SUR LA FOLIE SENSORIALE
crû™ ait notablement développée. Ses cheveux sont longs et pendants, sa physionomie est bienveillante, pleine d'assurance et quelquefois d'orgueil.
Voici son histoire psychologique, telle que me l'ont fait connaître des heures, des journées passéesà l'étri-, dier et a converser avec lui.
R. est né de parents sans fortune, h Son éducation est bien loin d'avoir été religieuse : d c'est lui qui me fait remarquer cette circonslance. A 0 ans, il était obligé de demander son pain pour vivre. Plus tard, il commença à servir en qualitédc domestique, et changea souvent de maîtres. A l'Age de 44- ans, il s'approcha, pour la première fois, de là table de la communion. A quelque temps de là, il eut la possibilité d'obtenir les faveurs d'une jeune fille, a et se retint, en pensant à Dieu.» C'est là, en effet, une pensée qui l'a occupé dès son enfance et lui a, en quelque sorte, toujours été présente. Il réfléchissait souvent, mais d'une manière vague, « aux desseins de Dieu sur lui. » Il était frappé, en même temps, des désordres qu'il voyait dans le inonde, et en gémissait. Il éprouve, depuis qu'il se connaît, dans la région épigastrique, un senliment de chaleur et de bien-être, qui se répand dans toute sa personne, et qui, en raison directe de son intensité, le rend plus ou moins plein du sentiment de sa force. A l'âge de 18 ans, R. apprend à connaître l'onanisme, et se livre à cet acte, après lequel il ressent du mécontentement et « comme des remords. » A la même épo-