IV. — RÉSUMÉ, DÉDUCTIONS ET CONCLUSIONS
Les constatations qui précèdent comportent les déductions suivantes :
4° Zdentité de la victime :
La victime était une femme âgée de près de vingt-cinq ans, d’une taille d'environ 4 m. 55, d’un certain embonpoint, aux cheveux châtain foncé,assez abondants,d’une longueur moyenne de 70 centimètres, au front bien modelé, ni tres haut, ni très large, aux sourcils châtains, séparés au milieu par un intervalle de 2 centimètres, aux yeux gris, plutôt clairs, assez grands, aux cils assez longs, bien fournis, châlains, au nez petit et légèrement busqué, aux oreilles plutôt pelites, un peu larges et percées à leur lobule.
La bouche est moyenne, la lèvre inférieure est un peu plus forte que la lèvre supérieure, celle-ci est recouverte d'un léger duvet. La dentition est assez bonne. Manquent: une première grosse molaire en haut et à droite, les dents de sagesse et deux grossés molaires en bas et à gauche, la première grosse molaire en bas et à droite est cariée et à moitié cassée, l’incisive latérale droite supérieure est reportée un peu en arrière, la canine voisine, portée en avant; la canine inférieure gauche est séparée par un léger intervalle de la prémolaire voisine. Sur la joue gauche existent cinq petites érosions de la peau, avec une petite incrustation bleuâtre. Les mains sont petites, fines, potelées; doigts finement effilés en fuseau, les ongles réguliers, bien taillés, propres; on ne remarque aucune marque profession nelle, piqûres d’aiguille ou callosités, aucune trace de bague; sur la paume de la main gauche, une petite cicatrice plutôt récente.
Les seins sont volumineux, bien formés, légèrement pendants, sans bout formé et sans aréole pigmentée.
Le pied est petit, bien fait et propre; une empreinte semble indiquer que la victime portait des souliers découverts.
Cette femme n’a probablement eu aucune grossesse avancée.
2° Cause de la mort. — La victime a tout d’abord été frappée au sommet du crâne, à laide d’un instrument contondant, à petite surface d'application, d’un coup assez violent qui ne devait pas être mortel par lui-même, mais qui a dû déterminer la chute. Elle a été ensuite atteinte, au côté droit du cou, de deux plaies par un instrument tranchant et piquant, de volume moyen, assez long et peu large, manié-avec une certaine vigueur; lune des deux blessures a ouvert la veine jugulaire interne et déterminé la mort par fhémorragie; la direction profonde de cette blessure et son siège à droite indiquent: ou bien que l’instrument était tenu de la main gauche, ou bien que le meurtrier était placé derrière la tête de la victime.
3° Dépeçage. - Le dépecçage paraît avoir été fait au moment de la mort ou immédiatement après. Il peut être et il est probablement l’œuvre d’une seule personne; il suppose des mains assez fortes ét habiles. Étant donné qu’habituellement le tronc n’est pas dépecé et que les dépeceurs se contentent ordinairement de la décapitation et de Ja désarticulation des quatre membres, étant donné qu'ici le tronc a été divisé en deux moitiés latérales, avec section médiane et longitudinale du sternum en avant el section des côtes près de la colonne vertébrale en arrière, et que des nœuds ont été pratiqués sur l’intestin, tous procédés ordinairement employés dans les abattoirs ou les boucheries, le dépeçage ici décrit paraît révéler chez son auteur une certaine expérience ou connaissance des habitudes professionnelles des bouchers ou garçons d’abattoir.
Au tronc, la section supérieure a été pratiquée de gauche à droite, la section antérieure et la section postérieure de bas en haut. Au bassin et à la cuisse, la section a dû commencer par le pubis, se continuer par la vulve, le périnée et l’anus, remonter en dehors vers la région fessière et se diriger ensuite vers le pli inguinal; puis l’instrument tranchant a été plongé profondément à la recherche de l'articulation coxo-fémorale. A ce moment, ayant buté contre l’os, il a repris au-dessus; l'opération s’est continuée par la désarticulation sacro-iliaque droite et s’est terminée par la section, à la scie, de la colonne lom-
baire et de la crête iliaque gauche. Enfin, le dépeceur a désarticulé le genou. Ces différentes sections ont dû être faites à l’aide d’un couteau solide et assez long et d'une scie fine et flexible.
En scalpant le cuir chevelu, le meurtrier avait probablement pour but de défigurer sa victime, imitant dans une certaine mesure cet autre dépeceur qui avait rasé la tête avant de la jeter à la Seine (Billoir):
4° Époque probable de la mort, du dépeçage et de l’immersion. — Étant donné que, d’une façon générale, la putréfaction des fragments d’un corps dépecé marche assez vite, l’état de conservation parfaite dans lequel ont été trouvés les fragments ci-dessus étudiés, tout en tenant compte des facteurs qui ont pu en retarder la décomposition : température extérieure froide, eau, hémorragie, etc., indique que la mort était récente, que le séjour dans l’eau a été de courte durée; en somme, que la mort, le dépeçage et l’immersion n’ont dû précéder que de trois ou quatre jours la découverte du premier tronçon. ;
5° Résidus paraissant contenir du sang, prélevés sur les bords du Rhône. — Les résidus de neige colorée prélevés sur les bords du Rhône contenaient :
L'un une matière colorante rouge qui n’était pas du sang, et l’autre une matière colorante constituée par du sang.
Il n’a pas été possible de rechercher si c'était bien du sang humain.
6° Le sac contenant les débris découverts en dernier lieu, le linge trouvé avec les viscères et tous autres objets qui pourraient être soumis à mon examen feront, en cas de constata io ns utiles, l’objet d’une note complémentaire.
Signé : D' Jean Boyer.
1°" octobre 1901.
AFFAIRE RICHETTO
La Veuve Delorme.
Le 7 janvier 1900 furent apportés au laboratoire, provenant de la boutasse Noack, les restes d’une femme constitués par un crâne avec cheveux, un bassin, une portion de la colonne vertébrale et des débris de côtes.
1° Ce crâne est celui d’une femme âgée de soixante à soixante-dix ans environ ; il manque ie maxillaire inférieur. Les cheveux sont gris : il y a une fausse natte constituant un chignon très fortement imprégné de poussières charbonneuses.
2 Le bassin est complet. Il y a les têtes des deux fémurs bien sectionnés à la scie. La transformation des muscles et tissus en adipocire montre un séjour dans l’eau que, à première vue, nous apprécions devoir être dix-huit mois environ.
Nous n’avons pas, comme l'avaient supposé les personnes qui avaient les premières examiné ces débris, trouvé de la chaux sur le bassin ou les différents os. La masse blanchâtre qui remplit la cavité du bassin est adhérente aux os et constituée par la transformation en adipocire des muséles et graisses de l’organisme.
En effet, si l’on met dans une capsule de porcelaine une partie de cette substance et qu’on porte le tout à la chaleur d’un bec Bunsen, on voit l’adipocire fondre lentement comme le font les graisses; de plus, au toucher, on a une sensation savonneuse caractéristique.
Les fragments osseux ont été trouvés, le 26 janvier, chemin des Graviers, dans le fourré d’une haie épaisse. Ce sont des fragments d’os longs.
41° Deux condyles du fémur gauche avec la rotule, le tibia et
le péroné.
2 Une portion inférieure de l’humérus droit avec les deux os de Pavant-bras.
3° Le cubitus (partie supérieure) et le radius gauche.
Les 27 et 28 janvier on nous apporte des ossements trouvés dans le même buisson et qui constituent plusieurs paquets.
I. — Dans l’un il y a des lambeaux de peau transformés en adipocire. Des deux fémurs, l’un, le droit, est presque décharné. A l’autre est attachée une grande quantité de tissu musculaire desséché.
Les condyles du fémur droit. — La rotule droite.
Des fragments d’humérus droit et gauche.
I. — Dans un autre paquet, il y a la partie inférieure des os de l’un des avant-bras — l'extrémité inférieure de l’humérus gauche — une main droite — quatre doigts — le grand os — l'os crochu — des métacarpiens — l’atlas — une molaire — la mandibule. è
III. — Dans ce paquet est un morceau de cuir bizarrement découpé — plus quatre doigts de la main gauche moins momifiés — plus humides. |
IV. — Dans ce paquet sont les pieds droit et gauche desséchés.
V. — Ce cinquième paquet porte l’inscription « terre paraissant avoir été apportée avec un des pieds » on l’a trouvée tout à côté.
Le fragment du fémur est constitué par un débris osseux de ë centimètres environ de hauteur. Au condyle externe est adhérent un long lambeau de peau chagrinée et verruqueuse en dedans, ressemblant un peu à la transformation en adipocire. La section du fémur a été faite. à la partie antérieure, à28 millimètres de la poulie articulaire. La section a été pratiquée de dehors en dedans ; il y a un éperon de substance qui indique que Pos a été cassé en cet endroit. La surface de section est une sorte de triangle dont le petit côté est en dehors. La moelle est à larges vacuoles : la portion osseuse est raréfiée et a à peine 2 millimetres.
Le tibia gauche a une longueur de 23 centimètres, Il y adhère
des portions tendineuses, ainsi que le tendon rotulien auquel la rotule est encore attachée et les tendons de la patte d'oie (couturier, demi-tendineux, droit interne). Rien de particulier au plateau tibial.
A la partie inférieure, section d’avant en arrière. Saillie de brisement en arrière, existant aussi sur le péroné.
La paroi osseuse à 5 millimètres environ, Un essai de scie a été fait sur la crête du tibia.
La rotule mesure 48 millimètres sur 35 millimètres.
Le péroné, d’une longueur de 21 centimètres, présente un lambeau musculaire qui paraît transformé en adipocire. Rien de spécial à la tête de cet os. La section a été faite d'avant en arrière. À noter une incision irrégulière à la face postérieure de l'os.
Au cubitus droit, tient encore un fragment de l’humérus. Il y a des muscles en adipocire et de la peau au côté interne du cubitus. Les deux os de l’avant-bras ont été sectionnés à 15 centimètres du coude et d’arrière en avant, La cassure de section est antérieure. De nombreux essais à la scie ont été faits sur le radius. On en compte quatre ou cinq.
Le fragment huméral est irrégulier, il a une hauteur de 34 millimètres, il est scié de dedans en dehors.
- De nombreux traits de scie se trouvent au côté externe; il en est un presque complet.
Sur une des faces du radius se trouvent des algues vertes qui montrent, avec la transformation en adipocire, le séjour prolongé dans l’eau.
Une portion de l’humérus droit trouvée dans un autre paquet se superpose exactement par sa face inférieure à la section décrite au-dessus de la trochlée hamérale. Section faite de dedans en dehors, fortement en biseau. La partie externe a été cassée, laissant une écaille, un long fragment osseux de 3 centimètres, qui a été arraché à la portion inférieure de l'os. Ce fragment a une longueur de 20 centimètres. Nous n'avons pas trouvé la tête humérale.
Cet os est complètement décharné. Il reste cependant, à la
partie antérieure, et en haut, quelques fragments musculaires transformés en adipocire.
Pour compléter le bras droit, nous avons trouvé le fragment inférieur du radius, dont la section s'adapte exactement à la section supérieure de l’autre portion. Ge fragment à 5 centimètres de longueur. A sa partie interne, tiennent encore des muscles en adipocire.
La main droite est représentée par les quatre doigts réunis par des tissus desséchés. Les tendons sont transformés en filaments ressemblant à du chanvre.
Les os du carpe et du métacarpe sont isolés et décharnés. Le pouce est absent.
Bras gauche. — L'humérus gauche est sectionné d’une façon très nette à sa partie supérieure. On n'a pas trouvé de tête humérale (?) Longueur — 25 centimètres.
A la partie inférieure, la section porte au-dessus de la trochlée : oblique de dehors en dedans, la section a été faite de dedans en dehors et les deux fragments s'adaptent.
Cet os est complètement dénudé. De la terre adhère sur ses différentes faces. Sur la partie interne de la trochlée humérale et à la partie postérieure, se trouve adhérent un lambeau de peau desséchée et momifiée dans la partie inférieure et au contraire imprégnée d'humidité supérieurement.
Les fragments inférieurs du radius et du cubitus gauche présentent des irrégularités et des cassures s’adaptant comme précédemment.
Fragment du cubitus : 0,085.
Fragment du radius: 0,053.
Ces deux fragments sont réunis par des tissus légèrement humides à l’heure actuelle, mais semblant avoir subi une forte dessiccation. En les écartant, on voit des traces de transformation en adipocire. |
De même, sur la face antérieure et externe du fragment radial, se trouve une tache blanche montrant une transformation en adipocire,
Main gauche. — Nous ne retrouvons que quelques os du carpe, isolés et décharnés.
Ces quatre métacarpiens sont encore réunis par des ligaments à leur extrémité inférieure.
Le pouce a disparu. Les quatre doigts tiennent à leurs métacarpiens.
Les tissus sont conservés à leur niveau.
Ils ont un aspect noirâtre et les tendons sont transformés en filaments ressemblant à du chanvre.
À l’extrémité des doigts, cette momification est très intense. À la paume, ies tissus sont un peu plus ramollis, comme si après leur dessiccation ils avaient été en contact avec quelque chose d’humide.
Fémur gauche. — X\ se présente avec l'apparence d’un jam- bonneau.
Longueur — 28 centimètres.
La partie inférieure de l’os est complètement dénudée, Les deux tiers supérieurs sont occupés par une collerette de tissu complètement desséché constituée par la peau et les muscles.
A la partie postérieure, au niveau des parties desséchées, se voient une série de moisissures blanc verdâtre. A la partie antérieure, représentée par les muscles et de la peau, nous retrouvons, vaguement dessinée, une section très oblique et très nette sur ses bords, provenant du dépecage, À ce niveau, les moisissures sont beaucoup moins abondantes et par endroits sont des taches vertes comme du vert de gris.
La section osseuse supérieure est très nette sauf à la partie postéro-interne où se trouve un dentelé qui s'applique exactement sur les dentelures relevées sur la même face au niveau de la section du col du fémur (partie attenante au bassin trouvé dans la boutasse).
La section inférieure est très nette aussi, sauf au niveau de la partie postérieure correspondant à là ligne âpre du fémur où se trouve une encoche de 9 millimètres qui est comblée en partie par une saillie correspondante, située sur l’extrémité
inférieure du fémur encore rattaché par des ligaments au tibia. A 6 millimètres au-dessus de cette section inférieure, sur la face antérieure du fémur, se trouve un essai de scie de 2 centimètres de long et qui peut donner une idée de la voie de la scie avec laquelle a été pratiqué le dépeçage.
Il y a donc adaptation parfaite et complète continuité entre ces trois fragments qui composent la cuisse gauche et retrouvés en des lieux différents.
Pied gauche. — Au pied gauche tiennent encore les fragments inférieurs du tibia et du péroné. Le fragment du tibia a une longueur de 9 centimètres. Celui du péroné a 410 centimètres. La section du tibia est faiblement oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Les irrégularités qu'on relève à la partie externe montrent une section de dedans en dehors. La section du péroné, sur un plan inférieur de 2 centimètres à celle du tibia, est très irrégulière, orientée de la même façon que celle du tibia et présente une cassure sur toute la face externe. Ces surfaces de section ne s’adaptent pas à celles décrites à propos des portions supérieures du libia et du péroné. Cependant l’aspect des surfaces osseuses et les dimensions des fragments permettent d'établir que ces fragments font partie du même membre. La séparation a dû être faite par plusieurs traits de scie qui ontséparé une portion cunéiforme osseuse dont Pabsence nous ‘empêche de rapprocher exactement ces divers fragments.
L'épaisseur des parois osseuses et la petitesse du canal médullaire du péroné sont identiques sur les deux fragments.
Le pied à son squelette complet. Les différents os qui le constituent sont maintenus dans leurs dispositions anatomiques par des tissus desséchés.
La face antéro-externe du pied est complètement dénudée, laisse voir le squelette. Les différentes parties viennent faire saillie en cet endroit.
La portion interne, au contraire, est recouverte de téguments d'aspect noirâtre parfaitement desséchés, ridés, fortement
os
rétractés, si bien que le pied a la position varus équin. Les orteils sont intacts, fortement desséchés.
Au niveau du tibia, sur la partie antérieure de ce fragment d’os attenant au pied, se trouve une longue traînée blanchâtre.
Même remarque au niveau de la partie externe de l’os, de l’interstice tibio-péronéen.
En différents points de ce pied sont des moisissures et des larves d'insectes qui seront examinées.
Fémur droit. — Longueur : 29 centimètres (mesuré sur la face antérieure).
Il se raccorde très bien avec le col et la tête du même os trouvés avec le bassin dans la boutasse Noack.
Sur sa ligne âpre, quelques insertions musculaires faciles à détacher et transformées en adipocire.
La section a été nettement faite en haut et en bas. En haut, près du grand trochanter, un trait de scie qui correspond d’ailleurs à ceux que nous voyons sur le fragment du col. :
La section a été faite de dehors en dedans. Ilen est de même pour le fragment inférieur qui a été scié de dehors en dedans. Nous trouvons en effet une petite perte de substance en dedans qui correspond à une élévation de la section du condyle interne.
Cescondyles ne présentent rien de particulier. Du côté externe est attaché un lambeau de peau long de 21 centimètres.
Tibia droit. — Partie supérieure, longueur 23 centimètres. En dedans sont insérés les muscles de la patte d’oie. En bas section netle ; on note sur la crête un essai long de 5 millimètres,
La saillie d'éclat est située en dedans. La section s’est faite de dehors en dedans.
Péroné droit. — Longueur 20 cent. 5, La saillie d'éclat, en bas, a une longueur de 1 centimètre,
Pied droit. — L'adaptation est parfaite avec le pied droit, constitué à la fois par le fragment du tibia (10 centimètres) et du péroné (12 centimètres). Le pied est déjeté en dedans; il repose sur son bord externe.
Tout le côté externe est dénudé de peau. Il y a des brides articulaires avec des points blanchâtres comme des larves d'insectes. Les muscles que l’on voit en haut sont noirâtres, desséchés, sans odeur. À la plante, la”peau est comme momifiée, jaunâtre, verdâtre. Les premier, deuxième, troisième, quatrième doigts (le cinquième manque) sont noirâtres, en griffe, comme résultat du voisinage d’une source de calorique. Sur la face dorsale, la peau est encore sèche, parcheminée : elle a éclaté en deux endroits : il semble même qu’en un point, la perforation soit due à des insectes.
Le cinquième métatarsien est tout entier à nu: il manque les os des phalanges.
A la tête du troisième métatarsien, il y a encore des éclatetements de cette peau parcheminée. Au niveau du calcanéum la peau est noirâtre et sèche. La portion décrite résulte de la dessiccation, d’une momification brusque et n’est pas le reste d’un état pathologique.
Le pied a bien l’allure d’un pied féminin.
Appelé par M. le professeur Lacassagne à examiner les deux pieds momifiés trouvés dans une haie sur le chemin de Francheville le 27 janvier 1900, j'ai recueïlli avec grand soin entre les os du carpe et du métacarpe tous les corps étrangers et toutes les parcelles paraissant avoir un intérêt quelconque. |
La cueillette a été particulièrement abondante sur le pied gauche d’où j’ai pu retirer :
1° Une dizaine de petits corps noirs de 3 à 4 millimètres de longueur, obtus à une extrémité, tres effilés à l’autre, de forme cylindro-conique ;
2° Deux coques chitineuses entières de nymphes appartenant