‹ Du Développement Des MembresChapitre 29 sur 39 · POS · texte numérisé non relu

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nement aux réflexions judicieuses que Campana (1) a consacrées à l'étude de cette question dans son excellent article sur le développement des membres.

« L’humérus, dit CampanA, est, comme tous les autres os du reste, loin de présenter, pendant pendant qu’il se forme ets’accroît, tous les détails de la configuration qui lui appartiendra chez l’adulte. On peut constater, au huitième mois, que la diaphyse de l’os du bras, de même que toutes les autres diaphyses, en général, est lisse etarrondie, sans trace de saillies, dépressions, arêtes, surfaces inclinées, qu’il possède à l’état d’adulte. L'apparition successive de ces modifications superficielles n’est aucunement due à une action mécanique quelconque, résultant, par exemple, du fonctionnement musculaire. Une des principales causes de ces modifications consiste, d’après Rampaup et Renauzr,dans la formation plus ou moins tardive de couches osseuses, qui se produisent et se répartissent d’une manière inégale à la superficie de l'os, de préférence sur les régions qui donnent attache aux tendons et aux ligaments. Il n’y a pas plus de fibres tordus dans l’humérus que dans le fémur. La seule cause réelle de la torsion apparente doit être rapportée à l’inégale répartition de la substance osseuse de nouvelle formation, à l’ossification, à l’accroissement, et à la soudure des extrémités, et non à une déformation résultant de la substance déjà existante. »

Depuis Vice d’Azvr, un très grand nombre d’anatomistes, ycompris CHARLES Martins, considèrent la rotule comme l’homotypique de l’olécräne. Mais, tandis que la rotule est un simple os sésamoïde développé dads l'épaisseur du tendon du triceps crural, et placé sur le prolongement de l’axe du tibia, homotypique du radius, l’olécrâne forme,

(1) CAMPANA : Dict. encyclopédique des Sciences médicales (article Membres).

au contraire, une partie essentielle du cubitus, son extrémité proximale, et représente, par conséquent, l'extrémité proximale du péroné. Seulement, tandis qu’au coude l’os le plus important est le cubitus, au genou, le pérone, l’homotypique du eubitus, est, au contraire, le moins développé. Mais il existe des Mammifères, tels que l’Ornithorhynque, muni d’une rotule prétibiale, chez lesquels l'extrémité proximale du péroné possède une forte apophyse péronéale, absolument comparable à l’olécrâne péronéale. La présence simultanée, au genou, d’une rotule et d’un olécrâne constitue contre l'assimilation de la rotule à l’oléocräne un argument suffisant. Il serait facile, d’ailleurs, d’en ajouter bien d’autres, tels, par exemple, que la présence d’une rotule dans le triceps brachial (Chauve-Souris).

Nous avons déjà eu l’occasion d'établir avec détail les homotypies des pièces du carpe et du tarse (page

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