‹ Du diagnostic clinique de l'Arythmie complèteChapitre 39 sur 63 · À. — ÉLÉMENTS TIRÉS DE LA NATURE DU TROUBLE:AURI- CULAIRE · texte numérisé non relu

À. — ÉLÉMENTS TIRÉS DE LA NATURE DU TROUBLE:AURI- CULAIRE

. Malgré le peu d'importance, déjà signalée, du rôle de l'oreillette, il faut tenir compte que la fibrillation auriculaire porte néanmoins par elle-même et par le fait de l’arythmie ventriculaire qu’elle entraîne, une entrave à la circulation. Ceci se manifestera d’une façon d’autant plus sensible que l’arythmie sera plus rapide : ‘plus il y aura de petites pulsations inefficaces et moins:le ventricule sera. rempli ; moins l’aspiration veineuse aura à jouer, et plus le vide sera grand dans les artères. De plus, les faibles contractions n’arrivant pas à soulever les valves aortiques ou à vaincre la pression artérielle, plus l’arythmie sera rapide et plus le cœur aura tendance à travailler à vide et en vain.

= ÉLÉ TIRÉ £ ; B ÉLÉMENTS TIRÉS DE L’ÉTIOLOGIE

Chaque fois que le myocarde est atteint, ou chaque fois qu’on soupçonne, en dehors du myocarde, une affection en évolution comme le rétrécissement mitral, l’arythmie complète apparaît comme un symptôme de toute gravité. Il en est de même pour, celles qui sont dues aux aortites, surtout lorsque l’évolution est rapide, imprévue, brutale. Plus le malade est jeune, plus on soupconne derrière l’arythmie complète une lésion arté-

rielle, plus la gravité de l’affection doit être établie. En somme, là encore, elle ne tient pas au trouble du rythme, mais à la nature même de la cause en jeu.

Moins graves sont évidemment les arythmies complètes de la maladie de Basedow, malgré les réserves que l’étiologie différente de la fibrillation auriculaire nous a fait établir dans ces cas.

Enfin, ce qui montre bien que, dans l’arythmie com-. plète, ce sont les commémoratifs, la nature de l’affection en cause qui entrent en ligne de compte, c’est sa bénignité relative chez le vieillard. Il en est de la fibrillation auriculaire comme de toutes les manifestations pathologiques du cœur sénile; elle est passible d’une évolution lente et qui dure des années. L'adaptation facile du sujet âgé à ses lésions ou à ses déficiences cardiaques, permet des survies prolongées.

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