‹ Du Délire FébrileChapitre 21 sur 23 · ET · texte numérisé non relu

ET

va remonter à 37 degrés et jusqu'à 37°,7. Sa variole guérit, sans amélioration de l’état mental. Morte en 1885, de septicémie aiguë.

OBs. XXVI. — D..., femme M..., trente ans. Vient de l'Antiquaille où elle était entrée en novembre 1876. Entrée à Bron, en décembre. Délirante, indocile, très agitée (était aux cellules). Manie intermittente avec accès et rémissions de courte durée. En juin, variole confluente, avec température allant jusqu’à 400,6. Pendant tout le temps qu'a duré la variole (35 jours), l’état mental

a été excellent. Retour à l’état antérieur après guérison de la variole.

Ozs. XX VII, XX VIII et XXIX. — Variole ayant évolué chez trois aliénées, sans modification de l’état mental. Rien de particulier à noter dans ces trois observations.

2° Fièvre typhoide.

OBs. XXX. — G..., Sophie (Asile de Bron). Entrée avec stupeur (au début), puis excitation maniaque. Coquetterie bête. Fièvre typhoïde qui évolue normalement en quatre semaines. A la date du 21 mai, on note une fois la fièvre typhoïde guérie :

État intellectuel très satisfaisant. Est très calme, répond très bien aux questions. Du reste pendant sa maladie, elle n’a jamais eu de délire fébrile, même son état mental s’est amélioré beaucoup et d’une façon qui a frappé l'entourage. Son état mental était assurément plus satisfaisant que pendant ses meilleurs moments de calme.

Huit jours après, l’état intellectuel revient à ce qu'il était avant la fièvre.

Ogs. XXXI. — R..…., Joseph, vingt-quatre ans. L’acétanilide donnée dans les douze premiers jours de la maladie, à dose de 18,50, abaisse la température d’environ 3 degrés. Délire fébrile avec agitation à 10 heures du soir, le jour où la température a été le plus abaissée par le médicament.

Ogs. XXXII. — G..., Martin, dix-sept ans. Le délire débute quelques jours après l’entrée du malade à l’hôpital. Température 41 degrés. L’acétanilide donnée progressivement à dose de 05,80, de 12,50, puis de 2 grammes, abaisse la température de 2 degrés sans que le délire soit modifié ni dans son intensité, ni dans sa forme. Mort au quarante-sixième jour, le délire ayant duré du seizième au trente-cinquième jour.

Os. XXXIII (Personnelle). — G..., Marie, dix-neuf ans. A été enfermée à Bron, ainsi que sa mère pendant cinq mois. Elles avaient présenté avant leur entrée à l’asile un cas de folie mystique à deux. Antérieurement déjà, la malade était extrêmement nerveuse et impressionnable. Sortie de Bron, le 24 juin, guérie, elle est atteinte de fièvre typhoïde, et entre à l'Hôtel-Dieu (3° division) dans le service de M. le professeur Teissier, alors suppléé par M. le professeur agrégé Lannois, le 8 juillet, étant déjà malade depuis une huitaine de jours, sans traitement. Nous n'avons pu suivre eette-malade que jusqu’au 29 juillet. Au début, la température atteignait 41 degrés. A partir du 19 juillet, période des oscillations descendantes. Le 29, il n’y avait plus que 39 degrés. Pendant toute cette période de la maladie, il n’y a eu qu’un peu de délire pendant quelques nuits, durant lesquelles, la malade marmottait quelques paroles inintelligibles, mais le jour, intelligence très nette. Traitement par les bains froids. Il est très important de noter que, pendant la première semaine, il n’y avait pas eu de traitement d’institué, et que cependant il n’y eut pas de délire marqué.

Ogs. XXXIV (Personnelle). — Salle Saint-Roch, numéro 5. A..., Augustine, trente-huit ans. Pas d’antécédents névropathiques. Début de fièvre typhoïde le 2 juin 1891. Entre à l'hôpital le 8, (température 40°), le lendemain, la température descend à 38°,5, et deux jours après, apparition d’un délire consistant en hallueinations de la vue et de l'ouïe très nettes. Le 12 juin, en plus surviennent des hallucinations de l'odorat. La malade raconte que les hommes qu’elle a vus pendant la nuit autour d’elle lui ont jeté dans la bouche une odeur dont elle ne peut se débarrasser.

Elle se couvre la bouche pour qu’on ne la sente pas, et ne veut pas se laisser approcher. Pendant quelques jours après, un peu d'agitation, puis le délire va en diminuant et cesse le 20 juin sans que la température varie (38°,5 à 39°), Le 19 juillet, mort. Autopsie, lésions des plaques de Peyer, phlegmon de la fosse iliaque droite, ayant détruit une partie du psoas. Méninges normales, non adhérentes, un peu hyperhémiées. Cerveau absolument normal.

3° Pneumonie.

Os. XXXV. — R..., Joseph, cinquante-cinq ans. Caractère irascible. Pas d’alcoolisme, délire avec agitation au dixième jour seulement de la maladie (température 40°,5), sort de la salle en chemise et va se coucher dans la cour, d’une heure à cinq heures du matin. Le matin à la visite, il se rappelle assez bien ce qui s’est passé la nuit, mais ne sait pourquoi il l’a fait, ne délire plus. Abaissement de température, le lendemain, jour de la mort. Pas d’autopsie des centres nerveux.

Ogs. XXXVI. — M..., Cyrille, cinquante-neuf ans. Pas d’alcoolisme, conduite très régulière. Entre au cinquième jour de sa pneumonie avec 39°,5. Le lendemain 40°,5. Le matin du second jour, délire, le malade veut se lever, prétend qu’on l’a volé ; hallucinations de la vue. Mort le lendemain, pas d’autopsie.

Oss. XXX VII. — G..., Baptiste, quarante et un ans. Alcoolique, mais a cessé de boire depuis quelque temps. Délire au sixième jour de la maladie (T. 40°,5). Le malade veut partir, s’en aller parce qu’il est mal soigné, ne veut pas se laisser examiner. Pas d’hallucinations de la vue. Le délire cesse deux jours après sans que la température se soit beaucoup abaissée (1 degré environ). Résolution lente. Guérison.

OBs. XXXVIII. — G.…., Gaspard, vingt-cinq ans. Délire le matin quand la défervescence vient de se faire dans la nuit, au dixième jour de la maladie. Il dure deux jours. Guérison.

RD et

Ogs. XXXIX. — F..., François, vingt-sept ans. Alcoolisme avéré. Depuis le début de la pneumonie, le malade a déliré un peu chaque nuit, mais le délire ne devient intense que le lendemain de la défervescence (de 39°,5 à 37°,2). Chants, cris incohérents. Hallucinations terrifiantes. Le malade veut se lever pour se défendre. Le délire dure deux Jours. Guérison.

Ogs. LX. — M..., Jean, seize ans. Délire au dixième jour de la maladie (T. 40 degrés) dure deux jours et cesse la veille de la défervescence. Hallucinations de la vue ; le malade voit des animaux courir sur son lit. Ses camarades veulent le battre. Guérison.

Os. XLI. —F..., Paul, quarante-deux ans. Délire la veille de la défervescence (de 40°,5 à 37°,5). Le délire dure trois jours, puis cesse, et reprend trois jours après, en pleine apyrexie pour durer deux jours. Hallucinations de la vue. Cris qui nécessitent l'isolement du malade. Peu d’agitation. Guérison.

Ogs. XLII. — R... T..., François. Alcoolisme léger, quelquefois pituite le matin. Délire de la défervescence au neuvième jour de la maladie, mais peu marqué. Un peu d’agitation. Guérison.

4 Erysipèle.

Os. XLIII. — F..., Pierre, vingt-deux ans. Pas d’alcoolisme probable, Erysipèle de la face. Début du délire au moment où la température baisse de 40°,6 à 39°,5. Le délire dure quatre jours. Le premier soir, délire furieux, hallucinations de la vue : assassins, voleurs, gendarmes, etc. Le délire diminue les jours suivants. Guérison.

O8s. XLIV. — T..., Étienne, cinquante-huit ans. Erysipèle de la face et du pharynx. Maladie de Bright. Hémorragie cérébrale, hémiplégie gauche. Pas de renseignements, Le malade s’agite inconsciemment dans son lit et prononce des paroles sans suite,

SE S Mort. Hémorragie ventriculaire à droite, Rien d'autre d'appréciable.

Os. XLV. — K.,., Charles, trente-neuf ans, tonnelier. Alcoolique depuis douze années. Le caractère est devenu bizarre depuis un an, souvent énervé. Erysipèle à répétition. Au quatrième jour de la maladie, hallueinations de la vue. Entre au huitième jour ; délire gai, veut se lever. Guérison au douzième jour.

5 Influenza.

OBs. XLVI.—G..., Eugénie, vingt ans. À eu l'influenza en 1889. Depuis ce moment, son caractère a changé. Refuse de se nourrir dépérit peu à peu. Entre à Bron en avril 1890. Le 12 mai, période d’ascension passagère pendant laquelle le délire augmente. Puis descente graduelle de la température qui arrive à se maintenir en moyenne à 36 degrés, avec un minimum de 33°,9 et souvent 34°,5. Lorsqu'on prend la température de la salle, on voit que les oscillations de la température du corps sont presque symétriques avec celles de la température de la salle. À l’autopsie : méninges

épaissies ? ?

6 Scarlatine.

Ons. XLVII. — P..., Marie, trente-sept ans. Entrée à Bron le 30 décembre 189.1 avec idées de persécution et mélancolie très nette. Le 6 janvier 1892, la malade était très améliorée. A partir du 1°" mars, scarlatine, la température s'élève jusqu’à 40°,9, sans qu’il y ait d’aggravation ou de rechute dans l’état mental.

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