CONCLUSIONS
I. — Le délire par auto-intoxication, qu’on voit apparaître chez certains malades atteints de lésions hépatiques, peut dans une certaine mesure être considéré comme un symptôme de l'insuffisance hépa-
tique.
II. — Tous les hépatiques ne délirent pas. Mais chez certains individus prédisposés aux troubles psychiques par leur hérédité, leur passé pathologique, l’état actuel de leurorganisme, une insuffisance hépatique suffit à faire apparaître un délire.
IT. — L'apparition du délire est généralement provoquée par une infection, une intoxication dont les effets peuvent retentir sur l'écorce cérébrale étant donné que le foie insuffisant neremplit plus son rôle antitoxique.
IV. — Parfois le délire s’ajoutant aux symptômes d’une maladie bien définie, indique l’apparition d’une insuffisance hépatique.
Parfois le délire est un simple épisode au cours d’une insuffisance minime, et peut cesser quand s'améliore le fonctionnement hépatique.
Parfois enfin, le délire semble occuper la scène à
lui seul. Puis la déchéance organique survient. Il s’agit d’une forme subaiguë et grave due à une dégénérescence progressive du parenchyme hépatique.
V.— Le délire des hépatiques revêt l'aspect du délire de rêve de la confusion mentale, du délire hallucinatoire ou de l'excitation maniaque.
VI. — Le diagnostic de la cause du délire se fait par la recherche des signes de l'insuffisance hépatique.
VII. — Le traitement consiste à lutter contre l’état d’auto-intoxication par l’adminisiration des antiseptiques intestinaux, des diurétiques et le régime lacté.
Vu : le Président de la thèse, LANDOUZY
Vu : le Doyen, :
DEBOVE
Vu et permis d'imprimer :