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membre. En mème temps survient la différenciation, dont la rapidité décroît à mesure qu’on s'éloigne de l'extrémité proximale.
FiG. 17 (d’après une préparation de M. HENNEGUT).
Elle représente le membre thoracique droit d’un embryon humain ayant 12 mill, 1/2 de long. Ce membre était long de 2 mill. 1/2.
Le segment supérieur représente l'Aumérus. | Des deux segments moyens, celui qui est à gauche est le radius ; celui de droite le cubitus.
Plus bas sont deux petites pièces correspondant à la deuxième rangée, c'està-dire à la rangée distaie du carpe. Les connexions de ces pièces avec les métacarpiens permettent de les dénommer. Celle qui est à gauche est le carpien 3 (grand os) et l'antre le carpien 4 (os crochu).
Les métacarpiens sont au nombre de quatre seulement. Le premier, celui du pouce, n’a pas encore paru, ce qui est d'accerd avec les observations de RETTERER. Cet auteur a, en effet, remarqué que le 19 métacarpien se différenciait à l'état de cartilage à la même époque que les phalanges proprement dites. Or, à la suite des quatre métacarpiens apparus aucune phalange n'est encorc dessinée.
. Notons encore que le Re métacarpien est apparu hors rang, c'est-àdire en dehors du carpien (os crochu). Ce n’est que plus tard qu'il se met en rapport avec la face distale de ce carpien.
Une dernière remarque à faire, c'est que les carpiens 1 (trapèze) et 2 (traézoïde,, le central (tête du scaphoïde) et ceux de la rangée proximale : radial base du scaphoïde), intermédiaire (semi-lunaire), eubital (pyramidal), ne sont
pas encore indiqués).
LS
Le mode de formation des cartilages est surtout facile à constater pour les rayons digitaux. Sur un embryon humain du deuxième mois, étudié par Kôzuxer, les métacarpiens formaient des cartilages distincts, mais ils n’étaient délimités à aucune de leurs extrémités. Un tissu foncé interposé les reliait, au contraire, aux cartilages du carpe, d’une part, et, de l’autre, àceux des premières phalanges, les seules formées à cette époque. Le tissu intermédiaire était même rattaché à ces cartilages par une enveloppe formant une sorte de périchondre. A l’extrémité des phalanges, encore très courtes, ce tissu de revêtement constituait comme un petit appendice, et cette couche terminale du squelette des différents doigts était entourée partout d’un blastème indifférent, uniforme, sans caractère particulier pour les différents doigts.
Dans un embryon de lapin de dix-huit jours, le même auteur a vu que les troisièmes et quatrième doigts avaient chacun deux phalanges cartilagineuses, tandis que les deuxième et cinquième doigts, au contraire, n’avaient qu’une seule phalange, la première. Tous les orteils étaient terminés par une traînée de blastème non différencié de longueur variable, tantôt occupant seulement la place d’une articulation, tantôt répondant en outre à une portion de phalange plus ou moins différenciée, et non encore arrivée à l’état de cartilage.
Comment s'accroît le squelette du membre ? Ou bien à la zone terminale d’une rangée de phalanges, par exemple, vient toujours s'ajouter une nouvelle assise de cellules empruntées au blastème environnant et revêtant les caractères histologiques de celles qui existent déjà, ou bien le premier rudiment, une fois constitué, s’allonge par les seules forces de la multiplication de ses cellules, ainsi que cela se produit pour l'accroissement des glandes. Que ce
soit, d’ailleurs, l’un ou l’autre mode, toujours est-il que l'apparition successive des pièces du squelette l’une après l’autre rappelle ce qui a lieu d’une façon si nette dans la formation des protovertèbres. Dans tous les cas l'hypothèse d'une zone de blastème se segmentant successivement semble celle qui répond le mieux à l’ensemble des faits, (KÔLLIKER).
Passage du squelette de l'état cartilagineux à l'état osseux.
Dans leur passage de l’état cartilagineux à l’état osseux (ossification enchondrale), les pièces du squelette se présentent sous deux états intermédiaires successifs : 10. l’état chondroïde; 20 l’état ostéoïde. Ce mode d’ossification nous est offert par toutes les pièces squelettiques des membres, sauf par l'extrémité des phalangettes qui, ne passant point par l’état cartilagineux, possède un mode d’ossification spécial bien décrit par MM. Hermann et Rogin. Ces deux auteurs ont donné le nom d’ossification par substance préosseuse à ce processus d'ossification.
Dans les cartilages non vasculaires l’ossification se fait par extension graduelle du pointchondroïde. Maïs, à partir d’unecértaine époque, les vaisseaux pénètrent dans les cartilages du squelette tætai, en suivant une marche analogue à l'apparition des segments cartilagineux, de la base du membre vers son extrémité libre. Les extrémités non pour- : vues plus tard de points complémentaires sont sillonnées de vaisseaux comme les autres. Seulement elles anastomosent de bonne heure leurs vaisseaux avec ceux de la diaphyse. Un cartilage synchondral non vasculaire sépare jusqu’au moment de la soudure la diaphyse de l’épiphyse. Quand le cartilage est vasculaire au moment de la pro-
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duction du point osseux primitif, l’ossification marche du centre vers la périphérie, comme dans les pièces du carpe, et non d’un point périphérique vers le centre, commedans les diaphyses des os longs (RETTERER).
Les modifications physiques et chimiques qui font passer les cartilages vasculaires à l’état chondroïde débutent à une certaine distance du point d’ossification. Mais, avant de passer à l’état ostéoïde, les points chondroïdes se réunissent au point central. Quand le point d’ossification primitif ne suffit pas pour produire l’ossification de tout un segment cartilagineux, il apparaît un ou plusieurs points d’ossification complémentaires qui sont partout précédés par la vascularisation du segment cartilagineux dans lequel il se produisent. C’est au niveau du point ostéoïde que la première anse capillaire pénétrera dans le cartilage. C’est donc là que débutera la production de la substance osseuse proprement dite. De la position des points chondroïdes et ostéoïdes, on peut donc conclure l’endroït précis où le premier vaisseau pénètre dans la pièce squelettique. Dans un os long qui se développe par deux points d’ossification, l’un pour le corps et l’une des extrémités, l’autre pour l’autre extrémité, c’est l’extrémité s’ossifiant par extension du point primitif qui active son ossification, alors que la plaque synchondrale marque encore nettement la limite entre la diaphyse et l’épiphyse (RETTERER).
Ossification des pièces du carpe.
Les cartilages du carpe s’ossifient ordinairement comme des épiphyses. Le cartilage commence par devenir vasculaire, et c’est à la suite de la pénétration des vaisseaux sanguins, qu’il devient chondroïde, se calcifie (état ostéoïde) et ensuite s’ossifie. Ces divers phénomènes débutent par le