HISTOIRE ORDINAIRE LIE SOCRATE
disposa contre fui ceux de .ses juges qui avaient d'abord opiné en sa faveur (1). La sentence de mort fut prononcée, et elle portait que le poison terminerait les jours de l'accusé.
La fermeté de Socrate ne se démentit point (2). Il reçut, avec le calme d'un homme qui, toute sa vie, avait appris à mourir (3), une sentence qu'il avait pour ainsi dire provoquée, et à laquelle il s'attendait (4). Reprenant une troisième fois son discours, loin de s'emporter en reproches contre ses juges, il les consola, ou les plaignit (iî), et quand il sortit du tribunal pour se rendre à la prison, il semblait plutôt, à sa démarche, avoir gagné sa cause que l'avoir perdue (B).
Le lendemain de son jugement, partit pour Délos la galère qui allait porter à Apollon les pieuses of-
conseulit ensuite à subir une amende. On voit, dans l'Apologie, qu'après s'élye condamné à payer de ses deniers mie mine d'argent, il alla ensuite jusqu'à trente, sur la caution de ses disciples, Platon, Criton, Critobule et Apollodorc. {Platon, Jpologie, p. 88.)
(1) CicEhon, De oratore, \ïti. 1, u. 54. — Diogkne-Laehce, lib. 11, s. 42.
(2) Platon, .-ipologie, p. 88. — Xénoi'hon, Apologie, p. "105; Memorab.,' lib. IV, p. 810. — Plutahq.ce, De la tranquillité d'ame et du repos de l'esprit-, ch. xxvi.
J3) Platon, Ptedan, p. 144, 143, 153, 184.
(4) Platon,. Apologie, p. 83.
(5) Platon, apologie, p. 90 et seq. — Xënophon, apologie, p. 705.
fO) Xénophos, Apologie, p. 706.