‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 69 sur 92 · SUR LA FOLIE SEISSOKIALË · texte numérisé non relu

SUR LA FOLIE SEISSOKIALË

tous les hallucinés qui se trouvent dans le même cas que lui.

Sa vue, qui a commencé à s'altérer au mois de novembre 1834, est maintenant tout à fait perdue, par suite de lésions variées des nerfs et des globes oculaires, telles qu'amaurose, taies sur les cornées, staphylômes, etc.. Il pourrait y avoir, malgré cette perte des organes externes de la vue, hallucinations relatives à ce sens. Mais, comme je l'ai dit, il n'y en a pas.

Quand on change B. de salle et de voisins, des impressions, des idées nouvelles neutralisent, pendant quelque temps, la production de ses hallucinations, bien qu'il se les rappelle et qu'il croie toujours aussi fort à leur réalité. Mais cet état de calme et de raison à peu près véritablement complète ne dure pas longtemps, et peu à peu, par l'effet de l'habitude qui affaiblit les perceptions dont la nouveauté avait été momentanément un moyen de rémission, les hallucinations de tous les sens reviennent; elles augmentent d'intensité et de fréquence, et finissent par faire entrer B. en fureur contre ceux qui l'environnent ou qui lui donnent des soins, et qu'il accuse, sans les voir, d'être des assassins, des empoisonneurs ligués contre

loi. ,

Cet état de manie purement sensitive dure depuis quatorze à quinze ans.

OUSERVATIOISS

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