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dicrotisme du pouls firent admettre, outre l'insuffisance de la valvule mitrale, celle de la valvule aortique, sans souffle.
Le 2 mai de cette même année le malade rentra à la IIL° clinique médicale. Le facies était cyanosé, les veines du con énormément dilatées offraient une pulsation nettement positive. Œdème du scrotum et des membres inférieurs.
Choc de la pointe dans le 5e espace intercostal à 3 centim. en dehors de la ligae mamelonnaire, l'impulsion est large ; à ce niveau frémissement systolique net. La matité commençant là s'étend, le long du diaphragme, jusqu’à la ligne parasternale droite : à la base, suivant le bord inférieur de la 3e côte, elle s'étend de la ligne médiane jusqu’à la ligne parasternale gauche; dans les 4 et 5e espaces intercostaux, la matité n’atteint que le bord droit du ster— num. L’auscultation fait entendre à la pointe du cœur, un souffle systolique élevé, râpeux, un ton diastolique très sourd; à la tricuspide mêmes constatations ; à la pulmonaire les 2 tons sont purs ; le second est un peu accentué. Au foyer aortique souffle systolique, second ton pur et éclatant; ces résultats restent les mêmes que le malade soit examiné couché ou debout, jamais on ne perçoit de souffle diastolique. ?
Radiale souple, non sinueuse, bien remplie, tendue; pouls fréquent à 102. Pouls élevé et « vite », très dicrote.
Quand on entoure lavant-bras avec la main, on perçoit sur les trois artères, un pouls rappelant la sensation que l’on a quand on frappe des cordes métalliques. Ton élevé dans la brachiale et la cubitale, un seul ton à la crurale. Pouls net des petites artères et pouls capillaire.
Aux poumons, en dehors d’une bronchite diffuse, pas de phénomènes pathologiques à noter. Ascite considérable, Augmentation du foie et de la rate.
Urines 300 cc., densité 1.020, légèrement albumineuses, cylindres hyalins clairsemés.
Les symptômes morbides s’améliorèrent peu à peu, si bien que le malade quitta l'hôpital le 9 juin.
Pendant tout le temps qu’il fut donné de l’examiner, on ne rencontra jamais de souffle diastolique à l’auscultation du foyer aortique.
Le 28 juin, on le ramena dans un état très grave. L’auscultation du cœur était difficile à cause d'un œdème pulmonaire très marqué,
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En dépit des stimulants, le malade succomba à peine quelques heures après son entrée.
Le diagnostic définitif après l’autopsie fut : Insu/fisance valvulaire aortique et insuffisance valvulaire bicuspide par endocardite ancienne avec endocardite récente bicuspide et tricuspide. Hypertrophie excentrique de tout le cœur. Symphyse totale de tout le péricarde.
Congestion mécanique du poumon, du foie, des reins, de la rate et de l'intestin. Hydrothorax avec atélectasie du poumon. Ascite, anasarque.
OBSERVATION III (De A. Ritter von Weismayr, in Paviot)
Catherine K... 50 ans, servante, entrée le 15 juin 1595. Bonne santé antérieure, jamais de rhumatisme articulaire aigu. Depuis quelques années, elle se plaint de palpitations de cœur qui surviennent spontanément et après ‘un effort. Depuis le mois de février de cette année surviennent très souvent de violentes douleurs abdominales analogues à des coliques, ainsi que des diarrhées abondantes; vomissements de temps à autre. Depuis huit jours est apparu pour la première fois de l'œdème aux chevilles.
Etat actuel. — La malade, assez cachectique, présente un léger ædème des jambes et des paupières. Aux poumons la percussion est normale, mais à l’auscultation on constate un catarrhe généralisé.
La pointe bat dans le 6e espace intercostal, en dehors de la ligne mamelonnaire, le choc cst large, l'impulsion forte; la matité qui commence là, s'étend le long du diaphragme jusqu'au bord gauche du sternum : la base du cœur n’est pas élargie sur le bord inférieur de la 3e côte. A tous les orifices on entend les deux tons purs, le second au foyer aortique est clangoreux. 4
La radiale est quelque peu sinueuse et rigide: sa pulsation cest passablement élevée, nettement « vite » mais de faible tension. Pouls fréquent. Ton élevé sur la cubitale. Doppelton (double souffle par les augmentations de pression) dans la crurale ; pas de pouls capillaire.
Prolapsus utérin, sans dégénérescence cancéreuse. L'aspect caühectique de la malade ct l’existence de douleurs avaient fait penser à un carcinome de l'intestin qui ne fut jamais confirmé.