L'ADIEU
0 Nature, éternel adieu — de l'Avenir
Au Moment, de l'Atome à l'Atome — et tout s'aime ;
Vivre dans le baiser virginal et suprême
De l'heure mourante à l'heure morte — et mourir...
O veuvages sans fin, tout se pleure soi-même A l'innombrable deuil sans jamais s'aguerrir ; — Malédiction d'être et de se souvenir ! — La saison jaunira, l'eau fuit, l'abeille essaime...
Et l'astre chaque soir de plus de douleur lourd
Qui, sous le poids de Dieu croulant au goufifre sourd,
Précipite au néant nos haines et nos gloires,
Emporte des tombeaux où l'amante à l'amant
Dit: « Tiens-moi... Je me sens m'enfuir... et longuement,
Par les trous de ses yeux pleure des larmes noires.