‹ Du développement des idées révolutionnaires en RussieChapitre 24 sur 24 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

activité dévorante ; qui occupent toutes les imaginations et se précipitent à corps perdu dans le courant de Taorte historique.

Il y a, dans l'apparition de certains peuples quelque chose qui arrête le penseur, le fait méditer, le rend inquiet comme s'il sentait une nouvelle mine souterraine, une nouvelle force, une fermentation sourde qui cherche à soulever la croûte, à déborder ; comme s'il entendait dans un lointain inconnu, des pas de géants qui se rapprochent de plus en plus.

Tel est le rôle de la Russie depuis Pierre I".

Il y a moins d'un siècle, la France contestait encore le titre d'empereur aux tzars , et maintenant il ne s'agit plus du titre mais bien du fait de la domination Russe qui s'étend jusqu'au Rhin(*) qui descend jusqu'au Bosphore, et qui recule d'un autre côté jusqu'à l'Océan Pacifique.

Quel est le sens de ces prétentions arrogantes — de ces concessions pitoyables ?

Sont-ce des Huns , qui accourent pour en finir avec Rome et se perdre ensuite parmi les cadavres ? — Ou des Osmanlis qui veulent essayer encore une fois, si la chrétienté occidentale est mure pour la tombe ?

Est-ce enfin une catastrophe , un cataclisme , une

(*) L'AUema^e n'existe que de nom. Ce sont des proyinces Bakiques, aux<iuelles on a laissé quelques droits illusoii*eSj par exemple celui d'être non seulement sujets de Nicolas, mais en même temps sujets de leui's petits princes. Ces jours derniers, les journaux annonçaient ^arrivée ''de la grande duchesse Olga — avec son mari le prince royal de Wurtemberg." Personne ne s'étonna de ▼oir cette phrase anti-salique.

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