LES TROIS GRANDS DÉMONOGRAPHES
ciens étaient, pour le moins^ des hommes ignorants en physique, et^ par cela même, crédules et superstitieux; car lui Naudé^ aussi bien que Wier et Bodin, était dans le même cas. A plus forte raison ces trois cory< phées de la démonographie des xvi^^ et xvii« siècles ne pouvaient-ils voir^ dans la plupart de leurs sorciers^ de leurs magiciens^ de leurs politiques^ des hallucinés de haut ou de bas étage, dont Tétat intellectuel res* semblait à celui de Socrate; et s^ils ne l'ont pas vu^ la Grèce^ comme eux ignorante et superstitieuse, ne pouvait^ deux mille ans avant leur époque^ apprécier, comme il convient^ Tétat de raison du plus grand de ses philosophes. C'est là la conclusion où j'en voulais venir.