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« composantes, dont l’une constitue la fonction princi- « pale, tandis que les autres forment les fonctions secon- « daires ou subordonnées ;
« 3° La dégénérescence de la fonction principale et le « développement d’une fonction secondaire modifient « l’ensemble des fonctions; à
« 4° La fonction secondaire devient rapidement fonc- « tion principale;
« 5° La fonction générale se modifie tout entière, et « le résultat du processus sera la transformation de l’or- « gane. »
Dans ce travail, où Dour accumule les arguments tendant à prouver que les Vertébrés descendent d’ancêtres Annelés, il admet que tous les segments de ces ancêtres étaient munis de branchies ayant des rayons et des arcs cartilagineux logés dans la paroi abdominale. Il est permis de supposer, dit-il, que, vu la structure presque cylindrique du corps de l’Annelé, les points les plus favorables pour la direction aussi bien que pour la propulsion de l’animal étaient deux segments à distance égale du milieu du corps de ses extrémités.
Par suite d’un exercice plus actif, les museles des branchies répondant à ces segments se développèrent, et provoquèrent, à leur tour, lapparition d’un squelette plus résistant. La division en feuillets branchiaux disparut peu à peu, l’épiderme de l’enveloppe cutanée des branchies, devenant plus solide, s’étendit insensiblement entre les filaments cartilagineux persistants des ramifications branchiales. Enfin, la branchie fendillée se transforma graguellement en une large plaque, la nageoire, l'organe parfait de la natation.
Des branchies primitives persistèrent seulement les
branchies définitives localisées à la région. antérieure du Poirier. 3
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corps, en avant des nageoires ‘thoraciques, et les deux paires de membres (thoraciques et abdominaux). Quant aux arcs des branchies disparues, ils sont, dit-il, devenus des points d'appui pour le système musculaire du tronc, et ils forment aujourd’hui les côtes.
Membre pénien.
Pour Dourn, le Pénis et son homologue femelle, le Clitoris, représenteraient ‘une paire de : branchies d’un ancêtre Annelé. Chez ïe Requin (Carcharias), dit-il, une partie des nageoires abdominales s’est: 1ransformée en une sorte de pénis, et la nageoire elle-même, que l’on s’en souvienne, n’est qu’une branchie.
* Dans un mémoire publié en 1886, ALBRECHT compare l'organe copulateur, non point à une branchie, mais à deux membres ayant une valeur morphologique égale à celle des membres thoraciques ét abdominaux. GEGENBAUR, et, avec lui, à peu près tous les anatomistes, admettent que le fémur des Vertébrés: supérieurs aux Poissons (Batraciens et Ammiotes) représente le métaptérygium de la nageoire abdominale, comme l’humérus représente celui de la nageoire thoracique. Tous sont d’accord pour reconnaître que le basiptérygium de la nageoïre abdominale ne se divisant jamais en proptérygium, mésoptérygium et métaptérygium, ce dernier représente le basiptérygium primitif tout entier.
Mais AzsrecurT n’est point de cet avis. Pour lui le basiptérygium de la nageoire abdominale se divise, aussi bien que celui de la nageoire thoracique, en proptérygium, mésoptérygium et métaptérygium. De ces trois divisions, la première (proptérygium) disparaît au membre abdominal, comme elle disparaît au membre thoracique. La
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deuxième (mésoptérygium) donne le fémur des Poissons, fémur qui se transmettra aux Batraciens et aux Amniotes, et qu'il appelle Orthofémur (fémur véritable). Quant au métaptérygium, il disparaît habituellement; maïs il peut persister, ainsi que cela arrive chez la Raïie, par exem= ple, et, dans ce cas, il va constituer la moitié du pénis. Aussi le désigne-t-il sous le nom d’Hémi-péni-fémur (c’est-à-dire fémur formant la moitié du pénis), par opposition à l’orthofémur dérivé du mésoptérygium.
L’hémipénis de la Raie correspond au conduit pénien des Lézards et des Serpents(Reptiles), tandis que sa moitié postérieure répond à la moitié du pénis des Cécilies et des Urodèles (Batraciens), des Crocodiles et des Tortues (Reptiles), des Oiseaux et des Mammifères, y compris l'Homme. Le pénis de l'Homme représente done la moitié seulement du pénis de la Raïe et des autres Sélaciens. Il est né de la soudure de la moitié postérieure des hémipénis des Sélaciens.
Le pénis n’est qu’un clitoris mâle hypertrophié. Le clitoris n’est qu’un pénis femelle peu développé. Le clitoris, pas plus que le pénis, n’est un viscère. L’un et l’autre résultent dé la soudure de deux membres abdominaux sur la ligne médiane.
Chaque hémipénis des Sélaciens a son hémipéni-squelette. L’os, le cartilage, qu'on trouve dans le pénis ou le clitoris de certains Mammifères (du Chien, par exemple), sont un reste, un souvenir de ces hémipénisquelettes. On sait que parfbis le gland de l'Homme possède un osselet ou un cartilage. La présence de cette pièce, plus fréquente chez les Nègres que chez les Blancs, s'explique par l’atayisme.
Lorsque le gland de l'Homme reste fendu, il représente les deux hémi-glands des Marsupiaux. Si le pénis se
np fendu tout entier, il rappelle les deux hémipénis des Sélaciens. | La peau du ventre va se continuer sur une partie du pénis, à laquelle on donne d’ordinaire le nom de face dorsale. Comme la peau du dos se continue précisément sur la face opposée du pénis, c’est-à-dire célle où se trouve le repli (raphé), ALBREcHT propose de réserver à cette dernière le nom de face dorsale, et à l’autre celui de face ventrale. Or, chez presque tous les Vertébrés, le ventre regarde en bas et non pas en avant, le dos en haut et non pas en arrière; d’après ALBrEcuT, on devrait dire qu’il y a hypospadias, lorsque le canal de l’urèthre s'ouvre sur la face ventrale (ex-dorsale) du pénis, et épispadias, lorsque l'ouverture de ce canal se fait sur la face dorsale de cet organe (c’est-à-dire sur la face qui est le siège du ra-
phé).
nn.