‹ Du Délire des Actes dans la Paralysie GénéraleChapitre 3 sur 8 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A la fin de nos études médicales, nous ne pouvons nous dispenser de remercier tous nos maitres, professeurs à la Faculté, médecins et chirurgiens des hôpitaux du précieux enseignement dont nous avons pu profiter auprès d'eux pendant plusieurs années. Si ce minuscule ouvrage a quelque valeur, c’est à eux que nous le devons et c'est nous acquitter d’un devoir que de leur adresser l’expression de notre reconnaissance.

Qu'il nous soit permis en particulier deremercier MM. les docteurs Vallon et Pactet, médecins en chef à l'asile de Villejuif, des conseils qu'ils nous ont donnés et des documents qu’ils ont mis à notre disposition.

Nous réserverons enfin nos plus sincères remerciements à M. le professeur Debove qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse et qui possède le double secrct de forcer l'admiration par son mérite, la sympathie par sa

bienveillance et son aménité.

Sen

https://archive.org/details/1A41552027 0054

Essai de classification

Les auteurs qui se sont occupés de la paralysie générale ont tous signalé dans les diverses phases de cette maladie, mais surtout dans la première et la deuxième période une série d’actes délirants qui, joints à divers autres signes, sont comme la signature de la déchéance, intellectuelle de l'individu. Sans entrer bien avant dans le domaine de la psychologie, il parait intéressant pour l'alié-

niste comme pour le neuro-pathologiste — puisque la . périencéphalite chronique relève aussi bieu de la psychià-

trie que de la neurologie — de rechercher et de classer

suivant leur nature les actes que peut commettre le malade sous l'influence de la marche progressive du mal. Il serait

certainement préférable d'établir une relation quelconque entre les lésions découvertes à l’autopsie et la variété d'actes auxquels s’est livré le malade pendant sa vie.

« Cette étude, dit Cotard, n'est pas même ébauchée et

notre ignorance actuelle doit nous rendre circonspects dans nos affirmations. » :

Le plus souvent le délire des actes est subordonné à un délire intellectuel. Il est bien rare en effet que l'on ne trouve pas associées ces deux formes de délire; l’absurdité, la puérilité, l'inconséquence de l’action n’est que le résultat d'une activité cérébrale pervertie ou diminuée. N'a-t-on

Dos

pas soutenu d’ailleurs que la paralysie générale n’était, qu'une maladie de l’activité ? i

L'intelligence est donc une des premières facultés atteintes ; elle n’est pas la seule. En même temps et peut= être plus rapidement encore la volonté s ’amoindrit, laissant

le malade incapable de résister à ses penchants, à ses insu tinets. Il semble que l'intégrité de la volonté soit liée intime= ment à celle des autres facultés psychiques et que toute. cause qui agit sur lune doive retentir fatalement sur les” autres. Le sens moral comme la volonté est bien vite. an anti. | La sensibilité au contraire est souvent exagérée ets cette augmentation de la sensibilité devient peut-être l’ex=. plication de l’égoïsme qui caractérise le Paralytique G{néraln à la première période. « L’excès de la douleur, comme l’exes du plaisir en fixant incessamment l'attention sur le. moi sentant concentre l’homme en lui-même et empêche ce. détachement, cet oubli de soi sans lesquels il ne peut 4 avoir ni sentiments désintéressés, ni actions généreuses. La sensibilité exagérée rapporte tout à elle-même. De N vient l’égoïsme de laliéné, de là vient son abaissement moral. » (Cotard, Ma‘adies Menlales). | . Si l’on considère d’une part l’affaiblissement intellec-. tuel du paralytique, la disparition du sens moral, le défaut. de réflexion qui montrerait les conséquences de l'acte, l’absence totale où presque totale d'inhibition volontaire 4 d'autre part l'excitation, la suractivité temporaire de CET taines fonctions organiques, de la fonction génésique en.

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