‹ Du Développement Des MembresChapitre 28 sur 39 · TIBIA · texte numérisé non relu

TIBIA

RADIUS. Hé Bord etfaceantérieurs. Pleuraux. Bord interne et face Bord postérieur. Antipleural. postérieure. Pleuraux. Face externe. Céphalique. Bord antérieur. Autipleural. Bord interne et face Face interne. Céphalique. postérieure. Axiaux, Bord et face externes. Axiaux. CUBITUS PÉRONÉ.

Bord et faceantérieurs. Pleuraux. Bord externe et face Bord postérieur. Antipleural. postérieure. Pleuraux. Face interne. Caudale. Bord antérieur. Antipleural. Bord externe et face Face externe. Caudal.

postérieure, Axiaux. Bord et face internes. Axiaux. MAIN. PIED.

Face antérieure ou Face inférieure ou palmaire. Pleurale. plantaire, Pleurale, Face postérieure ou Face supérieure ou dorsale. Antipleurale . dorsale Antipleurale,

Pouce et bord corres-

Gros orteil et bord cor-

pondant à ce doigt. Cpéhaliques. respondant à cet orteil. , Céphaliques.

Auriculaire et bord Petit orteil et bord corcorrespondant à ce respondant à cet ordoigt. Caudaux. teil. Caudaux.

Ainsi qu’on peut le voir, en jetant un coup d’œil sur le tableau ci-dessus, la grosse tubérosité de l’humérus répondrait au petit trochanter fémoral, et la petite tubérosité humérale au grand trochanter du fémur. Nous avons dit que SaBaTiER admettait la plus grande partie des conclusions d’ALEXISJULIEN, mais, pour lui, le petit trochanter du fémur, au lieu d’être l’homotypique de la grosse tubérosité de l’humérus, représenterait la crête pectoro-deltoïdienne de cet os.

Avant la théorie de la rotation, qui nous paraît avoir définitivement tranché la question de l’homotypie des membres, CHarLes MarriNs (de Montpellier), avait émis une théorie que nous ne saurions passer sous silence ; car, outre qu'elle est extrêmement ingénieuse, elle a, pendant plus de vingt ans, rallié les suffrages de presque tous les anatomistes. Elle est connue sous le nom de théorie de la TORSION.

Er, :, Lime

Partant de cette idée que l’humérus serait un fémur retourné, c’est-à-dire un os, dont le corps et l'extrémité distale (antibrachiale) auraient subi un mouvement de 1809, tandis que son extrémité proximale serait restée immobile, Cnarces Marins fait subir artificiellement au corps et à l’extrémité distale de cet os un mouvement de détorsion de 180° en sens inverse de celui qu’il suppose avoir été subi par ces parties. Cette détorsion opérée, la face do flexion des deux membres regarde en arrière et la face d'extension (coude, genou) en avant. Le radius et le pouce, le tibia et le gros orteil sont internes, le cubitus . et l’auriculaire, le péroné et le cinquième orteil sont externes. Ainsi qu’on le voit, grâce à cet artifice, CHARLES Martins obtient des résultats à peu près identiques à ceux que donne la rotation, sauf toutefois pour ce qui concerne les extrémités proximales de l’humérus et du fémur.

Admettons un instant que le membre abdominal soit le membre typique et qu’il ne subisse aucun déplacement, chose qui, nous le savons, est contraire à l’embryogénie, et occupons-nous uniquement de la question de la torsion humérale. Cette torsion s’est-elle réellement produite, comme l’affirme CxarLes Martins, après l'avoir longtemps considérée pour virtuelle ? Et d’abord est-il bien rationnel d'admettre qu’un os se torde sur lui-même plutôt que de se mouvoir dans la cavité articulaire qui est le siège habituel de ses mouvements normaux ?

Pourtant, nous devons le reconnaître, l’huméruüs semble

tordu sur lui-même, et entre l’empreinte deltoïdienne et la saillie des muscles épicondyliens se trouve une gouttière ordinairement désignée sous le nom de gouttière de torsion. Maïs cette gouttière ne peut-elle s'expliquer par la présence des fortes saillies dues à de puissantes insertions musculaires? Pour nous, nous nous associons plei-

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