‹ Du délire post-éclamptiqueChapitre 17 sur 24 · RO · texte numérisé non relu

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Délivrance naturelle. Eclampsie durant le travail. Manie. Températures et lochies normales, Conduite le 15 mai à Sainte-Anne, Démence.

Os. XX. — Pirar. Bull. méd. du Nord, Lille, 1879, XVIII, p. 380.

Multipare. Pas d’antécédents signalés. Albuminurie. Avortement. 14 attaques d'éclampsie. 4 jours après l'avortement, la malade veut se lever, agitation, délire, cris, hallucinations de la vue. Deux jours après, cessation du délire, un peu d'hébétude, puis guérison rapide.

O8s. XXI. — P. Bar, in Larcrer. Th. Paris, 1892. Éclampsie. Accouchement prématuré. Délire hallucinatoire de très courte durée se reproduisant deux jours de suite.

Marie J..., 22 ans, cuisinière, enceinte de 8 mois, a 10 attaques d'éclampsie. Saignée entre le 31 octobre 1891, à 8 heures du soir, à l'hôpital Saint-Louis. Coma.

Un accès d'éclampsie à son arrivée. Lavement au chloral. Fnhalation de chloroforme jusqu’à 11 heures du soir. À minuit accouchement d’un enfant mort. Délivrance naturelle.

Le 3 novembre dans la soirée, J... accuse tout à coup une série d'hallucinations. Elle prend sa nourrice pour sa tante, croit voir et entendre son mari faisant du bruit dans le fond de la salle. Elle l’interpelle même pour lui imposer silence. Elle croit entendre crier son enfant dans son ventre. Elle dit qu’elle va accoucher de 5 enfants et cependant elle ne présente ni agitation, ni tristesse.

Ces phénomènes psychiques durent trois quarts d'heure environ et se reproduisent encore une fois, le lendemain à peu près à la même heure. Suites de couches régulières, apyrétiques. Sortie le 15 novembre.

Os. XXII. — Hirarre (de Rouen). J. de médecine et chir. prat., Paris, 1834. Sur un cas d’éclampsie suivie d’aliénalion mentale.

Primipare, 29 ans. Attaques d’éclampsie à 8 mois. 3 saignées. S. 7

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Accouchement par le forceps. 24 heures après la cessation des convulsions, manie. Grande loquacité, injures, hallucinations visuelles et auditives. Perte de la mémoire. Enfantillages. Guérison au bout de 2 mois.

Oss. XXIIL. — Denicaex. Manie aiguë chez une primipare. Nork Mag. f. Lœgevidensk. Christiania, 1890, 4 R. V. 35.

Primipare, 25 ans, à terme, présente 7 accès d’éclampsie durant ‘sa grossesse; 18 heures après, accouchement normal. La malade reste dans un profond état comateux qni persiste trois jours après l'accouchement. Puis après un faible retour à la lucidité, délire avec hallucinations, agitation, cris, chants, véritable excitation maniaque durant 14 jours. La malade guérie, a complètement oublié tout ce qui s'est passé à partir de son premier accès d’éclampsie.

Oss. XXIV. — Bunix. Obstétrique et gynécol., p. 517,. 1896.

Primipare,19 ans. Bons antécédents. Deux jours après, 14attaques d’éclampsie, changement de caractère. La femme jette sur le plancher son vase de nuit, va uriner dans un coin de sa chambre. Court à travers les salles et refuse de manger. On la menace de la maintenir attachée dans son lit. Elle devient taciturne, les yeux constamment baissés. L'agitation a disparu.

Accouchement, 10 jours après les accès d’éclampsie à la suite duquel l'intelligence revient mais avec amnésie complète de tout ce qui s’est passé depuis les accès d’éclampsie.

O8s. XXV. — Forpyce Barker. N.-York med. J., 1872.

Marie P..., 29 ans. Durée du travail 17 h. 50. Accouchement à terme d'un garçon, 2 attaques d'éclampsie le 8 octobre à Bellevue. Hospital Medical College.

13 octobre. Délire avec hallucinations auditives. Ses voisins parlent d’elle. Lochies normales, sécrétion urinaire abondante. Un peu d’aibumine.

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Le 14. Délire d’une violence extrême.

Le 15. Sommeil de quelques heures. Incohérence, Agitation moins vive.

Le 20. Malade plus calme. Tendance à pleurer. La femme répond aux questions. Enfantillage.

Le 21. Incohérence passagère. Demande son enfant, raconte que son mari l'a quittée il y a un mois avec une autre femme et que depuis elle a eu beaucoup de chagrin. La femme sort de l'hôpital entièrement guérie le 29 octobre.

Oss. XXVI. — Sypxey Hexsox, 22 décembre 1849. The Lancet, I, p. 723. Convulsions suivies de manie, accompagnée d'une perte totale de la parole durant l'accouchement.

Primipare, 16 ans, à terme. Antécédents ignorés.

29 décembre. Entre à l'hôpital ressentant des douleurs depuis le matin. Accouchement normal, le soir.

1°" janvier. Lochies normales, pas de fièvre. Convulsions durant 2 heures.

Le 2. Au matin, la malade qui a eu de l’insomnie durant toute la nuit, est entièrement délirante. Hallucinations visuelles qui la tiennent jusqu'au 5 janvier.

Le 5. La femme se plaint de douleurs très violentes sur la tête. Opium et morphine. Sommeil profond de 8 à 9 heures.

Le 7. La malade se réveille consciente. Elle ne se souvient pas plus des convulsions que de son accouchement. Elle dit au docteur : « Vous êtes un méchant » etrécite la 1/2 de l'alphabet. Guérison rapide. Cette femme était une nerveuse dans son enfance.

O8s. XXVII. Paranr. Annales médico-psychologiques. Paris. 1888, 7 s. VIIL, p. 62.

Primipare, 20 ans, hystérique, eut de nombreux accès d’éclampsie avant et après l'accouchement. La malade semblait guérie; la diurèse était obtenue quand deux jours après le dernier accès,

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apparut un état d’excitation maniaque, tel que la malade dut être envoyée dans une maison de santé.

Bulletin d'entrée. — Agitation maniaque très vive, idées vagues de persécution ; on lui a volé son enfant, on l’a fait avorter, on veut l’'empoisonner.

Cinq jours après l’éclosion du délire, il y eut deux nouvelles attaques convulsives. L’agitation fut accrue puis se modéra.

Le 12° jour, le délire avait complètement disparu, il restait seul un peu d incohérence dans les idées et un léger état dépressif. Mort subite vingt jours après le début de la psychose, d'embolie pulmonaire.

Ors. XXVIII. Fraser. Glascow med. Journ., 1885, 4 s. XXIV, p- 369.

Multipare, 23 ans, antécédents héréditaires nuls; la femme eut au moment de la délivrance des convulsions éclamptiques à la suite desquelles survint une forte excitation maniaque. Hallucinations, tendances au suicide. « Elle était très désorientée dans ses paroles et ses actes. »

Urines albumineuses.

Folie durant 12 jours puis guérison après quelques jours d’une sorte d’hébétude.

Os. XXIX. — Corryr. Thèse Paris, 1882.

W..., 37 ans, ménagère, entre le 23 avril 1872 à l’asile de Bailleul.

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — Depuis l’âge de 8 ans attaques épileptiformes à la suite d’une peur. Ces attaques furent suivies de troubles mentaux assez longs. En 1868. Accouchement normal, sans éclampsie mais accès de manie consécutif.

En 1872. 4 jours après l'accouchement, 2 accès d'éclampsie, délire maniaque consécutif caractérisé par de l’incohérence dans les actes et les paroles. Agitation violente durant 5 à 6 jours. Guérison au bout de 17 jours.

Ons. XXX. — Francis Carey. Dublin Med. Press., 1839, IT, 306. Convulsions et Manie.

Johanna B.., 36 ans, accouche le 27 octobre 1838, au soir. Aussitôt après son accouchement, accès d’éclampsie durant toute la nuit. Hémorrhagie assez abondante par morsure de la langue.

Coma persistant jusqu’au milieu de la nuit du 28 octobre. La seconde partie de cette nuit est calme. Urines abondantes. Regard particulier « sauvage ». Babillage.

Le 29. Même état.

Le 30. On demande à la malade comment elle se trouve; « très bien, répond-elle », puis continue à dire des enfantillages.

Le 31. Nuit agitée. Urines abondantes.

1° novembre. Léger sommeil durant la nuit.

Le 2. Nuit irès agitée. Insomnie. On doit maintenir la malade dans son lit. Incohérence depuis minuit. Elle veut se lever sans cesse, se découvre, s'inquiète de ses enfants, de ses affaires domestiques, voit des fleurs, des oiseaux au-dessus d’une glace.

Le 3. Insomnie. Vocifération. La femme se croit sainte. 3 personnes ne peuvent la maintenir dans son lit. Elle parcourt la chambre en criant.

Le 4. Incohérence moins grande, moins d’agitation, la femme crie contre des personnes qu’elle voit voulant voler ses enfants.

Le 5. Amélioration. Sommeil léger.

Le 6. Repos durant toute la nuit.

Le 7, La malade va très bien. Elle ne peut s'expliquer les morsures de la langue. Amnésie complète.

Le 18. Guérison complète.

Le mari dit que sa femme, au début de sa grossesse, avait eu peur de bohémiens errants et qu’à la suite de cette frayeur son caractère était devenu fort nerveux et bizarre.

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Oss. XXXI. — En. W. Annie. Med. Press. and Circ., Dublin, 1868, n. s. LIT, 4 Pas de convulsions durant le travail. Crâniotomie. Manie Guérison.

Primipare, 40 ans, institutrice. Antécédents inconnus.

2 décembre à 10 heures du matin, un accès d’éclampsie. Craniotomie pratiquée aussitôt. La malade reprend connaissance, à minuit. Nouvelle attaque, pas de sangues ; à 12 heures et demie, la malade redevient consciente mais reste hébétée jusqu'à 2 heures. À ce moment 2 fortes attaques subintrantes puis attaques se suivant toutes les demi-heures jusqu’à 3 heures le lendemain soir.

Le 5. Urines abondantes. Nuit agitée, la malade ne veut pas rester dans son lit. Teinte subictérique de la conjonctive. La femme ne reconnaît personne.

Le 6. Hallucinations de la vue, de l’ouie. Agitation très vive, surtout le soir. La femme doit être fixée dans son lit.

Le 7. Sommeil durant 8 heures. À la suite duquel, calme profond, hébétude mais guérison progressive obtenue au bout de 21 jours.

O8s. XXXII. — Arr. Dublin Quaterly J. of M. Sc., 1858, XXVI, 221.

Multipare, 25 ans, nerveux et extravagante. Une attaque hystériforme après son accouchement, Rétablissement. Deux jours après, nuit calme mais insomnie. Au matin, délire et agitation subits avec hallucinations : bêtes dans son lit, ete., etc. Gestes désordonnés. La malade déchire ses draps pour chasser les animanx qu'elle voit courir dessus.

Nuit suivante calme. 3 heures de sommeil. Amélioration progressive; au bout de huit jours, guérison.

La femme était alcoolique.

Os. XXXIII (inédite). — Registres de la Maison nationale de Charenton.

G..., 31 ans, primipare, atteinte depuis deux mois de confusion mentale hallucinatoire à la suite d'accès d'éclampsie (12) survenus après son accouchement. Délire caractérisé par agitation extrême, cris, chants, incohérences, loquacité et insomnie persistantes. Hallucinations de la vue et de l’ouie. La malade voit des nègres qui veulent l'enlever.

Sortie guérie 67 jours après l’éclosion du délire.

O8s. XXXIV (inédite). — Ibidem.

Eug. L..., 17 mai 189... Secondipare névropathe. Convulsions étant jeune. Atteinte de délire caractérisé par des idées de persécution, hallucinations de la vue, de l’ouïe, idées confuses, crainte, frayeur, dépression intellectuelle. La malade se lève subitement la nuit pour se sauver. Insomnie habituelle. Crainte d'être empoisonnée. Refus de boire et de manger. Délire survenu à la suite de 4 accès d'éclampsie, deux jours après le dernier accès.

L'état de la malade s’äggrave jusqu’au 28 novembre, passant peu à peu à l’état de démence, et le 13 décembre la malade entre à Sainte-Anne en démence complète.

O8s. XXXV (inédite). — Tbidem.

A..., 36 ans, primipare, épileptique déjà traitée. Un accès d’éclampsie au huitième mois de sa grossesse. Accouchement au forceps, coma consécutif prolongé. Amélioration complète au bout de trois jours.

Le quatrième jour la malade se lève subitement de son lit, entendant quelqu'un l’insulter et voyant des diables rouges qui veulent lui couper les cheveux. Agitation très grande. Essaie de se jeter par la fenêtre. Insomnie. Incohérence des idées, actes violents.

Guérison totale au bout de 67 jours.

Depuis, deux accouchements sans accidents nerveux. Toutefois les attaques d'épilepsie sont devenues plus fréquentes depuis le premier accouchement.

Os. XXXVI (personnelle).

Secondipare, 30 ans. Antécédents héréditaires : Mère nerveuse ayant eu des convulsions au moment de la naissance de la malade.

Antécédents personnels. — Soignée déjà deux fois à Charenton, étant jeune fille, pour délire maniaque.

Première grossesse. Accouchement normal et suites de couches excellentes. fille. Pas de délire.

Deuxième grossesse. Rien de particulier jusqu'au moment de l'accouchement : trois accès d’éclampsie durant le travail, cinq autres très violents après l'accouchement. Coma consécutif durant quatorze heures — quarante-neuf heures après le dérnier accès, la malade s’écrie tout à coup qu'elle est la Sainte-Vierge. Elle se met à chanter et à parler avec une loquacité incroyable. Les mots sont placés les uns à la suite des autres entrecoupés de oui et de non, sans autre liaison que les consonnances. Agitation, mouvements désordonnés dans le lit, au point de rompre les entraves qu'on a dû lui mettre. Urines abondantes avec léger nuage d’albumine.

17 janvier. Entrée à la Maison Nationale, la malade a été très agitée toute la nuit, soif très vive. La femme pense ne pas avoir encore accouché. Son lit est couvert de punaises, elle les voit courir et se changer en mouches. Lochies normales. Herpès aux lèvres. Pas de température.

Le 18. Nuit très agitée. Urines abondantes, léger trouble dans les urines. On obtient un peu de calme par l'application de compresses d’eau froide sur la tête.

Le 19. La malade reconnaît le médecin et l'appelle par son nom. Elle se plaint à lui de grimaces que certaines personnes lui font. Ces personnes lorsqu'elle ne les voit plus, sont néanmoins pré-

sentes car elle les entend parler d'elle. Mouvements continuels dans le lit.

Le 20. Nuit plus calme. Quatre heures de sommeil obtenu par 1 gr. 50 de sulfonal. |

Le 21. La malade va mieux, elle est comme un enfant, voulant une poupée, riant pour rien, pleurant de même. Sommeil de sept heures. Incohérence passagère.

Le 22. La malade ne se souvient de rien elle reconnaît la maison et demande à en sortir le plus vite possible.

Le 23. La malade demande après son enfant et s'occupe un peu.

Dix-sept jours après l’éclosion du délire, la malade sort guérie, l'aspect un peu hébété et un peu enfant.

Oss. XXXVII. — M. Paur Bar (résumée), — Albuminurie. Eclampsie. Accouchement prématuré. Manie ayant débuté pendant la polyurie. In Larrier, thèse citée.

M..., 27 ans, journalière, entre le 27 octobre 1888 à l'hôpital Tenon, salle Baudelocque, n° 8. j

Troisième grossesse. Céphalées au début et vomissements. Nuages devant les yeux. Œdème des jambes, de la face. Grossesse de sept mois 7 gr. d'albumine, 250 gr. d'urine, accès d’éclampsie à 11 h. et demie, second à 1 h. 20, troisième à 2 h. et demie. Chloral en lavements. Inhalation de chloroforme. A 8 heures la connaissance revient. Un peu d’agitation. Température normale 26 octobre, 2 h. et demie matin, quatrième accès d’éclampsie. Malade somnolente. Céphalée. Urine 250 gr. Chloroforme de 10 heures du matin à 5 heures du soir. Accouchement et délivrance à 5 h. et demie.

Le 27-28. État satisfaisant.

Le 29. Trois accès d'éclampsie le soir. Urine 3,000 gr. Urée 11 gr. par litre.

Le 30. 2,250 gr. d'urine. Urée 10 gr. par litre.

Le 31. Regard vague égaré. Urines 1,750.

4°" novembre. Malade incohérente, veut se lever, sort de la salle. Elle voit, des bêtes courir sur son lit, des personnes qui se que-

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rellent ou l'ennuient. Agitation très vive durant la nuit. Lait deux litres. Urines 1,000.

Le 2. Urines 750. Urée 21 gr. Lait six litres. Divague toute la nuit. Agitation avec délire. Quatre lavements froids de 250 gr. et de 4 gr. de chloral, calment un peu.

Le 3. Agitation durant la nuit. Plus calme dans la journée. Bain de 1 h.et demie.

Le 4. Délire moindre. Hébétude.

Le 7. L'hébétude disparaît. Légère torpeur intellectuelle.

Le 17. La malade quitte l'hôpital, bien guérie.

Oss. XXX VIII (inédite). — (Due à l’obligeance de M. le D' Bourre pe Sainr-BLaise, chef de clinique de M. le professeur Pinard.)

Femme M... Ipare, entre le 20 février 1896 à la clinique Baudelocque.

Une fausse couche de cinq mois. fœtus mort. Albumine ; au cours du post-partum, huit accès convulsifs.

Antécédents personnels. 1890 Mai. Fausse couche de quatre mois. Violents accès convulsifs à la suite desquels cette femme aurait eu des troubles dans la sensibilité du bras gauche. Le sens du toucher de cette main est aboli.

Entre dans le service au sixième mois de sa grossesse.

Cette femme ne fait que son ménage.

Depuis le 23 novembre 1895 elle suivait le régime lacté partiel. À ce moment son médecin aurait constaté une notable quantité d’albumine.

Depuis dix jours, elle ne sent plus de mouvements actifs. Température normale.

Albumine en grande quantité, œdème généralisé accusé surtout aux paupières et aux grandes lèvres des organes génitaux.

Le 20 février. La femme entre dans le service sous la recommandation d'un docteur de la ville. Elle présente tout le cortège d’une auto-intoxication grave,

Œdème généralisé, face bouflie, organes génitaux déformés et transparents, douleurs épigastriques. Pas encore d'accès d’éclampsie. La femme a toute sa présence d'esprit.

Dès son entrée à la Clinique, régime lacté absolu.

Chambre chaude. Lait, enrobement de flanelle.

Le 21. Urines 2 litres. Albumine 7 gr.

Le 22. — 1 litre et demi. —- 4 or.

Le 23. Urines ne peuvent être recueillies. — 2yrted)2: Le 24. — 2 litres. — 2 gr. 1/2.

Le 25. — 500 gr. — 2HODNIS:

Le 26. — — —

Cette femme entre alors dans la salle de travail avec une dilatation grande comme une paume de main. Membranes intactes. Présentation du siège. Enfant macéré. M. Wallich en fait l'extraction. Aussitôt après, un accès d'éclampsie. Chloroforme. Peu de temps après la femme reprend connaissance.

Le 27. Cette femme n'a pas de délire mais elle déraisonne et voit des fleurs partout; dans la nuit du 28 au 29, hallucinations visuelles ; elle voit des hommes qui veulent l’assassiner; cris perçants; elle veut se lever pour se soustraire aux menaces et insultes qu'elle entend.

1°" mars. Dans la soirée, on doit lui mettre la camisole de force ; trois hommes ne peuvent la maintenir dans son lit. Dans les vingtquatre heures pilules d’opium qui ne la calment pas.

Dans la nuit 4 gr. de chloral, elle dort un peu après l’absorption. ,

Le 2. M. le professeur Brissaud l’interroge, elle donne des renseignements inexacts sur son passé, elle divague et dit des incohérences aussitôt que les interrogations ne concernent plus le passé.

Daos la journée elle est plus calme. Idées plus nettes, mais elle se plaint d’un violent mal de tête et reste constamment assoupie. Sulfonal.

Le 3. La malade a complètement recouvré son intelligence, elle demande à être transportée dans la chambre qu'elle occupait primitivement. L'albumine a diminué.

Lente

Le 9. Albumine, 1 gr. et demi.

La malade sort guérie, le 29 mars 1896.

Albumine en très petite quantité.

Os. XXXIX (inédite). — (Due à l’obligeance de M. Bourre DE

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