‹ Du désir aux destinéesChapitre 5 sur 91 · L'ADIEU · texte numérisé non relu

L'ADIEU

0 Nature, éternel adieu — de l'Avenir

Au Moment, de l'Atome à l'Atome — et tout s'aime ;

Vivre dans le baiser virginal et suprême

De l'heure mourante à l'heure morte — et mourir...

O veuvages sans fin, tout se pleure soi-même A l'innombrable deuil sans jamais s'aguerrir ; — Malédiction d'être et de se souvenir ! — La saison jaunira, l'eau fuit, l'abeille essaime...

Et l'astre chaque soir de plus de douleur lourd

Qui, sous le poids de Dieu croulant au goufifre sourd,

Précipite au néant nos haines et nos gloires,

Emporte des tombeaux où l'amante à l'amant

Dit: « Tiens-moi... Je me sens m'enfuir... et longuement,

Par les trous de ses yeux pleure des larmes noires.

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