C. — ÉLÉMENTS TIRÉS DE L’INSUFFISANCE VENTRICULAIRE
La défaillance du ventricule domine le pronostic de larythmie complète, aussi est-il important d’en dépister précocement les symptômes. Qu'elle soit primitive ou secondaire, c’est elle qui permet de juger en dernier ressort.
Tantôt on l’établira à la faveur des troubles fonctionnels qui forcent l’attention, dyspnée de décubitus, congestion viscérale, œdème.
Tantôt un examen minutieux permettra, au travers du trouble du rythme de saisir les manifestations d’insuffisance ventriculaire. Il en est deux sur lesquelles MM. LAUBRY et ROUTIER ont particulièrement insisté :
1° Le souffle d'insuffisance mitrale fonctionnelle. — Souffle doux, localisé, prolongé, holosystolique, sans tendance à la propagation, dont on a voulu faire un souffle auriculaire et dont les auteurs précédents, à bon droit, ont fait un souffle ventriculaire. On se gardera de le confondre avec les souffles organiques mitraux beaucoup plus rudes et de propagation plus facile. Cependant, si dans le cours de l’évolution ceux-ci s’atténuent, il en résulte un pronostic également fâcheux.
2° Le galop protodiastolique. — Ce deuxième signe est plus inconstant, plus délicat. C’est un dédoublement sourd du second bruit, perceptible dans les efforts, différent à la fois du claquement d’ouverture de la mitrale et du galop présystolique qui, on le sait, n’existe pas ou disparaît dans l’arythmie complète. Sa recherche oblige à des discussions minutieuses d’ordre séméiologique. Aussi pratiquement conseillons-nous, en modeste patricienne que nous sommes, de recourir au souffle systolique précité et, en concluant, nous rappoï:terons les paroles de notre maître, M. LAUBRY : « Que le pronostic de l’arythmie complète est à la pointe et son étiologie est souvent signée par la buse. »
3° L'apparition d’extrasystoles au cours de l’arythmie complète, est encore une manifestation de l'insuffisance ventriculaire. Mais la constatation de cette anomalie importante ne saurait être faite que par l’électrocardiogramme. Toutefois, avec un peu d’habitude et surtout une grande attention, il est possible de les déceler cliniquement. Nous avons vu plusieurs fois
Else db
M. WALSER, s'appliquant à les rechercher au cours d’une arythmie complète, suffisamment lente ‘il est vrai, parvenir à les identifier et faire vérifier ce diagnostic par l’électrocardiographie. Pour lui, nous savons que dans une arythmie complète ordinaire, il n'y a pas de contraction anticipée vraiment digne de ce nom. Lorsque ce phénomène sé produit, on est en droit de penser à une extrasystole. | À ces trois éléments principaux nous ajouterons
quelques données encore, résultant des