‹ Du désir aux destinéesChapitre 76 sur 91 · COLLEGE · texte numérisé non relu

COLLEGE

Les poètes sont morts des beaux temps romantiques, Je pleure un autre mort, aussi, qui les aimait, On lui donnait mon nom — ce que l'enfant promet Le diable tient — alors nous n'étions pas sceptiques.

Splendeur du premier songe! O lierres, murs antiques !

Ah ! qui dira jamais jusqu'à quel bleu sommet

Ma jeune fantaisie en rêves sublimait

Les frissons inconnus de mes éveils mystiques.

En ces jours si lointains, pardonnes quoique tristes, Où nous trompions d'amour l'affre des aoristes !

Ah ! ne me parlez plus d'aveux, ou de destin,

Qui fiance les cœurs, de serments et de lièvres : Mon seul amour est mort en province un matin, A l'âge où j'ignorais qu'on se baisait aux lèvres.

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