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cas de fièvre typhoïde. C’est la maladie pour laquelle nous avons pu réunir le plus grand nombre d’autopsies avec examen de l’encéphale.
Louis! et Andral disent qu’il n’y a pas de lésion appréciable, et que l’on doit considérer l’état congestif des centres nerveux ou de leurs enveloppes comme le résultat de Pagonie ou d’une infiltration cadavérique.
Chedevergne? met en doute l’existence d’une méningoencéphalite.
Fritz* signale une simple hyperhémie du tissu nerveux et de ses enveloppes. :
Meynert“ décrit l’injection des vaisseaux encéphaliques. Les corps opto-striés présentent des taches diffuses brunes dues à des granulations pigmentaires dans les cellules nerveuses dont les contours sont agrandis et diffus.
M. Vallin* cite l’observation d’un malade mort au troisième jour et qui présenta de la méningite suppurée de la base.
Buhlf a vu, à l’hôpital de Vienne, mourir un malade au septième jour, avec de la méningite. Griesinger rappelle un cas semblable.
Cazalès? donne l’exemple suivant : enfant mort au hui-
1 Louis, Recherches anatomiques, pathologiques et thérapeutiques sur la fièvre typhoide, 1841.
2? Chedevergne, th. Paris, 1864.
3 Fritz, Étude clinique sur divers symptômes spinaux observés dans la fièvre typhoïde, th. Paris.
4 Meynert, Wien medical Jahrbüch, 1866.
5 Vallin, Gazette médicale de Paris, 1864.
6 Bubl, Ueber der Wassergehalt im Gehirn bei Typhus (Zeitschrift für ration. Med., t. IV, 1858).
7 Cazalès, Th. Paris, 1874.
tième jour avec délire aigu datant de quatre jours. A l’autopsie il trouve la pie-mère injectée.
Bulh, cité par Jaccoud*, a démontré que, pendant la période initiale et la période d’état des fièvres du genre typhus, la proportion d’eau de la substance blanche est augmentée de près de 6 pour 100. C’est pour lui comme pour Etoc-Demazy un œdème aigu du cerveau.
Rosenthal? a trouvé des altérations des cellules pyramidales des centres nerveux. Elles perdent leurs prolon gements, deviennent rondes, et subissent une dégéné rescence granuleuse. Il croit aussi à une segmentation des cellules.
Fontagny a vu des adhérences de la pie-mère, surtout au niveau des circonvolutions frontales et pariétales ascendantes.
Bouchut décrit une stase sanguine des veines méningées, une hyperhémie de la pie-mère avec adhérences à la masse cérébrale dont la substance corticale est un peu ramollie, infiltrée.
Buhl et Hoffmann signalent un œdèmeou hyperhémie du cerveau, avec segmentation des cellules nerveuses et des parois capillaires. Get œdème produit, d'après le premier de ces auteurs, les accidents vésaniques.
Popoff a constaté l’infiltration du tissu cérébral par de petits éléments cellulaires, ressemblant aux corpuscules lymphoïdes ou aux granulations de la névroglie, éléments qui sont répandus en grand nombre dans les espaces péricellulaires décrits par Obersteiner et qui, assez souvent,
1 Jaccoud, Path. int., t. Il, p. 796.
? Rosenthal, Gasetta leharsha, no 19, 1881.
A0 ont pénétré dans la cellule ganglionnaire elle-même. Ges corpuscules proviendraient du sang et seraient la suite de la leucocytose qui existe constamment dans le typhus abdominal.
Courbet, à la thèse duquel sont empruntées une partie des autopsies précédentes, donne lui-même trois autopsies :
Dans la première, il y avait hyperhémie des deux substances blanche et grise. Les vaisseaux de la pie-mère étaient fortement turgescents, ce qui donnait aux tissus la teinte hortensia.
Deuxième autopsie, cerveau simplement congestionné.
Troisième autopsie, pas de lésions macroscopiques appréciables.
Observation personnelle (voir aux observations numéro XXXIV). — Méninges non épaissies ni adhérentes, un peu hyperhémiées.
Il est à remarquer que, dans tous les cas où il a été trouvé de la méningite suppurée, des adhérences récentes, comme dans les cas de Bouchut, Cazalès, Fontagny, etc., il y avait eu pendant la vie des symptômes de méningite vraie, contractures, paralysies. Or, comme nous l’avons déjà dit, nous ne nous occupons ici que des cas de délire fébrile proprement dit, abstraction faite de tous les cas de délire idiopathique.
Si, donc, nous séparons les cas de méningite, il nous reste des lésions anatomo-pathologiques assez indécises, le plus souvent de la congestion des vaisseaux cérébraux, des méninges, de la substance cérébrale, et plusieurs fois un cerveau normal, au moins en apparence.
Le relevé que nous venons de faire à propos de la fièvre
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typhoïde, nous pourrions le faire tout aussi détaillé pour les autres maladies. Mais nous ne pouvons continuer indéfiniment cette énumération dont les résultats seraient toujours les mêmes; nous nous contenterons de donner le résultat de quelques autopsies, d'autant plus qu’elles nous fourniront bien peu de renseignements nouveaux.
Pneuronie. — Grisolle dans un tiers des cas trouve une méningite récente avec infiltration purulente du tissu cellulaire sous-arachnoïdien, dans toute l’étendue de la convexité des hémisphères. Dans les autres cas, l’on ne constate rien ou seulement un piqueté léger. Moreau donne une observation de délire de la pneumonie, avec autopsie. Le cerveau et les méninges ne présentaient aucune altération. Il se trouvait seulement un peu de sérosité dans ies ventricules et à la base du cerveau.
Choléra. — Une observation de Mesnet est relatée par Ball?. Il s'agissait d’un délire fébrile avec suicide dans la convalescence. À lautopsie, pas de trace de méningite, rien qu'un état sablé, piqueté de la substance cérébrale.
Rhumatisme. — Trousseau *, dans sa leçon sur le rhumatisme cérébral, expose que le résultat des autopsies est absolument négatif; il n’y a jamais le moindre signe d’anémie, d’hyperhémie ni d’épanchement interventriculaire. |
Variole. — Thore* attribue les hallucinations à la con-
gestion de l’encéphale.
1 Moreau, Du délire de la pneumonie, th. Paris, 1864.
? Ball, Encéphale, 1885.
3 Trousseau, Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu, t. II, p. 817. 4 Thore, Ann. médico-psych., p. 162, 1856.
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Deux autopsies de M. Vinay: 1° (Obs. I). Variole cohérente. À l’autopsie, méninges absolument normales, nulle part on ne trouve de plaques ni de congestion plus marquée en un point quelconque.
Les méninges se détachent aisément, pas d’ahérences. La substance corticale offre une légère teinte hortensia au niveau des lobes frontaux. A la coupe de la troisième circonvolution droite, coloration hortensia très nette de toute l’épaisseur de la substance blanche. Aïlleurs, rien de particulier à noter.
2° Variole confluente. Rien aux centres nerveux (Obs. XVI).
Dans la rougeole, il n’a rien été signalé.
Dans la scarlatine, Rosenthal à retrouvé les mêmes lésions que dans la fièvre typhoïde.
Si l’on veut résumer les résultats obtenus, les lésions découvertes dans toutes ces autopsies, on ne trouve à l'examen microscopique, que de la congestion, soit des méninges, soit de la substance cérébrale. Quelquefois un exsudat peu abondant dans les ventricules, ou bien encore on n’a rien constaté d’anormal.
Ce dernier résultat, nous le faisons remarquer, a été observé un trop grand nombre de fois et par trop de médecins différents pour qu’on puisse accuser les examens d’avoir été superficiels.
Les recherches microscopiques ont montré une altération des cellules nerveuses, ou une diapédèse active autour des grandes cellules pyramidales, dans les espaces d’Abersteiner.
Quant aux constatations bactériologiques, nous n’avons pu trouver aucun travail qui se rapporte à la question.
Po Des recherches dans ce sens, que les résultats fussent d’ailleurs positifs ou négatifs, nous auraient été de la plus grande utilité, mais nous ne connaissons rien qui ait été fait sur ce sujet.