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centre : l’ossification procède donc du centre à la périphérie, à l’encontre de ce qui se passe pour les points d’ossification primitifs des diaphyses des os longs. Aucun cartilage du carpe n’a jamais plus d’un point d’ossification. L’ossification commence par les cartilages du bord cubital, c’està-dire par les pièces squelettiques formant la charpente la plus solide de la main (RETTERER).

Ossification des quatre derniers métacarpiens des phalanges et des phalangines.

Chez l’enfant à la naissance, aucune extrémité des métacarpiens n’est encore vasculaire, quoique les pièces carpiennes soient sillonnées de vaisseaux. À dix-huit mois, les deux extrémités des métacarpiens sont vascularisées; il en est de même de l’extrémité proximale des premières phalanges, tandis que les parties cartilagineuses placées au-dessous ne le sont que vers deux ou trois ans (RETTE- RER).

Les métacarpiens et les phalanges se développent par un point d’ossification primitif dans un cartilage vasculaire. Les segments cartilagineux des métacarpiens et des deux premières phalanges commencent à s’ossifier en un point central, situé à égale distance des deux extrémités. Comme il est probable que la première anse vasculaire formera plus tard l'artère nourricière, le tronc nourricier est, au début, également distant des deux extrémités. L’artère se montre pénétrant dans une direction nettement perpendiculaire au métacarpien. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de cette période initiale, l’ossification s’étend plus rapidement dans un sens que dans l’autre, ou bien l’allongement d’une des extrémités cartilagineuse est plus énergique que celui de l’autre extrémité. Peut-être les deux

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phénomènes se produisent-ils simultanément? C’est surtout l’extrémité pourvue plus tard d’un point complémentaire qui s'accroît davantage en longueur (RETTERER).

La partie ossifiée du corps se termine, pour les métacarpiens, par une surface plane à l'extrémité distale, et par une surface convexe du côté de l'extrémité proximale; le canal nourricier se dirige vers cette dernière extrémité qui se développe aux dépens de ladiaphyse. Sur les deux premières phalanges, la diaphyse a une surface plane pour l'extrémité proximale, et une surface convexe pour l’extrémité distale ; le canal nourricier se dirige vers . cette dernière extrémité qui se développe aux dépens de la diaphyse (RETTERER).

Dès 1834, BérarD, qui connaissait les rapports existant entre la direction du canal nourricier et l’ossification des métacarpicns et des phalanges, disait :

«4° Dans un os long qui s’ossifie par deux points d’ossification, un pour le corps conjointement avec une des extrémités, un pour l’autre extrémité, c’est l’extrémité vers laquelle se dirige le conduit nourricier qui s’ossifie conjointement avec le corps; 2° la rapidité de la marche de l’ossification à partir du centre d’un os long vers les extrémités, plus prononcée dans u à sens que dans l’autre, est le résultat de la vitesse plus considérable du cours du sang dans la branche directe de l'artère nourricière que dans la branche réfléchie. »

Ossification de la phalangette des doigts et des orteils.

Chez l'Homme, le Singe et les Mammifères domestiques, la phalangette osseuse, résulte de la fusion de deux portions : A. l’une provient de l’ossification en-

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chondrale de la phalange cartilagineuse; B. l’autre, de la production de substance préosseusse à l'extrémité du segment terminal. La calotte de substance préosseuse se produit avant l’ossification enchondrale de la phalangine et de la phalangette, tandis que l'apparition des phalanges cartilagineuses suit une marche inverse, la phalangine se développant avant la phalangette (RETTERER). L’ossification du pied ressemble à celle de la main.

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Sommaire. — FORMULES GÉNÉRALES DE L'OSSIFICATION, d’après KGLLIKER. — Points D'ossiricaTION. — Tableau synoptique des POINTS D'OSSIFI- CATION des os des membres. — Os ayant UN SEUL POINT d'ossification. — Os ayant DEUX POINTS d'ossification. — Os ayant TROIS POINTS d’ossification. — Os ayant QUATRE POINTS d’ossification. — Os ayant cINQ POINTS d'ossification. — Os ayant HUIT Ponts d’ossification. — Os ayant NEUF POINTS d’ossification. — Os ayant DOUZE POINTS d’ossification. — Époques où apparaissent les POINTS D'OSSIFICATION PRIMITIFS. — Époques où apparaissent les POINTS D'OSSIFICATION COMPLEMENTAIRES.— Époques où ont lieu les SOUDURES des POINTS COMPLÉMENTAIRES entre eux ou avec les points primitifs, et celles des POINTS PRIMITIFS enire eux. — Le PREMIER MÉTACARPIEN est-il une PHALANGE? — Ossification des os du Bras et de l'AVANT-BRAS, de la cuisse et de la JAMBE.

Formules générales de l’ossification d’après Kolliker.

Cet auteur a résumé les phénomènes essentiels de l'ossification en un certain nombre de formules générales, qu’il nous a paru très important de reproduire d’une façon intégrale :

4° Dans les os longs les plus étendus, avec épiphyse aux deux extrémités, toujours l’un des pointsépiphysaires précède l’autre dans son apparition et se réunit aussi plus tard à la diaphyse. Celle-ci continue plus longtemps à croître en longueur du côté qui répond à cette même extrémité.

20 Dans les os longs de taille moindre, pourvus d’une seule épiphyse, c’est du côté de celle-ci que la diaphyse croît le plus fortement en longueur.

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30 Toutes les épiphyses croissent plus fortement du côté de l'articulation que du côté de la diaphyse.

4e Toutes les apophyses et tous les bords revêtus de car-

tilage ont une croissance active (crête iliaque, base du scapulum).

Bo Les os courts croissent d’une manière assez uniforme par toutes leurs faces revêtues de cartilage.

6° Pour tous les os des extrémités, les dépôts périostiques, les résorptions internes et externes jouent aussi un grand rôle, et ces os n’arrivent à leur forme définitive que par l’action réglée et simultanée de ces phénomènes et de l’accroïissement du cartilage.

Points d’ossification.

Les points d’ossification se divisent, d’après l’époque de leur apparition, en primitifs et complémentaires. Après avoir donné, en un tableau synoptique, le nombre des points d’ossification que présente chaque pièce du squelette des membres, nous étudierons rapidement la situation des points primitifs et complémentaires, ainsi que les parties qui en dérivent. Deux tableaux distincts feront connaître les époques où apparaissent les points primitifs et les points complémentaires. Un quatrième tableau indiquera les époques où ont lieu les soudures des points complémentaires, soit entre eux, soit avec les points primitifs, et aussi celles des points primitifs entre eux.

Enfin, après nous être occupé de la signification morphologique du premier métacarpien, nous terminerons par quelques remarques sur la situation et l’époque de l'apparition des premiers points complémentaires du bras et de l’avant-bras, de la cuisse et de la jambe.

Pour la confection de nos tableaux, nous avons utilisé

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les résultats des recherches de M. le professeur Sappey, résultats que les recherches les plus récentes (Rerrerer),

n'ont fait que confirmer.

Tableau synoptique des points d'ossification des os des membres.

Os ayant un seul point d'ossification :

Os ayent deux points d'ossification :

Os ayant trois points d’'ossification :

Os ayant quatre points d’ossitication :

Os ayant cinq points d'ossification :

Os ayant huit points d’ossification :

Os ayant neuf points d'ossification :

Os ayant douze points d’ossification :

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