CONCLUSIONS
1° Les conditions étiologiques habituellement présentées comme étant celles du délire fébrile n’en sont que des causes toutes secondaires. La prédisposition à la folie soit par hérédité, soit par antécédents personnels ne paraît pas avoir une grande part dans le développement du délire fébrile, puisque les maladies aiguës peuvent amener quelquefois la guérison de la folie chez les aliénés, ou évoluer sans délire chez des aliénés guéris.
2° L’anatomie pathologique ne montre, comme lésions correspondant au délire fébrile, que de la congestion des méninges ou de la substance cérébrale et dans quelques autopsies, il n’y a même pas de lésions appréciables.
3° Entre les théories proposées pour expliquer le délire fébrile, celle de l'élévation de température est évidemment inadmissible, puisque, dans certaines observations, le délire se montre avant la fièvre, et d’une facon générale ne correspond ni avec la durée, ni avec l’intensité, ni avec le moment d'apparition de l’hyperthermie. PARC, 11
CSG Les autres théories sont également insuffisantes. Celle de la congestion des centres nerveux, basée sur l'anatomie pathologique, est seule acceptable, mais elle est incomplète.
4 À titre d’hypothèse, nous proposons d'expliquer le délire fébrile par une intoxication à distance provenant soit des sécrétions microbiennes, soit des substances produites par les cellules de l’économie troublées dans leur nutrition.
9° La dénomination de délire fébrile n’est exacte que si l’on prend le mot de fièvre dans son sens le plus large, comme synonyme d'infection; délire fébrile veut alors dire délire infectieux.
6° L'étude des symptômes du délire fébrile, montrant leur ressemblance avec ceux du délire toxique, vient donner confirmation de notre hypothèse sur la nature du délire fébrile.
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