‹ Du délire aiguChapitre 1 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Pendant mon internai à Sain te- Anne, dans le service de mon excellent maître M. Magman, j'ai eu la bonne fortune d'observer un grandnombre de cas d'une forme mentale spéciale qu'on ne rencontre qu'exceptionnellement dans les autres asiles. Je veux parler du délire aig"u.

Les malades qui en sont atteints sont, dans le service, l'objet de la sollicitude la plus vive et des soins les plus attentifs ; aussi ai-je été entraîné naturellement à l'étude decette maladie, malgré l'obscurité quil'entoure. Etd'ailleurs comment ne pas être attiré vers les tristes victimes d'une si effrayante affection, secouées par la plus terrible révolution physique, intellectuelle et morale, en proie'à des accidents d'uneacuité extrême, dont la terminaison la plus, fréquente est malheureusement la mort?

Je me propose après un court historique qui reflétera les principales opinions des auteurs sur cette impor-

tante question de rappeler* ce qui a été décrit dans l'anatomie pathologique de ce sujet, en y joignant quelques faits nouveaux. J'étudierai ensuite la marche de la maladie, et terminerai par un résumé des différents traitements le plus généralement employés.

Qu'il me soit permis de placer cette étude sous les auspices de M. Magnan dont les savants conseils ne m'ont jamais manqué. Je remercie aussi M. Bouchereau pour la bienveillance qu'il m'a témoignée depuis mon début dans l'étude de cette branche importante de la médecine : la pathologie mentale.

Que les deux noms de ces maîtres respectés soient confondus dans cette dédicace comme ils le sont dans ma reconnaissance !

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