XX INTRODUCTION
tiens. Quelles sont ces aspirations? Nous le verrons dans la suite. Je me borne à dire qu'elles ne sont pas formulées comme théories, mais qu'elles existent dans la vie populaire , dans ses chants et ses légendes, qu'elles préexistent dans le HABiTUS — de toutes les races slaves. C'est un instinct, un entraînement naturel, constant, fort, mais confîis, mêlé à des élucubrations nationales et reUgieuses plutôt qu'une conception raisonnnée, arrêtée.
L'histoire des Slaves est pauvre.
A l'exception de la Pologne, les Slaves appartiennent plus à la géographie qu'à l'histoire.
Il y a un peuple Slave qui n'a vraiment existé que durant une lutte — la guerre des Taborites.
Il y en a un autre qui n'a fait que tracer ses limites, que poser des jalons, que préparer sa place et reher par une une unité forcée, provisoire la sixième partie du globe terrestre qu'il a fièrement prise pour son arène
Ces peuples si peu remarqués dans leur
passé, si peu connus dans leur présent , n'ont-ils pas quelques droits sur l'avenir ?
Nous sommes loin de penser que l'avenir appartienne à toutes les races qui n'ont rien fait, et qui n'ont que beaucoup souflert.
Mais il peut bien appartenir à celles d'entre elles, qui sans titre, et sans y être invitées, prennent hardiment leur place dans le grand concile des nations actives ; qui forcent l'entrée de l'histoire, qui se mêlent de toutes les affaires, poussées par une
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