesse de la tête peut apporter à l’accouchement. |
Il a insisté dans son enseignement sur la nécessité pour la tête d’avoir une consistance suffisante pour vaincre les résistances qui lui sont opposées. Aussi, dans son service est-on habitué à s’attendre à un accouchement difficile lorsque le défaut d’ossification est constaté.
D’après ce que nous venons de dire, la bibliographie d’une telle question est forcément assez restreinte.
Nous signalerons une observation publiée par M. le professeur agrégé Condamin! dans la Province Médicale, un article de Bonnaire?, dans le Progrès Médical, où la mollesse de la tête est plutôt regardée comme une condition favorable, enfiu l’article de M. le docteur Blanc ?, chirurgien des hôpitaux de Saint- Étienne, où la question est étudiée d’une façon très intéressante.
Le plan suivi dans ce travail est le suivant :
1 Condamin, Absence d'ossification de la voûte crânienne chez un nouveau-né (Province Médicale, 8 août 1891).
? Bonnaire, Quelques anomalies des enveloppes crâniennes du nouveau-né, avec considérations cliniques (Progrès Médical, 13 juin 1891).
* Blanc, D'une nouvellecause de dystociedes têtes molles (A rchives de Tocologie, avril 1893).
PEL 1 Après l’étude du développement et de l’ossification suivis dans leur marche normale, nous décrirons et classerons les défauts d’ossification tels que l’on peut les rencontrer. Puis, nous essaierons d’indiquer les causes encore assez obscures, auxquelles peuvent se rapporter ces défauts d’ossification.
Nous verrons ensuite cette mollesse compliquant le diagnostic, et devenant un élément de danger pour l’enfant. Abordant le cœur même de notresujet, nous suivrons cette tête molle aux différentes périodes du travail dans les besoins normaux et rétrécis.
Nous terminerons par les considérations thérapeutiques qui peuvent se déduire de cette étude.
Que M. le professeur Fochier veuille bien agréer Pexpression de notre reconnaissance pour lhonneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Nous devons tous nos remerciements à M. le professeur agrégé Condamin, dont la direction et les conseils nous ont grandement facilité notre tâche.
Nous remercions également ici M. le docteur Tellier, chef de clinique obstétricale, à l’obligeance de qui nous devons une observation trés interessante : ainsi que M. le docteur Layral, de Firminy, qui a bien voulu nous communiquer les documents relatifs à la question, qu’il avait
recueillis.
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