‹ Du Dépeçage CriminelChapitre 28 sur 66 · PT RAI · texte numérisé non relu

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Autre constatation non moins importante, tous ces dépecçages ont eu lieu post mortem.

Dans aucun cas l'enfant n'a été dépecé vivant, et nous doutons qu'il l'ait été jamais.

Cependant, Toulmouche, ancien médecin légiste de Rennes, a pensé que des enfants avaient été dépecés vivants ; il a basé son opinion sur une constatation de Billaud. Celui-ci avait très bien remarqué que si on ouvre une artère avec un instrument tranchant, le sang jaillit suivant une forme particulière ; on trouve à l'endroit que le jet de sang a frappé, une grosse goutte de sang ovale, puis sur la même ligne, une deuxième plus petite, une troisième encore plus petite et ainsi de suite. Mais il ne faudrait pas conclure de cette constatation qu'un individu a été dépecé vivant. En effet, d’après la constatation de M. Brouardel à la Morgue: « Si une partie du corps est congestionnée, si la putréfaction est commencée, surtout si le sang est liquide, lorsqu'on jette un morceau de chair découpé sur une table, on obtient une projection de sang analogue à celle qui résulte de l'ouverture d’une petite artère, chez l'individu vivant. Cependant MM. Isnard et Dieu ont cité le cas d’une femme qui avouait avoir porté des coups de couteau sur la tête de son enfant pendant qu'il était encore au passage (/?evue rétrospective des cas Judiciaires, Paris, 1874, p. 59).

= Enfin dans presque tous les cas, les nouveau-nés

sont à terme et ont respiré.

Dépecage. — Dans presque tous les cas, l’acte

en

initial a été la suffocation (fracture du crâne, ? 8 — coups de pied sur la tête, 7 15).

Dans presque toutes nos observations, il y a eu décollation complète. On comprend que l'assassin se soit surtout préoccupé de faire disparaître la partie du corps la plus accusatrice et la plus terrifiante.

Observations II, IT, IV, V, VI, VII, IX, XI, XII, XL ENV RUE

La tête est donc totalement séparée du tronc, et l'opération peut Lee une main plus ou moins habile.

Ensuite viennent les membres inférieurs et supérieurs ; remarquons que l’on trouve parfois les têtes humérales encore adhérentes aux omoplates.

L'éviscération est moins fréquente (2 5). Le plus souvent le dépeceur s’arrête à la tête et aux membres (obs. I, Il, III, IV; VIIL, IX, X, XIE, XV).

Parfois cependant le cadavre a été découpé en un très grand nombre de fragments.

? 5. — Nombreuses incisions dans tous les sens. Éviscération des organes thoraciques, absence du cerveau.

2 6. — Incinération, débris d’os du crâne, os longs, arcs vertébraux.

2 12. — 40 fragments.

? 14. — 18 fragments.

4 15. — 23 fragments.

Citons un cas d’incinération (2 6), et un procédé fantaisiste, pour ainsi dire, se rapprochant du cas de Reissessen (une femme découpe son enfant, le fait bouillir avec des choux, et le sert ensuite sur la table

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